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 Au
Nom d'Allah Le Tout-Miséricordieux Le Très-Miséricordieux 
*
* * * * Châpitre III.
Argumentation sur l'autorisation du Tawassul.
- Premier
hadith d’après
Abou Saïd
El Khoudri
-
qu'Allah soit satisfait de lui - :
Nous
comprenons par cette analyse, que l’ensemble des versets
coraniques précédemment cités sont propres aux mécréants
polythéistes, aucun musulman n’est concerné car ils
n’accordent aucune divinité si ce n’est à Allah -
qu'Il soit exalté -.
Nous connaissons le hadith rapporté par El Boukhari
sous l’autorité de Ibn‘Omar concernant la description
des kharidjites (el
khawarij).
Ces derniers utilisaient des versets coraniques concernant
les polythéistes et les appliquaient sur les musulmans.
Il est regrettable aujourd’hui de voir des musulmans
utiliser la même démarche afin de rendre apostat la
grande majorité de la communauté musulmane. S’il y avait
un quelconque acte d’association dans le fait d’utiliser
un intermédiaire entre Allah -
qu'Il soit exalté - et
l’homme, le Prophète -
qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix - ainsi
que ses compagnons ne l’auraient jamais fait. Parmi
les invocations du Prophète -
qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix - il
y a :
« Ô
mon Seigneur ! Je Te demande par l’intermédiaire de
ceux qui Te sollicitent. »
Ceci
est une prise d’intermédiaire claire. Il enseignait
cette invocation à ses compagnons et leur ordonnait
d’invoquer Allah -
qu'Il soit exalté - de
cette façon. Abou Saïd El Khoudri
-
qu'Allah soit satisfait de lui - a
dit :
« Le
Messager d’Allah a
dit : « Quiconque sort de sa demeure en allant à la
prière et dit : « Ô mon Seigneur ! Je Te demande par
l’intermédiaire des solliciteurs auprès de Toi, et je
Te demande par l’intermédiaire de ce cheminement vers
Toi, je ne suis pas sortis dédaigneusement, ni par insolence,
ni par ostentation, je suis sortis par crainte de Ta
colère, et espérant Ta satisfaction. Je Te demande de
me préserver du feu et de me pardonner mes péchés, nul
ne pardonne les péchés si ce n’est Toi. » Allah -
qu'Il soit exalté - l’agréera et 70000 Anges prieront
pour lui. ». Rapporté
par Ibn Maja avec une chaîne de transmission authentique
d’après Abou Saïd El Khoudri. Rapporté par Jalal Eddin
Assouyouti dans « Jama’ el kebir »
Un
grand nombre d’imams ont rapporté cette invocation dans
leurs différents livres dans le chapitre des invocations
concernant la sortie pour la prière. Remarquez les propos
« Je
te demande par l’intermédiaire des solliciteurs auprès
de Toi »,
il y a sans ambiguïté une prise d’intermédiaire dans
cette invocation. Dans une autre version avec une chaîne
de transmission remontant à Bilal ibn Rabah
-
qu'Allah soit satisfait de lui - :
«
Par le nom d’Allah, je crois en Allah et je m’en remet
à Allah, il n’y a nulle force et nulle puissance si
ce n’est en Allah. Ô mon Seigneur ! Je Te demande par
l’intermédiaire des solliciteurs auprès de Toi, et je
Te demande par l’intermédiaire de ce cheminement vers
Toi, je ne suis pas sortis dédaigneusement, ni par insolence,
ni par ostentation, je suis sortis par crainte de Ta
colère, et espérant Ta satisfaction je Te demande de
me préserver du feu et de pardonner mes péchés, nul
ne pardonne les péchés si ce n’est Toi. ». Rapporté
par ibn Sinna, par El Hafid Abou Na’im dans « ‘amal
el yawm wa alayla » d’après Abou Saïd et par El Bayhaqi
dans le livre « Les invocations » d’après Abou Saïd
Le
passage capital dans ce hadith est : « Par
l’intermédiaire des solliciteurs.. ».
Les saints prédécesseurs ainsi que les générations suivantes
récitaient cette invocation lors de leurs sorties vers
la mosquée.
- Deuxième
hadith d’après Anas ibn Malik
- qu'Allah l'ai en Sa Miséricorde -
:
Le
hadith suivant illustre encore une fois la prise d’intermédiaire
par le Prophète -
qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix - entre lui est Allah -
qu'Il soit exalté - :
« Ô
Allah pardonne à ma mère Fatima bint Assad et élargit
pour elle sa demeure, par l’intermédiaire de Ton Prophète
-
qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix - et des prophètes m’ayant précédés. »
Rapporté
par El Tabarani dans « El kebir el awsat », ibn Haban,
Abou Hatem et El Hakim le reconnurent authentique. Abou
Hatem fait partie de la catégorie de ceux dont El Dahabi
a dit : « Si l’un d’entre eux rapporte des propos alors
accrochez-vous y avec vos molaires. »
Anas
ibn Malak a dit :
« Quand Fatima bint Assad
-
qu'Allah soit satisfait d'elle -(qui fut
la mère adoptive du Prophète
-
qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix - et la mère de ‘Ali
ibn Abi Taleb
-
qu'Allah soit satisfait de lui -) mourut, le Messager d’Allah -
qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix - s’assit
auprès d’elle et dit :
« qu’Allah te fasse miséricorde Ô ma mère après ma mère ».
Il rappela ses qualités puis
l’enveloppa de son manteau et il ordonna de creuser
sa tombe. Lorsqu’ils atteignirent le lieu de sa sépulture
le Messager d’Allah -
qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix - creusa de ses propres
mains la tombe, quand il termina il y pénétra et dit :
« Allah Celui qui fait vivre et mourir, le vivant qui
ne meurt jamais, pardonne à ma mère Fatima bint
Assad et élargi sa demeure par l’intermédiaire de Ton
Prophète -
qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix - et des prophètes avant moi tu es certes
le Miséricordieux des miséricordieux. » Rapporté
par ibn Abi Chayba selon Jaber, par ibn ‘Abd El
Bar selon ibn ‘Abass, par Abou Na’im dans « El hilya »
d’après Anas, propos extrait de « El jami’ el kebir »
de El Hafad Assouyouti
- Troisième
hadith d’après ‘Uthman ibn Hunayf
-
qu'Allah soit satisfait de lui - :
Dans
le hadith authentique suivant nous discernons une entremise
formelle entre Allah -
qu'Il soit exalté - et Sa créature, D’après ‘Uthman
ibn Hunayf
-
qu'Allah soit satisfait de lui - :
« Un homme aveugle vint auprès du Prophète -
qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix -
, et lui dit : « invoque Allah pour moi afin qu’Il me
guérisse. » Il dit : « si tu le désires j’invoquerai
Allah pour toi. Sinon si tu le désires patiente et cela
est meilleur pour toi. » Il dit : « invoque Allah pour
moi. » Il lui ordonna de se purifier et de s’appliquer
lors des ses ablutions, et d’invoquer Allah par
cette prière : « Ô mon Seigneur ! Je Te demande et je
me dirige vers Toi par Ton Prophète Mohammed , le Prophète
de la miséricorde. Ô Mohammed ! Je me dirige par
ton intermédiaire vers ton Seigneur pour mon besoin
afin qu’il soit comblé. Ô mon Seigneur ! Agréer son
intercession pour moi. » Il repartit en retrouvant la
vue. » Rapporté
par El Tirmidi dans « El da’awat » hadith bon (hassan)
et authentique (sahih), El Nasa-i dans « ‘Amal elyawm
wa allayla », El Tabarani, El Bayhaqi dans « Dala-il
annabouwa », El Boukhari, Ibn Maja dans le chapitre
« La prière du besoin », El Hakim dans « El moustadrak »
chapitre de la prière « L’invocation pour le retour
de la vue » avec une chaîne de transmission authentique,
ibn Khazima dans son sahih. Jalal Assouyouti le cita
dans « El jami’ el kabir wa el saghir » avec une chaîne
de transmission authentique tome 2 page 201. L’imam
el Moundhiri le rapporta dans « El tar’ib wa el tarhib »
chapitre «Incitation à la prière du besoin et ces invocations »
tome 1 page 201, l’imam Annawawi dans « El adkar » (les
invocations) chapitre « La prière du besoin », l’imam
El Haythami dans « Majmou’ el zawa-id fi salat el haja »
tome 2 page 329, El Hafad El Damyati dans « El moutajar
el raabah » chapitre les prières surérogatoires.
Dans
ce hadith nous distinguons une prise d’intermédiaire
en la personne du Prophète -
qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix - ainsi qu’un appel lancé
vers Lui -
qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix -. Alors comment peut on dénigrer ses deux pratiques,
et qualifier de mécréant celui s’y adonnant. Il est
inconcevable de dire que cette invocation est valable
seulement lors de la vie du Prophète -
qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix -, car les compagnons
invoquaient Allah -
qu'Il soit exalté - par cette invocation après sa mort
.
Un
homme tentait en vain d’être reçu par le calife ‘Uthman
ibn ‘Affan
-
qu'Allah soit satisfait de lui -. Il se plaignit de cela à ‘Uthman ibn Hunayf
-
qu'Allah soit satisfait de lui -,
qui lui dit d’accomplir les ablutions puis de prier
deux unités de prière et d’invoquer Allah -
qu'Il soit exalté - par
cette invocation :
« Ô mon Seigneur ! Je Te demande
et je me dirige vers Toi par Ton Prophète Mohammed -
qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix -,
le Prophète de la miséricorde. Ô Mohammed ! Je me dirige
par ton intermédiaire vers ton Seigneur pour mon besoin
afin qu’il soit comblé. Ô mon Seigneur agréer son intercession
pour moi. »
Et d’annoncer ensuite sa demande. L’homme
s’exécuta puis se dirigea vers ‘Uthman ibn ‘Affan
-
qu'Allah soit satisfait de lui -. Le
portier le prit par la main et le guida jusqu’au calife,
qui lui dit « Quelle est ta demande ? », il lui cita
la raison de sa venue, à laquelle il répondit favorablement,
puis il lui dit : « Si tu as d’autre besoin dis le moi».
Puis il sortit et rencontra ‘Uthman ibn Hunayf
-
qu'Allah soit satisfait de lui - et lui
dit : « Qu’Allah te récompense il ne souhaitait pas
me recevoir jusqu’à ce que tu lui parle. » Il répondit :
« Par Allah je ne lui ai pas parlé mais j’ai vu un aveugle
se plaindre au Prophète -
qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix - de sa cécité, le messager
d’Allah lui ordonna d’effectuer ce que tu as fais. »
Rapporté
par El Tabarani et El Bayhaqi
- Quatrième
hadith d’après Bilal ibn El Harith
-
qu'Allah soit satisfait de lui - :
Durant
le califat de Omar, Médine fut frappée d’une sécheresse,
Bilal ibn El Harith
-
qu'Allah soit satisfait de lui - se rendit sur la tombe du Prophète
Mohammed et dit :
« Ô Envoyé d’Allah ! Intercède
pour ta communauté pour de la pluie ils sont exténués.
Le Prophète -
qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix - lui vint en rêve et lui annonça
la tombée de la pluie. » Rapporté
par El Bayhaqi par une chaîne de transmission authentique
(d’après Abou Nasr ibn Qatada et Abou Bakr El Farissi
ceci ont dit : « Ibrahim ibn ‘Ali El Dahli nous a dit,
Yahya ibn Yahya nous a dit, Abou Mou’awiya a dit
d’après El A’mach d’après Abou Saalah d’après Malak)
et ibn Abi Chayba (Abou Mou’awiya a dit d’après El A’mach
d’après Abou Saalah El Samaan d’après Malik Addaar (qui
était le gardien des biens lors du califat de Omar)).
Ibn Hajar El ‘Asqalani a dit dans Sahih El Boukhari
dans le chapitre de « El istisqa » Fath el Barri tome
2 page 415 « Il s’agit d’une chaîne de transmission
authentique ». Rapporté également par ibn Kathir dans
« El bidaya » tome 1 page 91 chapitre « Les événements
de l’année 18 ». Afin de dénigrer l’authenticité de
ce hadith, certains rapportèrent le fait que Malik Addaar
est inconnu tel que El Moundhiri et El Haythami. Mais
d’autre ont rapporté le contraire, ceci sont ‘Omar ibn
El Khatab, Ibn Sa’d, ‘Ali ibn El Madini, ibn Haban,
El Hafad ibn Hajar El ‘Asqalani, et El Hafad Ibn Kathir,
lorqu’il disent qu’il s’agit d’une chaîne de transmission
authentique. Doit-on alors rapporté l’avis de ceux qui
le connaissent ou de ceux qui l’ignorent ? Ibn Sa’d
a dit dans « El Tabaquatte » tome 5 page 12 : « Malik
Addaar etait le servant de Omar ibn El Khatab, il rapporta
les paroles de Abou Bakr, et de Omar », puis il ajouta : « Il
était connu ». El Hafad ibn Hajar rapporte dans « El
isaaba », dans la biographie n° 8356 : « Il est compté
parmi les compagnons et ceci est suffisant à sa notoriété. »
Puis il relata le fait que quatre personnes rapportèrent
de lui : Abou Saalah El Samanou, ainsi que son fils
‘Awn, AbdAllah ibn Malik, et Abd Arrahman ibn Sa’id
Yarbou’ El Makhzoumi. » Puis il dit : « ‘Ali El Madini
a dit : « Malik Addaar était le trésorier de Omar ibn
El Khatab. De ce fait nous apprécions toute la confiance
que Omar lui accorda en lui déléguant la responsabilité
de la trésorerie de l’état. Il y a en cela la plus haute
notoriété qui puisse être accordée. » El Hafad El Khalili,
a rapporté dans son livre « El ircha », le consensus
fait sur la notoriété de Malik Addaar, en disant : « Nous
sommes d’accord sur lui, la génération suivant les compagnons
(At-tabi’oun) reconnurent sa notoriété et l’ont complimenté. »
La vision du Prophète
-
qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix - dans
ce hadith n’est pas concernée par notre raisonnement,
car la jurisprudence ne se base pas sur une vision même
si celle-ci est authentique car elle peut-être sujet
à interprétation. Mais notre raisonnement concerne l'acte
de Bilal ibn El Harith
-
qu'Allah soit satisfait de lui - qui fut un des compagnons du
Messager d’Allah -
qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix - : Il vint près de sa tombe, et lui
demanda d’invoquer Allah -
qu'Il soit exalté - pour sa communauté afin
qu’Il déverse sur eux de la pluie. Ceci est une preuve
de la légalité de la demande d’intermédiaire, d’aide,
ou d’intercession du Prophète -
qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix - après sa mort.
- Cinquième
hadith d’après Omar ibn El Khattab
-
qu'Allah soit satisfait de lui - :
Certains
exégètes du Coran, rapportent que Adam -
qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix - après avoir commis
le péché en mangeant de l’arbre interdit. Se repentit
auprès d'Allah -
qu'Il soit exalté - en prenant le Prophète Mohammed -
qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix -
en entremise entre lui et Allah -
qu'Il soit exalté -, ceci sont les
paroles d'Allah -
qu'Il soit exalté - :
 « Puis Adam reçut de son Seigneur
des paroles, et Allah agréa son repentir » Sourate 2 : La vache (Al-Baqarah) verset
37.
Omar
ibn El Khattab
-
qu'Allah soit satisfait de lui - a dit
:
Le Messager d’Allah -
qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix - a dit :
«Quand Adam commit l’erreur il dit : «Ô mon Seigneur !
Je Te demande par l’honneur de Mohammed afin que Tu
me pardonne », Allah dit : «Ô Adam ! Comment connaît
tu Mohammed alors que Je ne l’ai pas créé ? », il dit :
«Ô mon Dieu ! Quand j’ai levé les yeux après que tu
m’aies créé j’ai pu voir écrit sur Ton trône « Il n’y
a nul divinité si ce n’est Allah et Mohammed est Son
Messager ». J’ai compris que Tu ne peux joindre à Ton
nom seulement la créature qui t’est la plus chère. »
Allah dit : « Tu as certes dis vrai, il est le plus
aimé de ma création, et si tu me demandes pardon par
son intermédiaire Je te pardonne, et si ce n’était pas
Mohammed Je ne t’aurai pas créé. » Rapporté
par El Bayhaqi avec une chaîne de transmission authentique
dans « Dala-i-l al noubouya », au sujet duquel El Hafad
El Dahabi a dit de s’y attacher car il est une lumière
et une guidée, El Hakim le rapporta également. Reconnu
authentique par El Tabarani et il ajouta : « Il
est le dernier prophète de ta descendance »
Après
qu’El Mansour le second calife des bennou ‘Abass, ai
effectué son pèlerinage, il se rendit à Médine dans
l’enceinte de la mosquée sacrée. Il se présenta devant
la tombe du Prophète -
qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix -, il s’adressa alors à l’imam Malik
ibn Anass
-
qu'Allah l'est en Sa Miséricorde -
qui se trouvait dans les lieux et lui dit :
« Ô Abou AbdAllah ! Dois-je me tourner vers la quibla
et invoquer Allah, ou dois-je rester face au Prophète -
qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix -
? », Malik lui répondit : « Ne détourne pas de lui
ton visage, car il est ton intermédiaire et celui de
ton père Adam vers Allah ! Reste face à lui et demande
lui son intercession en ta faveur auprès d'Allah
-
qu'Il soit exalté - . Allah -
qu'Il soit exalté -
a dit :
« Si, lorsqu’ils ont fait du tort à leurs
propres personnes ils venaient à toi en implorant le
pardon d’Allah, et si le messager demandait le pardon
pour eux, Ils trouveraient certes Allah très accueillant
au repentir, Miséricordieux. » Sourate 4 : Les femmes (An-Nisa')
verset 64. Rapporté
par El Qadi ‘iyad dans « Ach-chifa » tome 2 page 27
avec une chaîne de transmission authentique, par l’imam
Assoubki dans « Echiffa el siqam fi zirayati khayri
el anam », El Sayid El Samhouly dans «Khoulassatou el
wafa », par le très savant El Qastalani dans « Mouwahibou
aladouniya », ainsi que ibn Hajar dans « Touhfatou azawar,
et jawhar el mounadam »
Ibn Hajar a dit
au sujet des propos de l’imam Malik
-
qu'Allah l'est en Sa Miséricorde - :
« Cette citation
de l’imam Malik nous est parvenue par une chaîne de
transmission authentique. »
Le très grand savant El
Zarkani dit dans « Charh el mouwahib » :
« Ibn Fahd
le rapporta par une chaîne de transmission authentique,
ainsi que El Qadi ‘iyad dans « Ach-chifa » dont chaque
rapporteur est fiable et de confiance, il n’y a dans
cette chaîne aucun menteur ».
Il voulut par ces propos
dénoncer ceux qui réfutent cette citation qui ne l’accordent
pas à l’imam Malik
-
qu'Allah l'est en Sa Miséricorde -, prétendant qu’il détestait le fait
de faire face à la tombe du Prophète -
qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix -, ces propos sont
à rejeter catégoriquement.
- Les paroles de l’imam Annawawi
-
qu'Allah lui fasse Miséricorde - :
L’imam
Annawawi
-
qu'Allah lui fasse Miséricorde - rapporte :
« Sache que tout croyant ayant accompli
les rites du pèlerinage, doit visiter le Messager d’Allah -
qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix -
, que Médine soit sur sa route ou non. La visite de
la tombe du Prophète -
qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix - est le meilleur des rapprochements
auprès d’Allah -
qu'Il soit exalté -. Sur sa route le menant à la ville sainte
il doit prier avec insistance sur le Prophète -
qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix -. Une
fois que sa vue atteint les premiers arbres de Médine
et ce qui permet sa distinction, il doit alors accroître
ses prières sur le Messager d’Allah -
qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix -, et ceci afin qu’il
en retire une joie dans les deux mondes. Il dit alors :
« Ô mon Seigneur ! Ouvre moi les portes de Ta miséricorde,
et gratifie moi par la visite de la tombe de Ton Prophète -
qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix -
ce dont Tu as gratifié Tes alliés et les gens
de Ton obéissance. Pardonne moi et fais moi miséricorde,
Ô Meilleur des interrogés ».
Quand il entre à l’intérieur
de la mosquée, il est recommandé de dire ce qu’il dit
lors de son entrée dans toute autre mosquée. Après avoir
prié les salutations de la mosquée, il se dirige vers
la sainte tombe, tournant le dos à la qibla à environ
quatre coudées du murs de la tombe. Puis il salue le
Messager d’Allah -
qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix - sans hausser le ton de sa voix :
« Que la paix soit sur toi Ô Messager d’Allah ! Que
la paix soit sur toi Ô Maître des messagers et dernier
des Prophètes ! Que la paix soit sur toi, sur ta famille,
tes compagnons, les gens de ta famille, sur les prophètes
et sur l’ensemble des pieux serviteurs. Je témoigne
que tu as transmis le message, que tu as livré le dépôt,
que tu as conseillé la communauté. Qu’Allah -
qu'Il soit exalté - te
récompense de la meilleure des façons, comme nul autre
ne le fut pour sa communauté. »
Si quelqu’un lui a demandé
de saluer le Prophète -
qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix - en son nom, il dit :
« Que
la paix soit sur toi Ô Messager d’Allah ! De la part
d’un tel fils d’un tel », puis il se décale de l’équivalent
d’une coudée sur sa droite, et il salue Abou Bakr
-
qu'Allah soit satisfait de lui -, puis
il se décale de nouveau d’une coudée puis il salue Omar
-
qu'Allah soit satisfait de lui -. Puis il revient à sa première
station, face au Messager d’Allah -
qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix - et invoque Allah -
qu'Il soit exalté -
par son entremise pour sa propre personne, lui
demandant son intercession auprès de son Seigneur le
Très haut. Il invoque Allah -
qu'Il soit exalté - en faveur des ses parents,
ses amis, ses frères, et tous ceux qui ont été pour
lui source de bien parmi les musulmans. Il doit alors
persévérer dans la multiplication des invocations. Il
profite de cet instant en cet endroit béni, il loue
Allah -
qu'Il soit exalté -, en disant « SoubhanAllah », « El hamdoulililah »,
« Allahou akbar », et « La ilaha illa Allah ». Puis
il multiplie les prières sur le Prophète -
qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix -.
Enfin il
se dirige vers el rawda (le jardin) se situant entre
la tombe et le minbar (la chaire) et il y multiplie
les invocations. » Tiré
du livre de « El adkar » de l’imam Annawawi , le livre
des invocations du pèlerinage chapitre la visite de
la tombe du Messager d’Allah, page 204/205 (édition
dar el fikr-Beyrouth) Dans ce passage l’imam Annawawi
-
qu'Allah lui fasse Miséricorde - qui est une des sommités de l’islam,
démontre clairement que la visite de la tombe du Prophète -
qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix -
est extrêmement recommandée, et demander l’intercession
du Messager d’Allah -
qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix - fait partie des pratiques
à accomplir lors de cette visite.
- Sixième hadith d’après Omar ibn El Khattab
-
qu'Allah soit satisfait de lui - :
Omar
ibn El Khattab
-
qu'Allah soit satisfait de lui - demanda lors de son califat à El ‘Abbass
l’oncle du Prophète -
qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix -, de prier pour sa communauté pour
qu’Allah -
qu'Il soit exalté - déverse sur eux de la pluie, et la pluie
tomba Rapporté
par El Boukhari d’après Anas ibn Malik. Le très savant El Qastalani a dit dans son livre
« El mawahibou » :
« Omar ibn El Khattab demanda à El
‘Abbass de prier pour eux pour de la pluie (el istisqa),
il dit : « Ô vous les gens ! Le Messager d’Allah -
qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix - voyait
en son oncle El ‘Abbass ce que le fils voit en son père,
prenez le en exemple dans la considération qu’il avait
pour son oncle, et prenez le en intermédiaire entre
vous et Allah. »
Dans ces propos nous distinguons une
prise d’intermédiaire claire.
Par
cela, ceux qui proclament l’interdiction d’intermédiaire
dans les invocations parmi les vivants ou les morts,
ou ceux qui l’autorisent seulement par la personne du
Messager d’Allah -
qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix - , voient leurs argumentations caduques
face au propos de Omar ibn El Khattab
-
qu'Allah soit satisfait de lui -. Car ses paroles
et actes font force de loi et ceci conformément aux
paroles du Prophète -
qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix - :
« Allah a déposé la vérité sur
la langue et le cœur de Omar. » Rapporté
par Ahmed selon ibn Omar
Dans
un autre hadith le Prophète -
qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix - a dit :
« Omar est
avec moi et je suis avec Omar, et le vrai après moi
sera avec Omar où qu’il soit. » Rapporté
par El Tabarani dans « El kebir », ainsi que par
ibn ‘Adi dans « El kamil » d’après Fadl ibn ‘Abass
Ceci concerne également
‘Ali, le Messager d’Allah -
qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix - a dit à son sujet :
« Le vrai est avec ‘Ali ou qu’il soit. ». Hadith
authentique
Ces deux hadiths
font partie des nombreuses preuves rapportées par les
gens du groupe et de la Sunna (ahlou assouna wa el jama’a),
afin de confirmer la légalité du califat des quatre
califes bien guidés. Car ‘Ali ne contesta aucun des
trois califes qui le précédèrent. Lorsqu’il fut calife
à son tour et que d’autres le contestèrent il les combattit.
Parmi les preuves démontrant que la prise d’intermédiaire
d’El ‘Abbass par Omar fait preuve de loi le hadith suivant :
« S’il y avait après moi un Prophète celui ci serait
Omar. » Rapporté
par Ahmed d’après ‘Otba ibn ‘Amar
le
Prophète -
qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix - a dit :
« Suivez les deux suivant après
moi Abou Bakr et Omar. Ils sont la anse d’Allah, ceux
qui s’y attachent se sont certes rattachés à la anse
qui ne peut se briser. » Rapporté
par El Tabarani dans « El kebir » d’après Abou
Darda
Omar
-
qu'Allah soit satisfait de lui - pris en intermédiaire
El ‘Abbass afin de prier pour eux en faveur de la pluie,
et non pas le Prophète -
qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix - afin de démontrer que ce
genre de prière peut être demandée à un autre qu’au
Messager d’Allah -
qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix -. Car elle lui était toujours demandée
de son temps, de ce fait les gens auraient pu penser
que ceci ne peut être demandée qu’à la personne du Messager -
qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix -
. Il est bien évidemment pas autorisé de dire qu’il
le fit par l’intermédiaire de El ‘Abbass car celui-ci
était vivant, et que ce genre de prière doit être seulement
demandée aux vivants et non aux morts. Ces propos sont
nuls et à rejeter et ceci pour différentes raisons :
parmi elles le hadith préalablement cité de ‘Uthman
ibn Hunayf
-
qu'Allah soit satisfait de lui -, ainsi que celui concernant Bilal ibn El
Harith
-
qu'Allah soit satisfait de lui -, ainsi que celui concernant Adam d’après Omar
ibn El Khattab
-
qu'Allah soit satisfait de lui -. Comme nous avons pu le constater à travers
ces hadiths, l’entremise du Prophète -
qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix - fut utilisée
avant son existence, lors de sa vie, et après sa mort,
alors peut-on toujours réfuter cette évidence, tout
en sachant que le Prophète -
qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix - est vivant dans sa
tombe.
Nous
pouvons en conclure que sa prise en intermédiaire est
autorisée avant sa création lors de sa vie et après
sa mort. Et qu’il est aussi permis de le faire avec
des pieux serviteurs tel que le fit Omar
-
qu'Allah soit satisfait de lui - avec El ‘Abbass
-
qu'Allah soit satisfait de lui -
l’oncle du Messager d’Allah
-
qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix - . Il sollicita El ‘Abbass
-
qu'Allah soit satisfait de lui -
et non un autre compagnon afin de démontrer le noble
caractère des gens de la famille du Prophète -
qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix -. Et aussi
afin de prouver qu’il est autorisé de faire ce genre
de demande, à une personne alors que meilleur que lui
est présent, car ‘Ali
-
qu'Allah soit satisfait de lui - qui était présent sans nul doute
est meilleur que El ‘Abbass
-
qu'Allah soit satisfait de lui -.
Il
fut rapporté :
« Une autre raison poussa Omar à demander
l’intermédiaire de El ‘Abbass. Omar
-
qu'Allah soit satisfait de lui - prit en considération
la faiblesse de foi de certains croyants. Si par l’entremise
du Messager d’Allah
-
qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix - la pluie aurait tardé à tomber,
(car ceci est lié à la volonté d’Allah -
qu'Il soit exalté -) le doute et
le désespoir auraient envahit le cœur de certains croyants
. Mais par l’intermédiaire de El ‘Abbass ce ne fut pas
le cas car il n’est qu’un homme parmi les musulmans. »
Selon
l’école des gens de la sunna et du groupe, l’intermédiaire
du Prophète -
qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix - est une réalité légiférée par
l’islam, et ceci avant sa création, lors de sa vie,
et après sa mort. Il est de même avec tout autre prophète
et envoyé ainsi qu’avec les saints serviteurs. Comme
le démontrent les hadiths précédemment cités.
Les gens de la sunna ne reconnaissent aucun pouvoir
de création, de bienfaisance ou de nuisance si se n’est
à Allah -
qu'Il soit exalté - sans associé. Nous n’accordons aucun de
ces pouvoirs au Prophète -
qu'Allâh lui accorde la grâce et la paix -, ainsi qu’aux autres prophètes,
ou saints, qu’ils soient morts ou vivants.
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