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 Au
Nom d'Allah Le Tout-Miséricordieux Le Très-Miséricordieux
Al-Qâdî
‘Iyad

Sur
la reconnaissance des droits
de l’élu
Muhamad 

Que
la grâce et la paix soient sur notre maître Mohammed,
sur
sa famille et ses Compagnons !

Index
de Ach-Chifa
> Introduction
Introduction
«
Il ne se passe pas une nuit sans que je fasse des invocations
en faveur de celui qui écrit sur nous et sur lequel
nous avons écrit »
lshâq Ibn Rahawya.
Nous
n’exagérons pas si nous affirmons qu’al-qâdi ‘Iyad
-
qu'Allah le prenne en miséricorde - est devenu presque
inaccessible aux chercheurs en raison de ce qu'Allah
-
Exalté soit-Il -
lui a accordé comme don de participation à l’ensemble
des sciences et des arts. En effet, si tu l’envisages
comme un lettré, sa contribution comme spécialiste du
Fïqh est des plus substantielles ! Et si tu considères
sa connaissance du hadîth, de l’histoire, de la langue,
etc., il en sera de même. Où est donc le chercheur sérieux
et érudit qui peut être équitable envers notre homme
et peut l’accompagner partout où il se promène dans
l’univers de ses connaissances ?
Ceci
est une faveur qu'Allah -
Exalté soit-Il - accorde à qui Il veut. On a
dit sur lui :
"
Sans ‘Iyad, le Maghrib ne serait pas mentionné ".
Si cet adage veut signifier quelque chose, il montre
surtout l’emprise de cet homme et sa grande renommée
devant bien d’autres érudits, en raison de la propagation
de son oeuvre utile dans les diverses contrées. Cela
concerne en premier lieu son livre al-Shifâ’, qui est
vraiment une sorte de bréviaire pour les spécialistes
comme pour l’homme du commun partout où il se trouve.
Mohammed
Ibn Tawit al-Tanjî
-
qu'Allah le prenne en miséricorde -
a dit sur lui :
"
Les orientaux et les maghrébins ne cessent
de le louer
et de rendre hommage à son oeuvre éternelle”.
Il a dit aussi:
"
Al-qâdî ‘Iyad mérite partout en Orient
comme en Occident sa renommée et mérite qu’on répande
ses gloires. De même, les cénacles du savoir dans tous
les territoires de l'islam se doivent de lui rendre
hommage et estime. "
Or
voici des territoires où dominent d’autres religions
qui l’honorent à leur tour, lui rendent hommage et se
mettent à étudier son oeuvre, d’où notre présentation
de son livre al-Shifâ’ dans une traduction en français
pour le rendre accessible aux lecteurs francophones.
Ceci permet alors d’amplifier l’expression du Sheikh
lbn Tawit "
tous les pays de l’islam " et de l’élargir
en y ajoutant : et ailleurs dans les territoires non
musulmans, afin que la connaissance de cet homme devienne
universelle.
Cela
dit, nous ne prétendons pas pouvoir proposer ici une
biographie complète de notre homme. D’autres, plus autorisés,
l’ont tentée sans parvenir à l’embrasser totalement.
C’est le cas de son propre fils Abû ‘Abdullâh Mohammed
qui a consacré à son père un livre intitulé "
At-Ta’rif
bi-l-qâdî ‘Iyad " (Biographie du Qâdî ‘Iyad) qui est
disponible dans les librairies.
De
même, Shihabu ad-Din Ahmad Ibn Mohammed al-Muqrî al-Tilimsânî,
le célèbre auteur de Nafh at-Tib lui a consacré une
vaste biographie intitulée :
"
Azharu ar-Riyad fi akhbâri
al-qâdî ‘Iyad " Un bouquet de fleurs des jardins sur
la vie de ‘Iyad.
A lui seul, le titre indique que cette
biographie n’était pas exhaustive dans la mesure où
un bouquet de fleurs ne constitue pas tout le jardin
qui en comporte bien d’autres.
Mais,
conformément à la pratique suivie par les grands savants
à son époque, al-qâdî ‘Iyad nous a laissé lui-même sa
biographie scientifique, esquissée brièvement dans son
Livre al-Ghunya, qui est une sorte de bilan de sa formation.
Dans cet ouvrage, il nous fait connaître ses maîtres
en matière de transmission du savoir et de formation,
en indiquant ce qu’il appris auprès de chacun d’eux.

Son
nom et son surnom
Portant
le nom ‘Iyad et le surnom Abû-I-Fadhl, son nom complet
est :
‘Iyad Ibn Mûssâ Ibn ‘Iyad Ibn ‘Amrû Ibn Mûssâ Ibn
‘Iyad Ibn Mohammed lbn Mohammed lbn ‘Abdullâh Ibn Mûssâ
lbn ‘Iyad al-Yahsabî.
En
remontant la chaîne de sa généalogie, on découvre qu’elle
aboutit à Yahsab lbn Mâlik lbn Zayd. Ce Yahsab est le
propre frère de Dhu Asbah al-Hârith Ibn Mâlik Ibn Zayd
auquel aboutit la généalogie de l’Imâm de Dar al-Hijra
(Médine) à savoir Mâlik Ibn Anas al-Asbahî.
Donc
il est lié à l’imâm Mâlik par deux filiations :
- -
La première, c’est al-Madhab (rite ou doctrine) al-Mâliki
(malikite). En effet. al-qâdî ‘Iyad est l’un de ses
plus éminents représentants qui l’ont servi au Maghrib
grâce à ses oeuvres précieuses, notamment son « Tartib
al-madarik wa taqrib al-masalik lima ‘rifati a’lami
madhabi Mâlik” (ouvrage édité et disponible) et ses
“at-Tanbihat al-Mustanbata ‘ala-l-kutûb mudawwana wa-l-mukhtalata”
(Manuscrit).
- -
La deuxième, sa filiation par le sang, à savoir son
appartenance à la tribu de Himyar qui est issue des
Arabes du Yémen.

Sa
naissance et sa formation
Al-qadî
‘Iyad est né à Sibta (Ceuta) au milieu du mois de Sha’bân
en l’an 476 de l’Hégire. Il y a vécu dans la chasteté
et la préservation, jouissant des plus nobles caractères,
loué pour ses actes et ses paroles, réputé pour sa noblesse,
son intelligence et son habilité.
Il
a étudié le savoir avec attachement et beaucoup d’application
en bénéficiant de l’estime des grands maîtres parmi
ceux qui possèdent le savoir et en les fréquentant assidûment,
jusqu’à ce qu’il excelle à son époque, surpasse l’ensemble
de ses pairs et atteigne dans les disciplines du savoir
la maîtrise qu’on lui connaît. Connaissant ainsi par
coeur le Livre d'Allah -
Exalté soit-Il -, il était
l’un de ses spécialistes. Il ne cessait de le réciter
en toute circonstance, joignant à cela une belle voix
dans sa psalmodie, une grande connaissance de son exégèse
en plus de l’étude de ses significations, de sa grammaire,
de ses paraboles, de ses règles et de toutes les sciences
qu’il a générées. Il faut dire que sa ville natale (Sibta)
était à cette époque une cité de la science grâce à
sa position géographique qui lui a permis d’attirer
beaucoup de savants et d’étudiants.

Ses
dons et son érudtion
Ses
biographies insistent beaucoup sur sa grande intelligence
et sur ses aptitudes intellectuelles. En effet, il n’a
quitté sa ville natale qu’après avoir assimilé les sciences
et les connaissances qu’elle offrait et dévoré les livres
qu’elle abritait, arrachant ainsi sa grande notoriété
grâce à son effort inlassable.
Il
a étudié dans sa cité le Coran, avec ses sept lectures
différentes.
Il
a aussi étudié la langue arabe et sa littérature, à
partir des ouvrages fondamentaux, comme al-Fasih de
Tha’lab, Al-Amali d’al-Qalî, al-kamil d’al Mubarrad,
Ababulkatib d’Ibn Qutayba, Kitab al-Jumal d’al-Zajjâjî,
al-Wadhih d’Abû Bakr al-Zubaydî, Al-Muqtadhab d’al-Mubarrad,
al-‘Idhah d’al-Farisî et Sharh al-Jumal d’Ibn Fidhal.
A
ce sujet, le savant érudit ‘Adullâh Knun
-
qu'Allah le prenne en miséricorde - note ceci :
« ses biographes
soulignent sa contribution dans les différentes branches
du savoir comme la grammaire, la linguistique, la littérature,
l’histoire, la généalogie, ce qui fait de lui un savant
encyclopédiste possédant une grande érudition dans l’ensemble
des connaissances humaines ».
De
même, son propre maître Abû Mohammed Ibn ‘Attab dit
sur lui :
«
Quand j’ai constaté les qualités qui ornaient al-faqîh
Abû-el-Fadhl
-
qu'Allah le prenne en miséricorde -, notamment sa droiture,
sa vertu, sa bonté, sa piété, son intelligence, son
savoir et l’étendue de ses connaissances dans les diverses
disciplines de la science, je l’ai autorisé à enseigner
tout ce que je lui avais transmis comme Traditions ».

Son
dogme
Celui
qui étudie le livre al-Shifâ constate aisément comment
al-qâdî ‘Iyad se réfère constamment dans son argumentation
aux idées et aux avis des théologiens illustres comme
Abû Bakr al-Bâqillânî, Ibn Fawrak et l’imâm Abu-l-Hassan
al-Ash’arî.
Il
découvre également ses débats profonds avec les Mu’tazilites,
les théologiens qui représentent les différentes écoles
et doctrines ainsi qu’avec les philosophes. Or tout
ceci montre d’une manière irréfutable qu’il était d’obédience
ash’arite sur le plan du dogme, comme la plupart des
maîtres malékites dans sa cité natale et dans le reste
de l’Occident musulman. Le chercheur comprend donc qu’al-qâdî
‘Iyad adhère au credo ash’arite en toute connaissance
de cause et sur la base d’une connaissance avertie des
autres doctrines dogmatiques et des opinions de leurs
auteurs.

Sa
doctrine juridique
Nous
avons déjà souligné qu’al-qâdî ‘Iyad est doublement
affilié à l’Imâm Mâlik par appartenance à son école
et par des liens de sang. En effet, il fut l’un des
maîtres de l’école malikite. Il a beaucoup étudié cette
doctrine juridique, et écrit sur ses principaux représentants.
Son livre intitulé « Tartib al-Madarik
» en est une illustration.
Il le remplit de notes et de connaissances utiles sur
le Malikisme, sur son fondateur, ses disciples directs
et tous leurs successeurs, génération après génération,
aussi bien en Orient qu’en Occident musulman.
De
même, son livre intitulé « Al-Tanbihat al-Mustanbata
» est considéré comme l’un des traités de base de cette
école, car il constitue une référence pour expliquer
la terminologie de la Mudawwana de Suhnun, résoudre
les difficultés qu’elle pose et authentifier les versions
qu’elle recense. Ceci est évident pour celui qui étudie
les différents commentaires du Malikisme car il ne manquera
pas de trouver dans ces ouvrages des formules qui se
répètent à longueur de pages comme celles-ci :
« ‘Iyad
dit ceci dans ses Tanbihat... »,
« On lit dans les Tanbihat…
».
Il
faut dire qu’al-qâdî ‘lyad était à son époque l’un des
plus grands savants de l’Occident musulman qui connaissait
parfaitement les subtilités de la doctrine malikite.
Il était le mieux placé et le plus habilité à pourfendre
ses contradicteurs avec des arguments irréfutables et
des preuves irrécusables. Ceci ne doit pas étonner,
car il est l’un de ses principaux maîtres et servait
de référence en matière de Fatwas (consultations juridiques),
du Droit et de la Jurisprudence.

Son
voyage d'étude et ses maîtres
S’agissant
de son voyage d’étude, soulignons qu’al-qâdî ‘Iyad ne
s’est pas contenté de la formation qu’il a reçue dans
sa ville natale. A l’instar des étudiants et des jeunes
chercheurs avides de connaissance, il est parti en Andalousie
en 507 de l’Hégire pour parfaire ses connaissances et
s’assurer de la validité de la méthode de transmission
des Traditions et de sa perfection chez lui. Cela, en
vérifiant l’authenticité des énoncés des Traditions
qu’il reçut de ses maîtres dans son pays natal, en explorant
leurs sources, en rétablissant leurs chaînes de transmissions
et en les examinant attentivement pour mieux les authentifier,
car c’est seulement de cette manière que ces Traditions
deviennent des preuves et peuvent servir dans l’argumentation.
Cette
intention est d’ailleurs tout à fait claire dans l’ensemble
de son oeuvre. Il ne se contentait pas de recenser une
seule version d’une Tradition à partir d’un seul maître,
mais s’efforçait de rapporter toutes les versions qu’il
pouvait recevoir, partout où il se trouvait, ce qui
apparaît clairement dans son livre al-Ghunya, pour celui
qui l’étudie attentivement.
Il
est parti également en Andalousie pour parfaire ses
méthodes de réflexion et les asseoir sur des bases et
des fondements solides.
En
effet, après avoir maîtrisé les techniques de la méthode
de la transmission des Traditions, il a voulu éprouver
les idées de ses nouveaux maîtres, par rapport à la
formation qu’il reçut dans son pays natal, pour pouvoir
développer ses facultés intellectuelles et acquérir
la méthode qui lui permettrait de viser ce qui est juste
et d’aller à l’essentiel. D’ailleurs, ce voyage d’étude
a été couronné par la rencontre de grands maîtres qui
attiraient vers eux les savants et les étudiants épris
du savoir.
Il
a pu arracher d’eux des hommages qu’il mérite vraiment,
comme cette parole d’Abû Mohammed Ibn Ja’far: « De ceux
qui nous sont venus du Maghrib, personne n’était plus
noble que ’Iyad ».

Ses
maîtres
A
son retour dans sa cité natale en 508 de l’Hégire, al-qâdî
‘Abd-l-Fadhl rentra la tête pleine des sciences et des
connaissances dispensées par ses maîtres en Andalousie,
comme l’atteste le programme sur sa formation où il
mentionne les biographies de ses principaux maîtres
et les livres qu’il a étudiés auprès d’eux.
Il
a complété ce tableau sur sa formation dans son ouvrage
très utile al-Ghunya où il décrit ce qu’il a reçu d’eux
oralement ou par la lecture ou les deux à la fois, ainsi
que les autorisations qu’ils lui ont accordées pour
enseigner leurs oeuvres. Dans ce dernier ouvrage, il
a consigné les biographies de ses principaux maîtres
en mentionnant 98 d’entre eux et en omettant bien d’autres.
En effet, son fils a dit ceci :
“Il a omis les noms de
certains parmi ceux qu’il a rencontrés, avec lesquels
il a répété ou dont il a assisté aux séances parmi les
Fuqahas et les Traditionnistes, dans la mesure où il
n’a pas étudié directement leurs oeuvres”.
Nous
allons nous contenter, dans cette brève présentation,
de mentionner neuf de ses maîtres, pour illustrer l’étendue
de son érudition et son effort inlassable à acquérir
et assimiler les connaissances et les Traditions qu’ils
possédaient. Ces neuf maîtres sont :
1.
Le lettré Abû Bakr Mohammed Ibn Abdullâh Ibn Barrâ al-Jazirî
(M. 500H) : Il a étudié auprès de lui le livre al-Kamîl
d’al-Mubarrad ainsi que la grammaire arabe.
2.
Al-Shaykh Abû Alî al-Hussein Ibn ‘Alî Ibn Tarif al-Nahwî
al-Tahirtî (M. 501 H) : Il a étudié auprès de lui plusieurs
ouvrages sur la littérature, la langue, la grammaire,
notamment al-Humal d’al-Zajjâjî, une partie du Livre
al-Muqtadhab d’al-Mubarrad, Adabu al-Katib d’Ibn Qutayba
et Kitâb al-Mushkil d’Ibn Fawrak.
3.
Abû-l-Hassan ‘Alî Ibn Mohammed Ibn Durri al-Ansârî (M.
520H). C’est l’un des spécialistes des lectures du Coran.
Il a étudié auprès de lui son livre de phonétique intitulé
Makharig al-Hurûf.
4.
Le juriste Abû ‘Abdullâh Mohammed Ibn ‘Issâ Ibn Hussein
al-Tamîmî (M. 505 H). II l’a fréquenté longuement pour
étudier notamment les oeuvres du Malikisme comme al-Muwatta’
et al-Mudawwana.
Al-qâdi
’Iyad note d’ailleurs qu’il a étudié auprès de lui de
nombreux ouvrages et qu’il l’a autorisé à enseigner
tout ce qu’il lui a transmis. Parmi les oeuvres étudiées
auprès de ce maître citons les titres suivants:
- Muwatta’
de l’Imâm Mâlik
- Al-Jami’ al-Musnid as-Sahîh de Bukhârî
- Al-Musnid as-Sahîh de Muslim
- Al-Sunan d’Abû Dâwûd al-Si-jistanî
- Sharh Gharib al-Hadith d’Abu ‘Ubayd al-Qasîm Ibn Salâm
- Islah al-Ghalat ‘ala Abi ‘Ubayd d’Ibn Qutayba
- Gharib al-Hadîth de Mohammed al-Khatabi al-Bustî.
- ‘Ulum al-Hadith d’al-Hakîm al-Nisaburî.
- Al-Dhu’afa wa-l-matrukin d’al-Nassâ’î.
- Al-Tabaqat d’al-Nassâ’î.
- Al-Mudawwanî
- Al-Mulakhas limusnid al-Muwatta’ d’al-Qabissî
- Al-Taqassi limusnid al-Muwatta’ d’Ibn ‘Abd al-Birr
- Musnid al-Muwatta’ d’Abulqassîm al-Jawharî
- Ar-Risâlat d’Abû Mohammed Ibn Abî Zayd al-Qayrawanî.
5.
Le lettré et traditionaliste Abû ‘Abdullâh Mohammed
Ibn Sulaymân al-Nafarî surnommé Ibn Ukht Ghanim al-Malqî
(M. 525 H). Il était (que Dieu le prenne en miséricorde)
parmi les maîtres les plus illustres de la littérature,
de la grammaire, de la transmission des Traditions et
de la compilation. Beaucoup de gens ont suivi l’enseignement
qu’il a dispensé gratuitement toute sa vie durant. Al-qâdî
‘Iyad a étudié sous sa direction dans sa maison à Cordoue
les ouvrages suivants :
- Kitâb al-Kamîl d’al-Mubarrid
- Kitâb Islah al-Mantiq d'Ibn al-Sakit
- Kitâb al-Hidaya fi-l-Qira’at al-Sab’ d’al-Mahdawî
- Kitâb az-Zahir d’al-Anbarî
- A-‘Amali d’al-Qalî
- Mukhtasar al-‘Ayn d’az-Zubaydî
- Kitâb al-Hamassa d’Abu-l-Futuh al-Jurjanî
6.
Al-qâdî Abû Bakr Mohammed Ibn ‘Abdullâh Ibn Mohammed
Ibn Ahmad al-Ma’afiri surnommé Ibn al-‘Arabî (M. 543
H).
7.
Al-qâdi al-Shahid Abû-l-Hussein Ibn Mohammed lbn Fayrah
Ibn Hayun al-Sadafî surnommé Ibn Sukra. C’est l’un des
érudits et des grands maîtres du hadîth en Andalousie.
Il a voyagé en Orient où il a rencontré de grands savants
comme al-Habbal, al-Khal’i, lbn Mushrif, al-Tabarî,
al-Makkî et Abû Bakr al-Tartushî. Il est mort en 514H
de l’Hégire.
Al-qâdî
‘Iyad a étudié auprès de lui :
- Les deux Sahîhs de Al-Bukhârî et de Muslim
- Al-Jami’ de at-Tirmidhî
- Shamâ’il an-Nabiy de At-Tirmidhî
- Riyadatu al-Muta’allimîn d’Abû Nu’aym al-Asbahanî
- An-Nasikh wal-Mansukh de Ka’batullah Salama lbn Nasr
al Baghdadî
- Al-Istidrakat ‘Ala-l-Bukhârî wa Muslim d'al-Daraqut
nî
- Al-Ilzamat d’al-Daraqutnî.
- Awham al-Hakîm fi-l-Madkhal de ‘Abd-l-Ghanî Ibn Sa’îd.
- Al-Isharat d’al-Bajî.
- Adab al-Suhba d’Abû ’Abdurrahman al-Sulamî
- Asami Shuyûkh al-Bukhâri d’Ibn ’Ady
- Al-’Ilal d’al-Daraqut nî
- Talqin al-Mubtadi de ’Abd-l-Wahâb Ibn Nasr al-qâdî
- Al-Tarikh al-Kabir de Bukhârî
8.
Abû-l-‘Alî al-Hussein Ibn Mohammed Ibn Ahmad al-Ghassanî
surnommé al-Jayyanî. Le maître d’Andalousie à son époque.
Beaucoup d’étudiants ont suivi les cours de ce grand
traditionniste, spécialiste des généalogies et qui a
laissé une oeuvre importante notamment son Taqiyid al-Muhmal
wa Tamiyiz al-Mushkil. Il est mort en 498 de l’Hégire.
Al-qadî ‘Iyad a étudié sa Fahrasa et reçu toutes les
Traditions qu’il lui a transmises.
9.
Al-faqîh Abû Mohammed ‘Abdurrahmân Ibn Mohammed Ibn
‘Attab Ibn Muhsin al-Judhamî. L’un des anciens maîtres
de Cordoue, le plus âgé et le plus versé dans les Fatwas
et la connaissance des chaînes de transmission du hadîth
à son époque. Formé par des grands maîtres dont son
père ainsi qu’Abû ‘Umar al-Hadha’, Ibn ‘Abd-l-Birr,
Ibn Mughith, al-Safaqusî et Ibn Hayyan, il a laissé
une oeuvre majeure sur la sensibilité et la délicatesse
intitulée Shifâ’ as-Sudûr. Il est mort en 520 de l’Hégire.
Al-qâdî
‘Iyad a étudié auprès de lui les ouvrages suivants :
•
Sahîh d’al-Bukhârî
•
Al-Mulakhas d’al-Qabissî
•
Al-Mudawwana
•
Al-Mukhtalita
•
Al-Muwatta’, d’après les versions de Yahya Ibn Yahya
al-Laythi et Yahya Ibn Bakir al-Misrî
•
Al-Sunan d’al-Nassâ’î
•
Al-Jami’ de ‘Abdullâh lbn Wahb
•
Tabaqat ‘ulama al-Andalus d’Ibn al-Faradhî
•
Al-’Awali d’al-Safaqussî
•
Al-Tafsîr de ‘Abdurrazzaq lbn Humam
•
Al-Nusus de Sa’îd al-Lughawî
•
Fahrasat Ibn ‘Attab
•
Fahrasat Ibn ‘Abd al-Birr
•
Fahrasat Abû Mohammed Makkî
•
Fahrasat al-Safaqussî

Ses
disciples & son oeuvre
Al-qâdî
‘Iyad s’est imposé par ses compétence et ses mérites
aux étudiants qui voulaient parfaire leurs connaissances.
Ils affluaient de toute part pour le fréquenter assidûment
et former des cercles autour de lui, partout où il se
trouvait. Ses charges comme juge, mufti et consultant
ne l’ont pas empêché de se consacrer à l’enseignement
et à la formation de ses étudiants dont beaucoup seront
à leur tour de grands maîtres qui se sont consacrés
à l’enseignement. Mentionnons à titre non exhaustif
quelques-uns parmi ses nombreux disciples :
•
Son propre fils Abû ‘Abdullâh Mohammed Ibn al-qâdî ‘Iyad
Ibn Mûssâ Ibn ‘Iyad al-Yahsabî al-Sibti. lbn al-Abbar
dit à son sujet: il a étudié auprès de son père Abû-l-Fadhl
et Ibn al-’Arabî. C’était un faqîh et un traditionniste
réputé pour sa décence, sa pureté, sa modestie et sa
grande érudition qui couvre tout le champ de la littérature,
de l’histoire et de la connaissance des Traditions.
Il a consacré à son père une biographie intitulée: al-ta’rif
bi-l-qâdî lyad. Il est mort en 575 de l’Hégire.
•
Ahmad Ibn ‘Abd-r-Rahmân Ibn Mohammed ibn Sa’îd Ibn Hârith
Ibn ‘Asim Ibn Madha al-Lakhmî, Abû Ja’far al-Jayyanî
al-Qurtubi. C’est l’un des savants qui a inauguré le
sixième siècle de l’Hégire. Auteur de la théorie al-‘Amil
(L’agent) en grammaire, c’est à la fois un spécialiste
des lectures du Coran, un grand traditionniste, un fin
connaisseur de la science des Usûls (Fondements du droit),
de la théologie, de la médecine, des mathématiques,
de la géométrie et un grand commentateur. Il a étudié
auprès d’Ibn ar-Ramak; de Abd-l-Haqq Ibn ‘Attiyya, d’al-qâdî
‘Iyad et de bien d’autres savants. Il est mort en 592
de l’Hégire.
•
Abû-l-Qâsim ‘Abd-r-Rahmân Ibn al-Maljum.
•
‘Abdullâh Mohammed Ibn Sa’îd al-Ansârî al-Sharishî.
C’était un juriste doublé d’un traditionniste et d’un
spécialiste de la transmission des Traditions (M. 586H).
Il a étudié auprès d’al-qâdî ‘lyad pendant longtemps
en le fréquentant avec assiduité et en lui servant comme
secrétaire pendant qu’il était juge à Grenade et ailleurs.
•
Abû Ishâq Ibrâhîm Ibn Yûssuf connu sous le nom d’Ibn
Qarqul. Originaire de la ville Andalouse d’Alméria,
c’est un savant versé dans les sciences du hadîth et
du Fiqh dont l’oeuvre majeure Matali’ al-Anwâr est comparable
aux Mashariq al-Anwâr. Il est mort en 569 de l’Hégire.

Son
oeuvre
Notre
auteur nous a légué une oeuvre vaste et riche qui compte,
d’après les grands dictionnaires biographiques plus
de trente titres dont ceux qui suivent.
- En
Fiqh et Jurisprudence :
- Ajwibat
‘an an-Nawazil : Edition critique de Moli Ibn Shrifa
- Ajwibat al-Qurtubbiyyîn : Compilé par son fils à partir
de ses notes
- Al-A’lam bihudûdi Qawâ’id al-Islam: Edité et traduit
en français par le Ministère marocain des Awqâf
- Sirr as-Surat fil-Qada
- Matamih al-fham fi Sharh al-Ahkâm
- Al-Tanbihat
al-Mustanbatat ‘ala Kutub al-Mudawwana wa-l-Mukhtalita
:
Manuscrit dans les bibliothèques du Maroc.
- Nadhm al-Burhan ‘ala Sihhat Jazm al-Adhân
- Mas’alat al- ‘Ahl al-Mushtarat Baynahum al-Tazawur.
- Ikmalu al-‘ilm bi Fawa’id Muslim : C’est un complément
du commentaire du Sahîh Muslim par son maître al-Mazirî
sous le titre de al-Mu’lim Bi Fawa’id Muslim. Ce complément
est publié dans une édition critique en 8 volumes par
Yahya Ismâ’îl
- Bughyatu al-Ra’id lima Tadhammanahu Hadîthu Um Zur’
Mina al Fawa’id. C’est le plus vaste et le plus utile
commentaire du hadith transmis par Um Zur’. Publié sous
les auspices du Ministère Marocain des Awqâf par les
soins de notre maître Salahuddin al-Adlabî
- Mashariq al-Anwâr ‘ala sihahi al-Athar, Il fait partie
de ses oeuvres les plus utiles car il y étudie les trois
sources fondamentales de la Sunna authentique: Al-Muwatta’
de Mâlik, Sahîh al-Bukhârî et Sahih Muslim. Il existe
plusieurs éditions de ce livre dont celle incomplète
en deux volumes du Ministère des Awqâf
- Kitâb al-‘Aqida. Ce titre est mentionné dans plusieurs
sources bibliographiques. Mais l’érudit Ibn Tawit al-Tanjî
soutient qu’il s’agit de son livre intitulé: Al-A’lam
bi Hudûdi Qawâ’id al-Islam.
- Akhbar al-Qurtubiyyîn : Dictionnaire biographique sur
les savants de Cordoue
- Tarikh
al-Murabitin
- Al-Funun al-Sittat fi Akhbarisibta
- Al-Ghuniya : Dictionnaire biographique sur ses maîtres
- Al-Mu’jim fi Dhikr al-Sadafî wa Akhharihi wa Shuyûkhihi
wa Akhbarihim
- Al-’Uyun al-Sittat fi Akhbari Sibta
- Tartibu al-Madarik wa Taqribu al-Masalik fi Ma’rifati
A’lami Madhabi Mâlik
- Ikhrisar Sharaf al-Mustafâ d’Abû Sa’îd ‘Abdu-l-Mâlik
lbn Mohammed al-Wa’idh al-Nisaburî (M 406H)
- Al-Shifâ bi Huqûq al-Mustafa.
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