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Au
Nom d'Allah Le Tout-Miséricordieux Le Très-Miséricordieux

* * * * * Chapitre troisième
Une fois admis ce que nous avons souligné, on reconnaît la préférence pour la thèse qui prône que tout mujtahid est
fondé et qu'il est dans le vrai d'une part et qui soutient que le
jugement de Dieu a propos de chaque question dépend de l'appréciation
du mujtahid d'une autre part. C'est d'ailleurs l'une des deux
thèses communes des chefs de file des quatre rites juridiques. C'est
aussi la thèse que préfère le Quadhi Abou Bakr qui dit dans son livre Taqrîb:
La
thèse qui soutient que tout mujtahid est
fondé et qu'il est dans le vrai se dégage clairement des propos de
l'Imam al-Shafi`i et résume parfaitement sa doctrine et celles de ses
pairs parmi les savants. C'est également ce que soutiennent
irakiens et des
Hanafites comme Abu Youssouf Mohammed Tim al-Hassan et Abu Yazid
al-Dabussi.
Maintenant si tu
objectes que la parole du Prophète
-
qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix - :
« lorsque le juge accomplit l'effort intellectuel pour
résoudre les questions et qu'il vise juste, il aura deux rétributions,
et lorsqu'il accomplit l'effort intellectuel et qu'il se trompe et
faillit, il n'aura qu'une seule rétribution »
montre que parmi les mujtahidun il
y
a ceux qui sont dans le vrai et ceux qui se trompent, que le jugement
diffère selon les cas et que si tous les deux étaient dans le vrai la
distinction n'aurait aucun sens, je répondrai par ceci : j'interprète
sa Parole « et qu'il se trompe » en tant que non perception de la part
du mujtahid de ce qui est meilleur et prioritaire, comme dans le cas des Compagnons qui ont encouru le reproche pour avoir choisi la rançon (al fida) car ce n'est pas la meilleure solution bien que leur jugement soit valide et fondé.
Du reste les fuqahas stipulent au sujet de celui qui a accompli une prière de quatre raka dans
une direction donnée en fonction de son appréciation et de son effort
personnel, qu'il n'a pas a refaire cette prière bien qu'il ait effectué
indiscutablement cette prière en dehors de la Qibla. Il en est de même que l'ijtihad de
Omar a différé a propos de la
question du grand-père en rendant des sentences différentes.
Il disait
:
" Ceci constitue ce que nous avons jugé ".
De son cote al-Bayhaqi
rapporte dans son Madkhal, d'après al- Sha'bi que quand
l'Envoyé de Dieu -
qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix - rendait un
jugement puis que le Coran apportait un jugement différent, Il
accueillait le jugement du Coran sans réfuter le premier jugement.
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