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Au
Nom d'Allah Le Tout-Miséricordieux Le Très-Miséricordieux

* * * * * Chapitre Cinquième: Sur les Imams qui ont quitté leurs rites
Abdulaziz Ibn Imran Ibn Miqlas
al-Khuza'i mort en 234 de l'Hégire. Ibn Yûnus
rapporte dans son Histoire de (Tarikh Misr) qu'il était l'un des chefs
de file du Malikisme. A l'arrivée de l'Imam al-Shafi`î en I'Egypte il
s'attacha à lui et s'initia à sa doctrine
L'Imam
Abu Thawr Ibrahim Ibn Kaled al-Bagdadi mort en 240 de l'Hégire II
était affilié au rite Hanafite a l'arrive de Shafi'i à Bagdad il le suivit,
étudiant ses livres et répandant sa science. Il est mentionné par al-Asnawi dans
ses Tabaqât (biographies).
Muhammad Ibn
Abdullah Ibn Abdulhakim mort en 268 de l'Hégire : Il appartenait
au rite de l'Imam Mâlik. A l'arrivée de l'Imam Shafi`i en Egypte it adhéra son
rite. L'un de ses disciples rapporta ceci : "Des amis à mon père se sont
rassemblés et sont allés le voir pour lui faire des reproches ce sujet. Il les
traita aimablement, mais ne cessa de me recommander secrètement de suivre le
rite Shafi'ite." Il désirait d'ailleurs succéder l'Imam al-Shafi`î à son poste
d'enseignant à la mosquée. Mais à sa mort, Shafi'î n'accéda pas à son désir et
désigna al-Buwayti comme son successeur. Ibn Abdulhakim décida alors de revenir
au rite de l'Imam Malik."
Abou Jaffar Muhammad Ibn Ahmad Ibn
Nasr al-Timidhi, il était le chef de file des Shafi'î en
Irak. Al Asnawi rapporte ce qui suit dans ses
Tabaqat (biographies) : Au début il était Hanafite a l'occasion de son
pèlerinage il estima qu'il lui fallait passer dans le rite Shafi`te et il reçut
son initiation auprès d'al Rab`i et d'autres disciples de Shafi`i
».
Abu Jaffar al-Tahawi : Au début il était
Shafi'ite et il fut initié par son oncle al-Muzni. Puis il devint par la suite
Hanafite et composa son ouvrage intitulé al-Athar (Signification des
traditions)
Al Khatib al-Baghadi, le célèbre traditionaliste :
Au début il était Hanbalite puis il devint Shafi'î c'est ce que rapporte Ibn
Kathir dans son Târîkh (Histoire).
Ibn Burhan Abul Fath
mort en 520 de l'Hégire : C'est un des maîtres en fiqh et dans
les (Fondement de droit). Il était Hanbalite puis devint
Shafi'îte, c'est ce que rapporte al-Asnawi dans ses Tabaqât
(biographies).
Abul Mudhaffir Mansour Ibn Muhammad
al-Sam'ni mort en 489 de l'Hégire : Au début il était Malikite
puis il devint par la suite Shafi'i.
Ibn Faris,
l'auteur du Mujmal Fil Lughat ( Somme sur le
langage). Au début il était Shafi'îte comme
son père. Puis il devint adepte du rite de l'Imam Malik que Dieu soit satisfait
de lui.
Sayf al-Din al-Amidi le célèbre (usûli),
mort en 631 de l'Hégire. Al Asnawi rapporte qu'il était au
début un adepte du rite Hanbalite et que par la suite il devint
Sha'fi'ite
Najn al-Din Ahmad Ibn Muhammad Ibn Kalaf
al-Maqdissi, surnommé le Hanbalite, mort en 638 de
l'Hégire. Al-Asnawi rapporte dans ses Tabaqât
(biographies) qu'au début il était Hanbalite. Puis fut initié par le cheikh
Muwaffiq al-Din et il suivit ses cours à l'école d'Abou Amir, ensuite devint
Shafi'ite et connut une grande notoriété en composant des ouvrages très
brillants.
Ibn al-Dahan al-Nahwi (le grammairien)
mort en 612 de l'Hégire : Au début il était Hanbalite puis il
devint Hanafite parce que le Calife voulait pour son fils un précepteur Hanafite
pour lui enseigner la grammaire. Il devint par la suite Shafi'ite lorsque la
chaire de grammaire devint vacante à la Nidhamiyya parce que le recteur
de celle-ci exigeait que le candidat pour ce poste soit un Shafi'îte. D'ailleurs
on a composé des vers célèbres à son sujet.
Cheikh Taqiy
al-Din Daqiq al-'id, mort en 702 de l'Hégire. Au début il était
Malikite comme son père. Par la suite il devint un adepte du rite Shafi`ite -que
Dieu soit satisfait de lui -.
Qadhi al-Qudhat Jamal al-Din
Youssouf Ibn Ibrahim Ibn Hamla al-Dimashqi, le Shafi'îte au début il était
Hanbalite puis il devint adepte du rite Shafi'îte, il est mort en 738 de
l'Hégire.
Abu Hayyan al-Andaloussi mort en 740 de
Hégire.
Au début il était affilié au rite des
Dhahirites puis il devint par la suite adepte du rite Shafi'ite que Dieu soit
satisfait de lui.
Une fois admis ce que nous avons souligné, on reconnaît la préférence pour la thèse qui prône que tout mujtahid est
fondé et qu'il est dans le vrai d'une part et qui soutient que le
jugement de Dieu a propos de chaque question dépend de l'appréciation
du mujtahid d'une autre part. C'est d'ailleurs l'une des deux
thèses communes des chefs de file des quatre rites juridiques. C'est
aussi la thèse que préfère le Quadhi Abou Bakr qui dit dans son livre Taqrîb:
La
thèse qui soutient que tout mujtahid est
fondé et qu'il est dans le vrai se dégage clairement des propos de
l'Imam al-Shafi`i et résume parfaitement sa doctrine et celles de ses
pairs parmi les savants. C'est également ce que soutiennent
irakiens et des
Hanafites comme Abu Youssouf Mohammed Tim al-Hassan et Abu Yazid
al-Dabussi.
Maintenant si tu
objectes que la parole du Prophète
-
qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix - :
« lorsque le juge accomplit l'effort intellectuel pour
résoudre les questions et qu'il vise juste, il aura deux rétributions,
et lorsqu'il accomplit l'effort intellectuel et qu'il se trompe et
faillit, il n'aura qu'une seule rétribution »
montre que parmi les mujtahidun il
y
a ceux qui sont dans le vrai et ceux qui se trompent, que le jugement
diffère selon les cas et que si tous les deux étaient dans le vrai la
distinction n'aurait aucun sens, je répondrai par ceci : j'interprète
sa Parole « et qu'il se trompe » en tant que non perception de la part
du mujtahid de ce qui est meilleur et prioritaire, comme dans le cas des Compagnons qui ont encouru le reproche pour avoir choisi la rançon (al fida) car ce n'est pas la meilleure solution bien que leur jugement soit valide et fondé.
Du reste les fuqahas stipulent au sujet de celui qui a accompli une prière de quatre raka dans
une direction donnée en fonction de son appréciation et de son effort
personnel, qu'il n'a pas a refaire cette prière bien qu'il ait effectué
indiscutablement cette prière en dehors de la Qibla. Il en est de même que l'ijtihad de
Omar a différé a propos de la
question du grand-père en rendant des sentences différentes.
Il disait
:
" Ceci constitue ce que nous avons jugé ".
De son cote al-Bayhaqi
rapporte dans son Madkhal, d'après al- Sha'bi que quand
l'Envoyé de Dieu -
qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix - rendait un
jugement puis que le Coran apportait un jugement différent, Il
accueillait le jugement du Coran sans réfuter le premier jugement.
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