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Deuxième
Catégories d'Indices prouvant l'existence
d'Allah : les Preuves Coraniques.
Allah -
Exalté soit-Il -
dit : 
«
Certes il y a dans la création des
cieux et de la terre, dans l'alternance
de la nuit et du jour, dans les navires
qui voguent en mer chargés de précieuses
denrées, en l'eau qu'Allah précipite
des nuées pour revivifier le sol
desséché, dans les êtres
pullulant sur terre, dans les mouvements
programmés des vents et dans les
nuages soumis entre ciel et terre, il y
a dans tout cela des signes évidents
pour ceux qui savent en déceler le
sens ! » Sourate 2, « La vache
», verset 164.
Nous
sommes vraiment devant plusieurs signes,
et non un seul, prouvant l'existence d'Allah -
Exalté soit-Il -
et indiquant
l'excellence de Ses Attributs et Ses actes.
Ainsi
le ciel qui se tient au-dessus de nos têtes,
sans piliers, les étoiles qui tournent
sur leurs orbites, les planètes assemblées
en ordre autour de leur soleil, et les lois
régissant les attractions qui les
lient, le trajet de chaque étoile
sur sa propre orbite qu'elle ne quitte jamais,
l'appartenance de chaque corps céleste
à la famille qui lui correspond et
sa course à la vitesse qui lui convient...Tout cela évolue dans un espace dont
l'étendue ne peut être conçue
par l'homme ; peu des secrets de l'univers
lui ont été dévoilés,
malgré tous les efforts qu'il n'a
cessé de déployer pour les
découvrir !
L'homme
a en effet dévoilé un certain
nombre de ces secrets et en a tiré
profit. Il a cependant découvert
l'étendue de son ignorance et la
limite de sa science, face à l'immensité
de l'univers. Il a compris que ce qu'il
ignore est infiniment plus grand que ce
qu'il sait.
En
vérité, Allah -
Exalté soit-Il -
dit la vérité, quand
Il annonce ceci à l'homme:
 «
On ne vous a donné de la science
que très peu ! » Sourate
17, « Le voyage nocturne »,
verset 85.
La
planète Terre où nous vivons
est remplie de signes tels : la terre ferme
et la mer, la plaine et la montagne, les
torrents, les fleuves et les ruisseaux,
l'atmosphère qui protège la
terre, les nuages qui la couvrent, et les
ondes qui l'entourent et qui emplissent
tout l'univers... Il s'y trouve toutes sortes
de créatures : les hommes, les animaux,
les végétaux, les insectes,
les virus, les microbes, les levures, les
poissons vivant sous l'eau et les oiseaux
vivant dans les airs.
Tout
ces mondes se côtoient, et chacun
a reçu ce qui lui convient selon
une juste mesure et une proportion minutieusement
calculée comme le dit Allah -
Exalté soit-Il -
:

«
Et la terre Nous l'étendîmes.
Nous y plaçâmes des masses
d'ancrage (les montagnes.) et Nous y flmes
pousser toutes sortes de choses selon un
équilibre bien défini. »
Sourate
15, « al-Hijr », verset 20.
Si
l'homme prenait la peine de porter un regard
réfléchi sur les signes parsemés
dans le ciel, la terre, les étoiles
et les planètes, il tremblerait,
très certainement, de tout son être
devant la grandeur infinie d'Allah, et ne
pourrait nullement s'empêcher de se
soumettre humblement à la Puissance
indicible du Seigneur.
Cela
est évident aussi dans l'alternance
de la nuit et du jour selon un calcul minutieux.
La nuit s'allonge dans une certaine mesure
et se raccourcit dans une autre, avec des
variations qui interviennent au cours de
l'année. Or, des millions d'années
se sont écoulées sans que
cet ordre ne dévie de la valeur d'un
cheveu !

Et
les navires qui voguent sur les mers et
les océans chargés de lourds
fardeaux emmenant les hommes où ils
veulent et comme ils veulent. Une loi précise
qu'ils doivent respecter, régit leurs
rapports avec l'eau, sinon ils vont à
leur perte en la transgressant.
L'eau
des océans, des mers, des rivières,
et d'ailleurs s'évapore sous l'effet
du soleil, il en résulte des nuages.
Des vents divers les conduisent à
des endroits déterminés où
le climat est propice à ce qu'il
pleuve sur une terre préparée
à recevoir la pluie. Des rivières
ont pour rôle d'acheminer cette eau
à toutes les créatures vivantes
et la vie s'y répand.

Allah -
Exalté soit-Il -
a donc bien raison
de dire :

«
Nous avons fait à partir de l'eau
toute chose vivante. Ne croient-ils donc
pas ? »
Sourate 21, « Les prophètes
», verset 30.
Allah
-
Exalté soit-Il -
dit aussi :

«
Nous lançâmes les vents comme
facteurs de fécondation et Nous flmes
descendre du ciel une eau dont Nous vous
avons abreuvés et dont vous ne détenez
pas les réserves. »
Sourate
15, « al-Hijr », verset 22.
Ainsi,
cet exposé prouve l'existence d'un
Auteur Suprême, Sage, Savant et Capable.
Aucun homme sensé ne peut affirmer
le contraire. C'est pour cela que le verset
se termine par cette Parole convaincante
d'Allah :

«
Ce sont là des signes pour des gens
doués de raison. » Sourate
16 Les abeilles (An-Nahl). Verset 11.
Pour
des arguments supplémentaires, et
mieux saisir cette sagesse infinie avec
laquelle Allah
-
Exalté soit-Il -
a préconçu la création
des cieux, de la terre, de ce qu'ils renferment
en eux, entre eux et autour d'eux, lisons
les vérités scientifiques
mentionnées par le professeur Sa'îd
Hawwâ dans son livre : Dieu ( Gloire
à Sa Grandeur ), où il écrit
entre autres :
|

|
1.
Si l'écorce terrestre était
plus épaisse qu'elle ne l'est de
la valeur de quelques pieds, elle aurait
absorbé tout le gaz carbonique et
l'oxygène de l'atmosphère
et la vie sur terre serait devenue impossible.
|
| 2.
Si l'épaisseur de l'atmosphère
était inférieure à
ce qu'elle est, les météores
qui se consument tous les jours par millions
dans la couche externe de l'atmosphère
frapperaient toutes les parties de la sphère
terrestre et brûleraient toute matière
combustible.
|

|
|

|
3.
Si le soleil n'avait que la moitié
de son rayonnement actuel nous serions gelés
; et si son rayonnement augmentait de moitié,
nous serions depuis longtemps réduits
en cendre.
|
| 4.
Si la distance entre la lune et la terre
était de vingt mille kilomètres
au lieu de sa distance actuelle, les marées
seraient si fortes que la terre serait entièrement
submergée deux fois par jour par
des flots capables d'éliminer les
montagnes elles-mêmes.
|

|
|

|
5.
Si le taux d'oxygène dans l'atmosphère
était de 50% au lieu de 21 %, tout
ce qui se peut se consumer dans l'univers
serait menacé d'inflammation, à
tel point qu'il suffirait qu'une seule étincelle
d'un éclair frappe un arbre pour
brûler immanquablement toute une forêt.
|
| 6.
Si le taux d'oxygène n'était
que de 10%, la civilisation humaine n'aurait
pas pu atteindre son niveau actuel.
|

|
|

|
7.
Sans la pluie, la terre serait réduite
à un désert sans vie. Sans
les vents, les mers et les océans,
la vie deviendrait impossible. Si l'évaporation
de l'eau n'était pas différente
de l'évaporation du sel, il n'y aurait
pas de vie. Si la vapeur d'eau n'était
pas moins dense que l'air, il n'y aurait
plus de vie.
|
| 8.
Si, dans l'atome, les électrons étaient
collés aux protons et si les atomes
étaient collés les uns aux
autres au point d'annuler les espaces qui
les séparent, le globe terrestre
aurait le volume d'un oeuf. Où pourraient
alors se trouver l'homme et les autres êtres
vivants ?
|

|
|

|
9.
Si les éléments ne se combinaient
pas les uns avec les autres, il deviendrait
impossible de trouver de la terre, de l'eau,
des arbres, des animaux et des végétaux.
|
| 10.
Sans les montagnes, la terre serait partie
en éclats et n'aurait pas eu cette
écorce terrestre propice à
la vie.
|

|
Dis-moi
donc, par Allah, si tout cela est le produit
d'une balance, d'une sagesse, d'une conception
et d'une science universelle, ou est-ce
le fruit du hasard, et qui a évolué
par hasard et perdure par la force du hasard
?! Allah est infiniment au-dessus de ce que
disent les menteurs. Allah
-
Exalté soit-Il -
dit :
 
«
Que l'homme regarde donc de quoi il a été
créé. Il a été
créé d'une eau jaillissante.
Elle sort d'entre les lombes et les côtes.
» Sourate 86 « L'astre nocturne
», versets 5-7.
Allah
-
Exalté soit-Il -
dit aussi :


«
Nous avons effectivement créé
l'homme à partir d'une lignée
extraite de l'argile. Puis Nous en fîmes
un peu de liquide (spermatique) dans un
lieu de fixation solidement implanté.
Puis Nous fîmes du liquide une adhérence,
Nous fîmes de l'adhérence un
embryon ; puis, de cet embryon nous avons
créé des os et Nous avons
revêtu les os de chair, puis Nous
en fîmes une autre créature
(par l'insufflation de la vie). Béni
soit Allah, Le meilleur des créateurs
! » Sourate 23 « Les croyants
», versets 12-14.
Allah
-
Exalté soit-Il -
dit encore :

«
Il y a aussi des signes en vous-mêmes,
n'avez-vous
donc pas des yeux pour voir ? » Sourate
51 « Qui dispersent », verset
21.
La
réflexion sur le contenu de ces versets,
comme l'un des indices prouvant l'Existence
d'Allah
-
Exalté soit-Il -
, Puissant,
Savant, Omnipotent et Sage, ne nécessite
pas un grand effort, car ce qu'on a cité
au sujet des phases progressives de la création
de l'homme est une chose désormais
bien établie par la science moderne,
bien qu'ayant été forrnulée
il y a déjà quatorze siècles
! Cela est la preuve du caractère
miraculeux du Coran. Cela montre aussi que
ce Coran provient d'un Seigneur existant
et parfait !
L'étude
de l'homme et des merveilles que comporte
sa formation a toujours été
le but de la recherche des spécialistes
en la matière. La constitution de
l'homme a toujours été la
source de leur étonnement, si bien,
qu'après de longues études,
le docteur américain Alexis Karel,
en collaboration avec d'éminents médecins
et collaborateurs, écrivit son fameux
livre L'homme, cet inconnu. Toute cette
recherche concernait l'homme. Il a finalement
affirmé que plusieurs zones de l'être
humain étaient encore du domaine
de l'inconnu. Parmi les choses étonnantes
qu'il a citées au sujet de la constitution
de l'homme, l'auteur dit :
|

|
«
Le sang est un tissu, comme tous les autres
tissus. Il se compose d'environ 30.000 milliards
de globules rouges, et de 50 milliards de
globules blancs. Mais ces cellules ne sont
pas, comme celles des autres tissus, immobilisées
par une charpente. Elles sont suspendues
dans un liquide visqueux, le plasma. Le
sang est un tissu mouvant, qui s'insinue
dans toutes les parties du corps. Il porte
à chaque cellule la nourriture dont
elle a besoin. En même temps, il sert
d'égout collecteur aux produits de
déchet de la vie tissulaire. Mais
il contient aussi des substances chimiques
et des cellules capables d'opérer
des reconstructions organiques dans les
régions du corps où elles
sont nécessaires. »
|
Il
dit à propos de la peau de l'homme
:
| «
La peau et ses dépendances jouent,
à notre égard, le rôle
d'un attentif gardien. Elles laissent entrer
en nous certaines des choses des mondes
physiques et psychologiques, et excluent
les autres. Elles sont la porte toujours
ouverte, et néanmoins surveillée,
de notre système nerveux central.
Il faut les considérer comme un aspect
très important de nous-mêmes.
»
|

|
Il
dit encore :
|

|
«
Notre surface intérieure est beaucoup
plus grande que celle de la peau. L'étendue
couverte par les cellules aplaties des alvéoles
pulmonaires est immense. Elle est approximativement
égale à un rectangle de cinquante
mètres de longueur et de dix mètres
de largeur. »
|
Nous
sommes donc en présence d'une usine
chimique fabriquant plus de produits que
n'importe qu'elle usine conçue par
l'intelligence de l'homme. Et nous voici
devant un réseau de communication
plus dense que tous les systèmes
de transport et de distribution que le monde
ait jamais connu. Toutes ces opérations
se réalisent sans encombrement et
dans l'ordre le plus parfait. Si
toutes ces opérations extraordinaires
se font dans un tel ordre parfait, peut-on
parler, dès lors, de hasard aveugle
? L'ordre ne s'oppose-t-il pas par principe
à l'idée même du hasard
! En vérité, tout cela est
I'oeuvre d'un Créateur Novateur et
Sage.
Est-ce
I'oeuvre du hasard, ou est-ce I'oeuvre humaine
? Point du tout ! C'est I'oeuvre du Dieu
unique pour Qui rien n'est impossible !
Ainsi, nous voyons qu'en observant les merveilles
de la nature et de l'univers dans ses divers
domaines et en les examinant en profondeur,
on a la preuve qu'il y a là un plan
préconçu et une finalité,
et que ce plan est entièrement exécuté
conformément à la volonté
du Créateur.
A
la lumière de tout cela, notre esprit
doit reconnaitre ses limites et son incapacité
à atteindre les immensités
de l'Infini. Nous n'avons d'autre choix
que de reconnaitre et de croire en l'existence
du Créateur ordonnateur de toutes
choses, y compris des atomes, des planètes
et des corps célestes.
Le
sage professeur, Cheikh Tantâwî
Jawhari, dit dans son commentaire du Coran
intitulé Les Vérités
essentielles tome 2, p. 46, concernant
la constitution extraordinaire de l'homme
:
| «
Je me demande quelle ingénierie,
quel plan et quels critères de mesure
se trouvent dans l'utérus pour qu'il
respecte les mensurations nécessaires
à chaque phase de l'évolution
du foetus, et pour que les organes de l'être
humain et ses appareils sensoriels soient
organisés selon un ordre parfait
:
|

|
1.
Ainsi la taille de l'homme est égale
à huit fois la longueur d'un empan
de sa propre main. Entre sa rotule et son
talon il y a deux empans, de ses genoux
à ses hanches il y a deux empans,
entre ses hanches et la face supérieure
de son coeur, il y a deux empans. Entre
la face supérieure du coeur et la
raie de ses cheveux, il y a deux empans.
Tout cela selon des mesures et des proportions
égales, de même que sont égales
les mesures des doigts de la main et des
orteils !
2.
Si l'homme étend ses deux bras à
droite et à gauche, à l'exemple
d'un oiseau qui déploie ses ailes,
la distance entre l'extrémité
de ses doigts de la main droite jusqu'à
celle des doigts de sa main gauche, est
égale à huit empans, la moitié
de cette longueur se situe au niveau de
ses clavicules, le quart se situe au niveau
de son coude !
3.
S'il lève les bras au-dessus de sa
tête, la distance entre l'extrémité
de ses doigts et ses talons, est de dix
empans, à savoir l'équivalent
de sa taille plus un quart !
4.
La longueur de son visage, de la limite
de son cuir chevelu à la pointe de
son menton, équivaut à son
propre empan et 1/8 d'empan !
5.
la distance entre ses deux oreilles, est
d'un empan un quart !
6. L'orbite de chacun
de ses yeux mesure le huitième de
son propre empan !
7.
Son auriculaire et son pouce ont la même
longueur ! »
Ce
ne sont là que quelques-unes des
nombreuses mensurations étonnantes
du corps humain, quand il est bien formé.
Et
Allah
-
Exalté soit-Il -
dit avec raison :


«
Ô Homme ! Qu'est-ce qui t'a donc induit
en erreur au sujet de ton Seigneur Qui t'a
créé, puis t'a modelé
selon les proportions les plus harmonieuses
? En quelle belle image Il a bien voulu
te monter ! » Sourate 82, «
Le ciel qui s'entrouve », versets
6-8.
Allah
-
Exalté soit-Il -
dit aussi :

«
Celui qui a créé sept cieux superposés sans que tu voies de disproportion en la
création du Tout Miséricordieux. Ramène [sur elle] le regard. Y vois-tu une
brèche quelconque ? » Sourate
67, « La royauté », verset
3.
Le
docteur Moustafâ Mahmoûd dit,
en parlant du cerveau humain :
|
«
Le cerveau est une gigantesque centrale.
Il contient cent mille millions de fibres
nerveuses venant des différents endroits
de l'organisme. Le seul nerf optique contient
un million de fibres nerveuses provenant
de l'oeil ; dès lors, on peut imaginer
quel sera le nombre de fibres comprises
dans les autres nerfs... Toutes ces fibres
se rencontrent dans le cerveau qui se charge
d'analyser leurs messages et d'y répondre
d'une façon étonnante et par
des actes instantanés !
|

|
|

|
En
plus de ces fibres, on trouve des millions
d'autres fibres qui assurent la connexion
dans le cerveau lui-même entre les
diverses zones de décision,
et où le cerveau joue un autre rôle,
à savoir celui de la réflexion
en plus des réactions en réponse
aux différents signaux.
|
Quant
aux organes sensitifs, à chacun d'eux
correspond une zone bien déterminée
dans le cerveau, et des centres plus petits
qui leur sont apparentés :
- Le
centre de la vue se trouve à l'arrière
du cerveau (lobe occipital).
- Les
centres du toucher et de l'ouïe se
trouvent au niveau du lobe temporal.
- Les
centres moteurs se situent au niveau du
lobe frontal.
- Les
centres de l'équilibre se trouvent
en arrière du cerveau dans des petits
glomérules spéciaux formant
le cervelet. - Les centres respiratoires
et cardiaques se trouvent au niveau du bulbe
au-dessus de la moelle épinière
(au-dessous du 4eme ventricule).
- Quant
à la pensée, l'imagination,
la mémoire, la perception de
l'avenir, la sensation de l'existence, la
conception des choses, la volonté
et la planification, elles forment un grand
rassemblement nerveux spécial (lobe
frontal), dont nulle créature n'a
son pareil.
C'est
ainsi que toute activité a son centre
particulier y compris l'affection, l'instinct,
la sexualité, la douleur, la jouissance
et le sommeil. Dans chaque centre, des millions
de cellules veillent comme des fonctionnaires
de la sécurité et sont en
état d'alerte continue pour répondre
à la moindre impulsion nerveuse.
A
chaque moment affluent des millions de signaux
et de messages nerveux provenant de
l'épiderme, de l'oeil, de l'oreille,
du nez, des organes internes, du coeur,
des vaisseaux sanguins, du foie, des poumons,
de tout endroit quelconque du corps et portant
au cerveau des renseignements et des avertissements.
Et ce, en plus des fibres de connexion internes
dans le cerveau unissant les différents
centres. Ce sont ces voies d'association
qui établissent les connexions
indispensables entre ces divers centres.
Instantanément,
les fibres nerveuses partant du cerveau
portent les influx nerveux déclenchés
par ces avertissements qui se traduisent
par l'ordre aux muscles de bouger ou, aux
diverses glandes de sécréter
leurs substances, et par des indications
données à chaque organe
pour qu'il adopte une ligne de conduite
déterminée. Toutes ces activités
complexes représentent le rôle
déterminant du cerveau. »
Cela
n'est-il pas contenu dans les paroles d'Allah
-
Exalté soit-Il -
.
Il dit :

« Notre Seigneur,
dit Moïse, est Celui qui donna
à toute créature sa propre
nature puis a montré la bonne voie.
» Sourate
20, « Tâhâ », verset
50.
Est-il
possible que tout cela soit autre chose
que I'oeuvre Du Très Sage (al-Hakîm
) et du Très Instruit (al-Khabir
) ?
Allah
-
Exalté soit-Il -
dit : 
«
Telle est l'oeuvre d'Allah qui a tout fâçonné
à la perfection. Il est parfaitement
au courant de ce que vous faites. »
Sourate
27, « Les fourmis », verset
88.
Si
nous poursuivions ce discours concernant
les merveilles de l'organisme humain depuis
sa conception jusqu'à ce qu'il ateigne
son terme, puis qu'il naisse, puis qu'il
passe par les différents stades
de développement progressifs ; et
si nous énumérions tout
ce qu'Allah a mis à sa disposition
pour sa survie comme nourritures, boissons,
air et climats, ainsi que la prééminence
qu'Il lui accordé entre toutes les
créatures, cela exigerait de nombreux
volumes.
Si
l'on faisait l'inventaire des sujets traités
par les sciences humaines, on les trouverait
extrêmement nombreux. Chacune de ces
sciences essaie avec acharnement de comprendre
l'homme, ses besoins, sa moralité,
sa psychologie, ses prédispositions
sociales et politiques, ses guerres, ses
paix, ses maladies, sa médication,
etc.
Cependant,
l'homme ne suffit-il pas à lui seul
pour confirmer l'existence d'un Créateur
infiniment Sage, Savant et Ordonnateur
de toute chose ?
Très
certainement ! Et c'est pour cette raison,
que les Musulmans se sont libérés
du fardeau du doute et de l'hésitation
une fois que la Vérité leur
est apparue clairement, et que les jalons
de leur chemin leur ont été
indiqués. Ils proclamèrent
: « Notre Seigneur est Allah ! »
puis ils adoptèrent la voie de la
rectitude et furent, grâce à
cela, les gens les plus heureux. Ils eurent
le meilleur caractère, accomplirent
les meilleures actions, eurent la conscience
la plus pure et furent sur le chemin le
plus droit.
Allah
-
Exalté soit-Il -
dit à leur sujet
: 
«
Il en est ainsi parce que ceux qui ont mécru ont suivi le Faux et que ceux qui
ont cru ont suivi la Vérité émanant de leur Seigneur. C'est ainsi qu'Allah
propose leurs exemples aux gens. » Sourate
47, « Mohammad », verset 3.
Allah
-
Exalté soit-Il - dit aussi : 
«
Nulle bête marchent sur terre, nul oiseau volant de ses ailes, qui ne soit comme
vous en communauté. Nous n'avons rien omis d'écrire dans le Livre. Puis, c'est
vers leur Seigneur qu'ils seront ramenés. »
Sourate 6, «
Les bestiaux », verset 38.
Allah
-
Exalté soit-Il -
dit encore : 
« Il n'y a point de bête sur terre dont la subsistance n'incombe à Allah qui
connaît son gîte et son dépòt; tout est dans un Livre explicite. . » Sourate
11, « Houd », verset 6.
Le
Seigneur dit aussi :

«
Allah créa d'eau tout ce qui bouge
sur terre. Il y en a qui marchent sur le
ventre, il y en a qui marchent sur deux
pattes et il y en a qui marchent sur quatre.
Allah crée ce qu'Il veut. Allah
est,
certes, capable de toute chose. »
Sourate
24, « La lumière », verset
45.
|

|
Si
nous examinions soigneusement le monde des
animaux, des oiseaux et des insectes, nous
y trouverions des merveilles que l'homme
est incapable d'expliquer. Il ne peut que
dire en les voyant : « Gloire et pureté
à Celui qui a tout créé
à la perfection, qui a prédestiné
et montré la bonne voie et qui a
pourvu chaque être de tout ce qu'il
lui faut pour vivre, pour se défendre,
pour attaquer son ennemi, pour se procurer
sa subsistance et pour s'organiser
selon le milieu et les conditions où
il se meut ! »
|
Nous
allons illustrer ce discours par quelques-unes
des affirmations du Cheikh Tantâwî
Jawharî dans son Commentaire du Coran,
Les vérités essentielles.
Nous nous contenterons de rapporter
en partie ce qui en est subtil.
Première
subtilité :
Les
chercheurs modernes ont découvert
que certaines mouches creusent un trou
dans le sol pour y déposer leurs
oeufs. Ensuite, elles attrapent une araignée
ou un ver qu'elles aspergent de leur poison
pour les paralyser, puis les transportent,
et les déposent à côté
de leurs oeufs et bouchent ensuite le trou.
Quand les larves éclosent, elles
trouvent ces proies comme fraîches,
à leur disposition comme nourriture.
En effet, ces insectes ne mangent pas
les cadavres. Ainsi, leur mère, qui
ne les verront pourtant pas naître,
leur préparent ces proies endormies
par leur venin et qu'elles mangeront à
leur éclosion !

Cela
n'est-il pas inclus dans le verset suivant.
Allah
-
Exalté soit-Il - dit :

« Et Tu
assures à qui Tu veux sa subsistance
sans compter ! » Sourate
2, « La vache », verset 27.
Où
donc cette larve, future mouche, a-t-elle
appris à répéter ce
geste pour ces oeufs futurs, sans ayant
eu de mère à ses côtés,
sans ayant eu personne pour le lui enseigner
?!
Deuxième
subtilité :
|

|
Une
autre espèce de mouches, dont les
larves ne vivent qu'à l'intérieur
du corps de certains animaux, perce de sa
trompe la peau d'un ver pour y déposer
ses nombreux oeufs, sans porter atteinte
au système nerveux de l'insecte.
Ainsi, à leur éclosion, les
larves commencent à se nourrir de
la chair et de la graisse de ce ver sans
toucher aux nerfs vitaux. Une fois bien
développées, elles s'attaquent
alors aux nerfs et provoquent la mort du
ver ! C'est alors qu'elles sortent du ver.
Une fois sorties, chacune d'elles produit
pour elle-même un fil solide dont
elle s'enveloppe. Toutes les larves
s'accrochent au cadavre du ver pour le consumer,
au point de le couvrir entièrement
et de le cacher à la vue !
|
Allah
est Le Bienveillant ! C'est Lui Le Savant
et Le Sage par excellence !
Troisième
subtilité :
C'est
le cas de la lapine qui arrache les poils
de son ventre pour en faire un lit à
ses petits ! Certains insectes ont encore
plus de compassion et de tendresse. Ils
arrachent, en effet, tous leurs poils sans
se contenter d'une seule partie. Quand ils
déposent leurs oeufs, ils les enveloppent
de ces poils pour les protéger du
chaud, du froid et autres intempéries,
et meurent aussitôt après !
|

|
C'est
le cas de la lapine qui arrache les poils
de son ventre pour en faire un lit à
ses petits ! Certains insectes ont encore
plus de compassion et de tendresse. Ils
arrachent, en effet, tous leurs poils sans
se contenter d'une seule partie. Quand ils
|
déposent leurs oeufs, ils les enveloppent
de ces poils pour les protéger du
chaud, du froid et autres intempéries,
et meurent aussitôt après !
Quatrième
subtilité :
Quand
la reine d'une ruche meurt, les autres abeilles
élisent l'une d'entre elles et lui
apprêtent un espace cinq fois plus
vaste. Elles se mettent à la servir
et à la nourrir avec de la gelée
royale, si bien qu'elle se développe
rapidement, et remplit ses fonctions
de reine. Elle prend alors leur commandement
pour faire régner les lois de la
ruche. Ses compagnes ne la choisissent que
pour ses qualités requises qu'elles
reconnaissent instinctivement.
Cinquième
subtilité :
Dès
qu'un ennemi entre dans la ruche, les abeilles
le mettent en pièces. Si cet ennemi
est petit, elles le jettent à l'extérieur.
S'il est trop grand, elles se mettent toutes
ensemble pour le piquer à mort. Mais,
comme elles ne peuvent pas le sortir de
la ruche, elles l'embaument dans une cire
spéciale tirée de certains
végétaux et en enveloppent
son cadavre ; elles se mettent ainsi à
l'abri des nuisances de ce cadavre en le
momifiant !
Sixième
subtilité :
|

|
1
Le hérisson grimpe au-dessus de la
vigne et jette la grappe de raisin par terre.
Il descend ensuite et en mange à
satiété. S'il a des petits,
il se vautre sur le reliquat qui s'accroche
alors à ses épines et leur
apporte !
|
| 2
Il existe une certaine complicité
entre le corbeau et le loup. Lorsque le
corbeau voit qu'un loup a éventré
un mouton, il se présente pour participer
au festin, sans que le loup ne lui fasse
aucun mal !
|

|
|

|
3
La souris vient boire au récipient
de l'huile. Quand son niveau s'abaisse,
elle retire l'huile avec sa queue. Quand
sa queue ne peut plus l'atteindre, elle
remplit sa bouche d'eau qu'elle verse dans
l'huile pour faire remonter le niveau !
|
Quant
à lui, le docteur Moustafâ
Mahmoûd dit :
«
Qui a donc appris au poussin à briser
sa coquille à l'endroit le plus mince
pour pouvoir en sortir ? Qui a appris aux
oiseaux leur migration à travers
les mers et les déserts vers des
lieux lointains où se trouvent
une alimentation plus abondante et un meilleur
climat pour leur reproduction ?! Qui donc
les oriente durant tout leur voyage et leurs
périples sans pourtant qu'ils s'égarent
?
Qui
a appris au ver à soie à faire
ses mues successives, puis à s'isoler
pour s'entourer d'un cocon de soie où
il s'endort de nombreuses nuits, tels les
gens de la caverne, pour en sortir métamorphosé
en un beau papillon blanc ?
Qui
a appris à l'orvet (serpent) à
se fabriquer une nouvelle queue, quand il
perd la sienne ? Personne ! Cette science
se trouve dans ses cellules mêmes.
Chacune
d'elles connaît spontanément
son propre rôle et l'exécute
!
Il
en est de même pour nous : quand on
se blesse, nos plaies se referment d'elles-mêmes.
Les
arbres également : quand ils sont
blessés, ils remplissent leurs plaies
d'une sorte de fibrine qui referme l'entaille.
Il
en est de même pour notre organisme
qui, en l'absence de maladie ou de blessure,
nous assure une température constante
malgré le chaud et le froid, et un
poids constant dans des conditions
diverses de faim et de satiété.
Il veille à ce que l'on reste en
bonne santé, et tout son système
de défense fait face aux agressions
d'armées innombrables de microbes
qui l'assaillent jour et nuit pour le détruire
et le dévorer.
C'est
cet équilibre minutieux qui est assuré
par une activité permanente de notre
corps et par des activités incessantes
pour corriger toute erreur ; c'est cette
harmonie qui nous pousse à la méditation.
»
Moustafâ
Mahmoûd continue en disant:
«
Quant à l'explication scientifique
de la vie, qui la réduit à
une activité chimique, selon l'affirmation
des partisans de la nature qui renient Le
Créateur, elle est insuffisante.
Car le corps, une fois mort, contient toujours
les mêmes substances chimiques qui
se trouvent dans le corps vivant. Et la
terre renferme les mêmes taux de fer,
de cuivre, de carbone, etc. »
Il
conclut en disant :
«
Le problème appelle à plus
de réflexion ! » Il écrit
dans un autre chapitre :
«
II y a parmi nous des insectes étonnants,
qui se nourrissent de curieux aliments :
la mouche du pétrole qui vit dans
les bassins du pétrole, la mouche
qui se nourrit des produits de conservation
des cadavres, le cafard des circuits électriques
qui vit des fils de plomb !
Il
existe des insectes qui ressemblent à
des voitures blindées. Leur corps
est entouré de plaques d'une matière
pareille à l'acier appelée
« chitine » capable de résister
à toutes les substances chimiques
agressives. Ces mêmes insectes sont
armés de lances, de poignards et
d'épines.
D'autres
insectes ont pour armement une petite poche
de venin reliée à une fine
aiguille (le dard), avec laquelle ils piquent
tout ennemi pour le paralyser et le dévorer
ensuite.
Certains
autres prennent la couleur du milieu ambiant,
comme la mante religieuse qui prend la couleur
verte des végétaux ou la sauterelle
qui prend celle du sable.
Certains
autres dégagent un gaz pour chasser
leurs ennemis. D'autres se construisent
des bastions d'argile bien fortifiés,
ou prennent l'apparence de guêpes
venimeuses sans pourtant avoir de dard et
se rient ainsi de ceux qui les poursuivent.
»
L'auteur
écrit encore :
«
Ce qu'il y a de plus étonnant chez
l'insecte, c'est ce qu'on appelle «
la connaissance instinctive ». Certains
papillons choisissent
les feuilles de chou pour y déposer
leurs aeufs, bien qu'ils ne s'en nourrissent
pas ! C'est cependant une connaissance instinctive
interne qui les pousse à le faire,
car les chenilles qui sortent de
ces oeufs ne mangent que de ces feuilles
! Pourtant ces papillons ne connaissent
pas cela d'une façon intellectuelle
et consciente. Ils sont incapables de reconnaître
même leurs larves ! Cependant ce processus
se réalise inconsciemment et sous
l'impulsion d'une force inconnue appelée
« instinct » !
La
guêpe de la boue chasse un ver sur
lequel elle dépose son oeuf, puis
le place dans son nid, ensuite elle obstrue
l'entrée avec un caillou. Quand l'oeuf
éclôt, la petite larve trouve
près d'elle de quoi se nourrir. Comment
donc cette guêpe a-t-elle connu les
besoins de ses petits et a su prendre les
dispositions qui s'imposent ?
Un
autre exemple est celui du moustique qui
dépose ses oeufs à la surface
de l'eau. Chaque oeuf est muni d'un sac
d'air lui permettant de flotter sur
l'eau. Etait-il au courant de la poussée
d' Archimède ?
Quand
à cet insecte appelé l'obusier,
il se promène à l'aise devant
ses ennemis sans nullement les craindre
; dès que l'un de ces prédateurs
ouvre la bouche pour le happer, il presse
une poche qui se trouve dans son ventre
et, en une seconde, se mélangent
les excrétions de trois glandes contenant
de l'hydrochitone, du peroxyde d'hydrogène
et un enzyme particulier. Le mélange
de ces trois produits déclenche une
réaction chimique très vive
et la production d'un gaz toxique à
l'odeur répugnante, qui fait fuir
le prédateur saisi de frayeur ! Cet
insecte a-t-il donc obtenu un diplôme
de chimie de l'Université de Cambridge
? »
Moustafâ
Mahmoûd nous fait remarquer : Nul
doute, qu'il y a derrière cela un
Esprit universel, Qui a donné l'existence
à toutes ces créatures et
a planifié pour elles tous leurs
besoins. Il sait de l'inconnu ce qu'on ne
connait point !
Devant
la ruche des abeilles :
Le
docteur Moustafâ Mahmoûd discute
des abeilles, de leur monde merveilleux
et des signes qu'elles exécutent.
Bien qu'il nous fasse ressentir par son
style qu'il est lui-même perplexe,
ne sachant pas la nature de cette force
mystérieuse qui se tient derrière
ces miracles. Est-ce la force de la nature
ou la force d'Allah
-
Exalté soit-Il - !?
Il
semble qu'il ait écrit ces lignes
alors qu'il était encore dans la
période de doute qui l'a finalement
conduit à la foi, jusqu'à
ce qu'il écrive son livre Mon voyage
du doute à la foi.
Dans
un style captivant le docteur Moustafâ
Mahmoûd écrit : « La
simple observation d'une petite fourmi est
certainement source de stupéfaction.
Comment cette fourmi a-t-elle appris à
construire sa fourmilière avec son
architecture complexe, ses couloirs, ses
labyrinthes, ses chambres et ses magasins
? Comment s'est-elle organisée en
une société où les
spécialités et les fonctions
sont si minutieusement réparties
?!
Comment
certaines espèces d'abeilles ont-elles
appris à semer une plante appelée
« pain du corbeau » ?
Comment
ont-elles appris à traire un autre
insecte comme celui de la manne qu'elle
conduit en troupeaux devant elle ? Des quantités
impressionnantes d'abeilles vivent en société
bien structurée et ordonnée,
ce qui veut dire qu'elles ont leur propre
langage et mode de communication !
Les
dernières recherches à ce
sujet affirment que les abeilles communiquent
entre elles grâce à un langage
chimique. Ainsi, en observant une ruche
d'abeilles, on voit de temps à autre
deux abeilles se rencontrer et échanger
entre elles une sorte de baiser et de chuchotement.
Ce n'est en réalité ni un
baiser, ni un chuchotement. Chacune
des deux abeilles sécrète
dans la bouche de l'autre
une salive spéciale contenant un
symbole chimique au sens bien déterminé
lui indiquant : « faisons telle ou
telle chose ». Il en est de même
quand l'ouvrière reçoit l'oeuf
pondu par la reine pour l'entourer de ses
soins. L'abeille ouvrière reçoit
l'oeuf enrobé d'une substance chimique
particulière sécrétée
par les glandes de la reine. Quand elle
lèche cette substance, elle reçoit
un message codé contenant toutes
les instructions se rapportant aux
soins à prodiguer à l'oeuf
!
II
y a chez la fourmi une chose qu'on ne peut
nommer cerveau, mais qui agit comme une
intuition qui la pousse à emmagasiner
les grains, les miettes de nourriture et
les restes, qu'elle garde avec vigilance
contre les agressions des pillards afin
de se préparer pour l'hiver.
Elle n'a pourtant aucune capacité
mentale, ni aucune imagïnation pour
se représenter l'avenir et ses besoins.
C'est
cette même intuition, qui permet à
la fourmi de s'attaquer à un
ver plusieurs fois plus gros qu'elle. Elle
saute avec légèreté
sur son dos, le saisit par le cou avec deux
mandibules pareils à des tenailles,
injecte dans ses centres nerveux une substance
anesthésiante qui le paralyse totalement.
Elle. fait tout cela en quelques secondes,
puis traîne cette. proie docile et
soumise: jusqu'à sa fourmilière
!
Comment
donc est-elle au courant des centres nerveux
du ver et de leur emplacement ? Elle fait
toujours ce qu'il faut et au moment qu'il
faut !
Le
langage des abeilles :
C'est
sous ce titre que Moustafâ Mahmoûd
a écrit ce qui suit dans son style
saisissant, simple et aisé :
«
Avez-vous jamais observé une ruche
d'abeilles ? C'est une observation qui vaut
le risque !
Sont
postés à la porte de la ruche,
des gardes brandissant leurs armes (celui
qui a expérimenté la piqûre
du dard de l'abeille sait très bien
de quoi l'on parte et connaît l'efficacité
de cette arme).
Ailleurs,
se trouve un certain nombre d'abeilles n'ayant
d'autre travail que celui de battre continuellement
des ailes pour propulser de l'air pur à
l'intérieur de la ruche afin de l'aérer.
En
avançant un peu à l'intérieur
de la ruche, il se peut que l'on rencontre
un rat mort ayant connu ce triste sort à
cause de sa gourmandise excessive pour le
miel. Un tel combat ne demande, en général,
pas plus de quelques minutes au bout desquelles
le rat est totalement paralysé suite
aux piqûres d'abeilles qui finissent
par le tuer.
Mais
le spectacle vraiment saisissant est celui
du combat de deux reines jusqu'à
la défaite de l'une d'elle par sa
mort ou son départ de la ruche pour
fonder sa propre ruche ailleurs. Le reste
des sujets se tient autour d'elles, plein
de crainte et de respect sans oser s'interposer.
Quant
à l'abeille ouvrière, elle
est, très certainement, un grand
architecte. La preuve en est les belles
cloisons qui délimitent des milliers
de petites chambres ou cellules hexagonales,
à la géométrie
parfaite où la reine dépose
ses oeufs, un oeuf dans chaque ! Toute une
armée d'ouvrières entoure
ces oeufs de soins jusqu'à l'éclosion
des larves, qu'elles nourrissent de miel
jusqu'à leur mutation en nymphes.
Ensuite, elles les entourent d'un cocon
de soie sur lequel elle bouche la cellule.
Quand la nymphe atteint son plein développement,
elle se transforme en abeille adulte. Elle
quitte alors ce lieu d'isolement pour prendre
part aux diverses activités de la
ruche.
Dans
la ruche, des cellules sont réservées
à l'emmagasinage du miel et de la
cire. D'autres plus vastes sont réservées
aux filles de la reine : les princesses
!
Mais,
il y a aussi une armée de mâles
inactifs. Leur seul travail est de féconder
la reine quand elle s'envole au printemps
en quittant la ruche.
Des
troupes entières la suivent, alors
qu'elle ne cesse de s'élever
dans son vol grâce à ses longues
et puissantes ailes. Une course poursuite
inégale s'engage, seuls les plus
résistants continuent. Mais
ils meurent de fatigue l'un après
l'autre. et tombent successivement
jusqu'à ce qu'il n'en reste qu'un
seul, le plus fort. C'est alors que la reine
descend vers lui et se livre à lui
en toute soumission pour qu'il la féconde
et il meure à son tour. La reine
rentre pleine pour déposer ses œufs
dans la ruche, et l'histoire recommence
de nouveau.
N'est-ce
pas là une organisation unique, une
répartition stricte des fonctions
et une entraide jusqu'au sacrifice ! Il
y a là assurément un
langage approprié pour permettre
une telle efficacité !
Il
est, certainement, étonnant d'apprendre
que parmi les modes de communication des
abeilles, il y a la danse ! Ainsi les abeilles
parlent avec les signes, le langage, les
mouvements et la danse. Quand une abeille
retournant des prés a découvert
des fleurs proches et pleines de nectar,
elle le signale par une danse, qu'elle
effectue en tournant en rond et en battant
des ailes. Ensuite, elle dépose une
goutte de nectar que les ouvrières
sentent afin de bien garder en mémoire
son odeur et puissent se diriger vers sa
source. Si les fleurs découvertes
sont à une distance de plus de cent
mètres, l'abeille doit nécessairement
leur désigner le lieu exact !
Ainsi,
quand elle effectue une danse selon un cercle
traversé diamétralement par
une ligne (en forme de huit), c'est cette
ligne qui indique la direction du champ
où se trouvent les fleurs. Elle va
s'avancer en suivant cette ligne et en soulevant
son abdomen à un rythme rapide si
la distance est moyenne, à un rythme
lent si elle est grande. Ses yeux ne cessent,
entre temps, de fixer la direction du pré.
Les
ouvrières comprennent ce signe et
s'envolent dans la direction de la ligne
inclinée vers la gauche ou la droite
du soleil, et selon l'angle tracé
par l'abeille au cours de sa danse. Elles
arrivent ainsi exactement à
l'endroit désigné ! »
Après
cet exposé sur le monde des abeilles,
il semble que nous sommes à même
de concevoir l'existence de cette Force
sage, savante et créatrice de toute
chose dans une harmonie merveilleuse
et un ordre parfait !
Tout
cela n'est-il pas extrait des Paroles d'Allah
-
Exalté soit-Il -
dans la sourate «
Les abeilles » :

«
Ton Seigneur a inspiré aux abeilles
: « Etablissez vos demeures dans les
rochers, les arbres et de ce que les hommes
font de treillages ! Puis mangez de tous
les fruits. Suivez les voies de votre Seigneur
telles qu'Il les a frayées pour vous
! Une liqueur aux saveurs variées,
aux effets salutaires pour les humains est
sécrétée par leur abdomen.
Il y a là, sûrement, un signe
pour des gens qui réfléchissent.
» Sourate
16. « Les abeilles », versets
68-69.
En
méditant attentivement ces verset,
on trouvera certainement qu'ils résument
d'une manière éloquente et
concise certains des aspects merveilleux
des abeilles, bien plus que ne l'a fait
Moustafâ Mahmoûd et tout autre
chercheur !
Ces
deux versets ont insisté sur des
sujets essentiels dont le développement
de chacun d'eux exigerait tout un livre
à lui seul. En voici les points importants
:
1.
le choix des ruches selon les conditions
ambiantes et l'environnement,
2.
le choix de l'alimentation adéquate
par les abeilles,
3. comment trouver le
chemin menant aux aliments,
4.
le miel que
les abeilles produisent aux couleurs et
saveurs diverses selon l'origine,
5.
les vertus du miel.
C'est
la raison pour laquelle ces versets se terminent
en signalant avec force, que seuls
les gens sensés et doués d'une
force de méditation mûre et
fertile se préoccupent de ces signes
miraculeux,
et savent en tirer bon nombre de leçons
et d'enseignements utiles (« Il y
a là, sûrement, un signe pour
des gens qui réfléchissent.
»).
Pour
finir, voici quelques passages coraniques
où sont regroupés plusieurs
versets se rapportant à l'univers
et embrassant à la fois les plantes,
les planètes, l'homme, les arbres,
les fruits...
Notre
sujet ne nous permet pas de nous étendre
sur l'exposé de ces merveilles et
d'en examiner tous les détails concernant
les miracles divins. Il appartient au lecteur,
s'il désire de plus amples détails,
d'approfondir ces notions en se référant
aux livres spécialisés.
Cependant,
dans les versets que nous allons citer se
distingue une image de la vie à son
commencement, puis pendant son développement
et son épanouissement. Ainsi apparaît
une image de la beauté qui englobe
tout l'univers, aussi bien sa terre que
son ciel.
On
y lit une image de l'homme, le maître
de cette planète, et comment on
lui a éclairé la terre grâce
à des « lampes » (lune,
soleil) se trouvant dans le ciel. Comment
les fruits poussent pour lui sur toutes
sortes d'arbres. Comment on a coordonné,
pour lui, les mouvements du soleil et de
la terre afin qu'il trouve la nuit pour
se reposer et le jour pour partir en quête
de ses besoins vitaux ; afin que l'année
soit divisée en saisons pour pratiquer
l'agriculture, et sentir que la Miséricorde
de son Créateur s'est étendue
à toute chose et lui a donné
tout ce qui lui assure sa subsistance
et son développement.
Allah
-
Exalté soit-Il -
dit :

«
Allah est Celui qui fend le grain et fait
éclater le nuvau .' Il,fait sortir
le vivant du mort et surgir le mort du vivant.
Tei est bien Allah ! Comment pourrait-on
Le méconnaître ?!
» Sourate
6, « Les bestiaux », verset 95.
C'est-à-dire
: comment vous laissez-vous détourner
de ces miracles étonnants ?

«
C'est Lui (Allah) qui fait éclater
l'aube nouvelle. Il fit de la nuit une phase
de repos et du soleil et de la lune des
repères précis de calcul.
Tel est l'ordre décrété
par Allah. Il est par Le Tout-Puissant, L'Omniscient.
» Sourate
6, « Les bestiaux », verset
96.

« C'est Lui qui fit pour vous
les étoiles afin que vous vous orientiez
grâce à elles dans les ténèbres
de la terre et de la nier. Autant de signes
certains pour des esprits en quête
de vérité ! C'est Lui qui
vous créa à partir d'un être
unique à l'origine, se dédoublant
ensuite en mâle porteur de germes
et de fenïelle offrant un réceptacle.
Tels se trouvent clairement exposés
Nos Signes pour quiconque entend y réfléchir.
» Sourate
6, « Les bestiaux », versets
97-98.

« Et c'est Lui qui, du ciel, a fait descendre l'eau. Puis par elle, Nous fîmes
germer toute plante, de quoi Nous fîmes sortir une verdure, d'où Nous
produisîmes des grains, superposés les uns sur les autres; et du palmier, de sa
spathe, des régimes de dattes qui se tendent. Et aussi les jardins de raisins,
l'olive et la grenade, semblables ou différent les uns des autres. Regardez
leurs fruits au moment de leur production et de leur mûrissement. Voilà bien là
des signes pour ceux qui ont la foi.
»
Sourate
6, « Les bestiaux », verset
99.
Jusqu'à ce qu'Allah
-
Exalté soit-Il -
dit :


«
Voilâ Allah, votre Seigneur ! Nul dieu
autre que Lui, Le Créateur universel.
Adorez-Le ! II veille attentivement
sur tout ! Les regards ne sauraient L'atteindre
quand Lui-même pénètre
les regards. Il est Le Subtil, L'Informé.
» Sourate
6, « Les bestiaux », versets
102-103.

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