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accueilAl iman ~ La Foi - Allah - Ses plus Beaux Attributs - L'Existence (al-Woujoûd ) - La deuxième Catégorie d'Indices...

 

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Deuxième Catégories d'Indices prouvant l'existence d'Allah : les Preuves Coraniques.

Allah - Exalté soit-Il - dit :

« Certes il y a dans la création des cieux et de la terre, dans l'alternance de la nuit et du jour, dans les navires qui voguent en mer chargés de précieuses denrées, en l'eau qu'Allah précipite des nuées pour revivifier le sol desséché, dans les êtres pullulant sur terre, dans les mouvements programmés des vents et dans les nuages soumis entre ciel et terre, il y a dans tout cela des signes évidents pour ceux qui savent en déceler le sens ! » Sourate 2, « La vache », verset 164.


Nous sommes vraiment devant plusieurs signes, et non un seul, prouvant l'existence d'Allah - Exalté soit-Il - et indiquant l'excellence de Ses Attributs et Ses actes.

Ainsi le ciel qui se tient au-dessus de nos têtes, sans piliers, les étoiles qui tournent sur leurs orbites, les planètes assemblées en ordre autour de leur soleil, et les lois régissant les attractions qui les lient, le trajet de chaque étoile sur sa propre orbite qu'elle ne quitte jamais, l'appartenance de chaque corps céleste à la famille qui lui correspond et sa course à la vitesse qui lui convient...Tout cela évolue dans un espace dont l'étendue ne peut être conçue par l'homme ; peu des secrets de l'univers lui ont été dévoilés, malgré tous les efforts qu'il n'a cessé de déployer pour les découvrir !

L'homme a en effet dévoilé un certain nombre de ces secrets et en a tiré profit. Il a cependant découvert l'étendue de son ignorance et la limite de sa science, face à l'immensité de l'univers. Il a compris que ce qu'il ignore est infiniment plus grand que ce qu'il sait.

En vérité, Allah - Exalté soit-Il - dit la vérité, quand Il annonce ceci à l'homme:


« On ne vous a donné de la science que très peu ! »
Sourate 17, « Le voyage nocturne », verset 85.


La planète Terre où nous vivons est remplie de signes tels : la terre ferme et la mer, la plaine et la montagne, les torrents, les fleuves et les ruisseaux, l'atmosphère qui protège la terre, les nuages qui la couvrent, et les ondes qui l'entourent et qui emplissent tout l'univers... Il s'y trouve toutes sortes de créatures : les hommes, les animaux, les végétaux, les insectes, les virus, les microbes, les levures, les poissons vivant sous l'eau et les oiseaux vivant dans les airs.

Tout ces mondes se côtoient, et chacun a reçu ce qui lui convient selon une juste mesure et une proportion minutieusement calculée comme le dit Allah - Exalté soit-Il - :

« Et la terre Nous l'étendîmes. Nous y plaçâmes des masses d'ancrage (les montagnes.) et Nous y flmes pousser toutes sortes de choses selon un équilibre bien défini. » Sourate 15, « al-Hijr », verset 20.


Si l'homme prenait la peine de porter un regard réfléchi sur les signes parsemés dans le ciel, la terre, les étoiles et les planètes, il tremblerait, très certainement, de tout son être devant la grandeur infinie d'Allah, et ne pourrait nullement s'empêcher de se soumettre humblement à la Puissance indicible du Seigneur.

Cela est évident aussi dans l'alternance de la nuit et du jour selon un calcul minutieux. La nuit s'allonge dans une certaine mesure et se raccourcit dans une autre, avec des variations qui interviennent au cours de l'année. Or, des millions d'années se sont écoulées sans que cet ordre ne dévie de la valeur d'un cheveu !

Et les navires qui voguent sur les mers et les océans chargés de lourds fardeaux emmenant les hommes où ils veulent et comme ils veulent. Une loi précise qu'ils doivent respecter, régit leurs rapports avec l'eau, sinon ils vont à leur perte en la transgressant.

L'eau des océans, des mers, des rivières, et d'ailleurs s'évapore sous l'effet du soleil, il en résulte des nuages. Des vents divers les conduisent à des endroits déterminés où le climat est propice à ce qu'il pleuve sur une terre préparée à recevoir la pluie. Des rivières ont pour rôle d'acheminer cette eau à toutes les créatures vivantes et la vie s'y répand.

 

Allah - Exalté soit-Il - a donc bien raison de dire :

« Nous avons fait à partir de l'eau toute chose vivante. Ne croient-ils donc pas ? » Sourate 21, « Les prophètes », verset 30.


Allah - Exalté soit-Il - dit aussi :

« Nous lançâmes les vents comme facteurs de fécondation et Nous flmes descendre du ciel une eau dont Nous vous avons abreuvés et dont vous ne détenez pas les réserves. » Sourate 15, « al-Hijr », verset 22.


Ainsi, cet exposé prouve l'existence d'un Auteur Suprême, Sage, Savant et Capable. Aucun homme sensé ne peut affirmer le contraire. C'est pour cela que le verset se termine par cette Parole convaincante d'Allah :

« Ce sont là des signes pour des gens doués de raison. »
Sourate 16 Les abeilles (An-Nahl). Verset 11.


Pour des arguments supplémentaires, et mieux saisir cette sagesse infinie avec laquelle Allah - Exalté soit-Il - a préconçu la création des cieux, de la terre, de ce qu'ils renferment en eux, entre eux et autour d'eux, lisons les vérités scientifiques mentionnées par le professeur Sa'îd Hawwâ dans son livre : Dieu ( Gloire à Sa Grandeur ), où il écrit entre autres :

 1. Si l'écorce terrestre était plus épaisse qu'elle ne l'est de la valeur de quelques pieds, elle aurait absorbé tout le gaz carbonique et l'oxygène de l'atmosphère et la vie sur terre serait devenue impossible.

 

2. Si l'épaisseur de l'atmosphère était inférieure à ce qu'elle est, les météores qui se consument tous les jours par millions dans la couche externe de l'atmosphère frapperaient toutes les parties de la sphère terrestre et brûleraient toute matière combustible.

 

3. Si le soleil n'avait que la moitié de son rayonnement actuel nous serions gelés ; et si son rayonnement augmentait de moitié, nous serions depuis longtemps réduits en cendre.

 

4. Si la distance entre la lune et la terre était de vingt mille kilomètres au lieu de sa distance actuelle, les marées seraient si fortes que la terre serait entièrement submergée deux fois par jour par des flots capables d'éliminer les montagnes elles-mêmes.

 

5. Si le taux d'oxygène dans l'atmosphère était de 50% au lieu de 21 %, tout ce qui se peut se consumer dans l'univers serait menacé d'inflammation, à tel point qu'il suffirait qu'une seule étincelle d'un éclair frappe un arbre pour brûler immanquablement toute une forêt.

 

6. Si le taux d'oxygène n'était que de 10%, la civilisation humaine n'aurait pas pu atteindre son niveau actuel.

 

7. Sans la pluie, la terre serait réduite à un désert sans vie. Sans les vents, les mers et les océans, la vie deviendrait impossible. Si l'évaporation de l'eau n'était pas différente de l'évaporation du sel, il n'y aurait pas de vie. Si la vapeur d'eau n'était pas moins dense que l'air, il n'y aurait plus de vie.

 

8. Si, dans l'atome, les électrons étaient collés aux protons et si les atomes étaient collés les uns aux autres au point d'annuler les espaces qui les séparent, le globe terrestre aurait le volume d'un oeuf. Où pourraient alors se trouver l'homme et les autres êtres vivants ?

 

9. Si les éléments ne se combinaient pas les uns avec les autres, il deviendrait impossible de trouver de la terre, de l'eau, des arbres, des animaux et des végétaux.

 

10. Sans les montagnes, la terre serait partie en éclats et n'aurait pas eu cette écorce terrestre propice à la vie.

 

Dis-moi donc, par Allah, si tout cela est le produit d'une balance, d'une sagesse, d'une conception et d'une science universelle, ou est-ce le fruit du hasard, et qui a évolué par hasard et perdure par la force du hasard ?! Allah est infiniment au-dessus de ce que disent les menteurs. Allah - Exalté soit-Il - dit :


 

« Que l'homme regarde donc de quoi il a été créé. Il a été créé d'une eau jaillissante. Elle sort d'entre les lombes et les côtes. » Sourate 86 « L'astre nocturne », versets 5-7.


Allah - Exalté soit-Il - dit aussi :

 

« Nous avons effectivement créé l'homme à partir d'une lignée extraite de l'argile. Puis Nous en fîmes un peu de liquide (spermatique) dans un lieu de fixation solidement implanté. Puis Nous fîmes du liquide une adhérence, Nous fîmes de l'adhérence un embryon ; puis, de cet embryon nous avons créé des os et Nous avons revêtu les os de chair, puis Nous en fîmes une autre créature (par l'insufflation de la vie). Béni soit Allah, Le meilleur des créateurs ! » Sourate 23 « Les croyants », versets 12-14.


Allah - Exalté soit-Il - dit encore :

« Il y a aussi des signes en vous-mêmes, n'avez-vous donc pas des yeux pour voir ? »  Sourate 51 « Qui dispersent », verset 21.


La réflexion sur le contenu de ces versets, comme l'un des indices prouvant l'Existence d'Allah - Exalté soit-Il - , Puissant, Savant, Omnipotent et Sage, ne nécessite pas un grand effort, car ce qu'on a cité au sujet des phases progressives de la création de l'homme est une chose désormais bien établie par la science moderne, bien qu'ayant été forrnulée il y a déjà quatorze siècles ! Cela est la preuve du caractère miraculeux du Coran. Cela montre aussi que ce Coran provient d'un Seigneur existant et parfait !

L'étude de l'homme et des merveilles que comporte sa formation a toujours été le but de la recherche des spécialistes en la matière. La constitution de l'homme a toujours été la source de leur étonnement, si bien, qu'après de longues études, le docteur américain Alexis Karel, en collaboration avec d'éminents médecins et collaborateurs, écrivit son fameux livre L'homme, cet inconnu. Toute cette recherche concernait l'homme. Il a finalement affirmé que plusieurs zones de l'être humain étaient encore du domaine de l'inconnu. Parmi les choses étonnantes qu'il a citées au sujet de la constitution de l'homme, l'auteur dit :

« Le sang est un tissu, comme tous les autres tissus. Il se compose d'environ 30.000 milliards de globules rouges, et de 50 milliards de globules blancs. Mais ces cellules ne sont pas, comme celles des autres tissus, immobilisées par une charpente. Elles sont suspendues dans un liquide visqueux, le plasma. Le sang est un tissu mouvant, qui s'insinue dans toutes les parties du corps. Il porte à chaque cellule la nourriture dont elle a besoin. En même temps, il sert d'égout collecteur aux produits de déchet de la vie tissulaire. Mais il contient aussi des substances chimiques et des cellules capables d'opérer des reconstructions organiques dans les régions du corps où elles sont nécessaires. »


Il dit à propos de la peau de l'homme :
 

« La peau et ses dépendances jouent, à notre égard, le rôle d'un attentif gardien. Elles laissent entrer en nous certaines des choses des mondes physiques et psychologiques, et excluent les autres. Elles sont la porte toujours ouverte, et néanmoins surveillée, de notre système nerveux central. Il faut les considérer comme un aspect très important de nous-mêmes. »

Il dit encore :

« Notre surface intérieure est beaucoup plus grande que celle de la peau. L'étendue couverte par les cellules aplaties des alvéoles pulmonaires est immense. Elle est approximativement égale à un rectangle de cinquante mètres de longueur et de dix mètres de largeur. »


Nous sommes donc en présence d'une usine chimique fabriquant plus de produits que n'importe qu'elle usine conçue par l'intelligence de l'homme. Et nous voici devant un réseau de communication plus dense que tous les systèmes de transport et de distribution que le monde ait jamais connu. Toutes ces opérations se réalisent sans encombrement et dans l'ordre le plus parfait. Si toutes ces opérations extraordinaires se font dans un tel ordre parfait, peut-on parler, dès lors, de hasard aveugle ? L'ordre ne s'oppose-t-il pas par principe à l'idée même du hasard ! En vérité, tout cela est I'oeuvre d'un Créateur Novateur et Sage.

Est-ce I'oeuvre du hasard, ou est-ce I'oeuvre humaine ? Point du tout ! C'est I'oeuvre du Dieu unique pour Qui rien n'est impossible !

Ainsi, nous voyons qu'en observant les merveilles de la nature et de l'univers dans ses divers domaines et en les examinant en profondeur, on a la preuve qu'il y a là un plan préconçu et une finalité, et que ce plan est entièrement exécuté conformément à la volonté du Créateur.

A la lumière de tout cela, notre esprit doit reconnaitre ses limites et son incapacité à atteindre les immensités de l'Infini. Nous n'avons d'autre choix que de reconnaitre et de croire en l'existence du Créateur ordonnateur de toutes choses, y compris des atomes, des planètes et des corps célestes.

Le sage professeur, Cheikh Tantâwî Jawhari, dit dans son commentaire du Coran intitulé Les Vérités essentielles tome 2, p. 46, concernant la constitution extraordinaire de l'homme :

« Je me demande quelle ingénierie, quel plan et quels critères de mesure se trouvent dans l'utérus pour qu'il respecte les mensurations nécessaires à chaque phase de l'évolution du foetus, et pour que les organes de l'être humain et ses appareils sensoriels soient organisés selon un ordre parfait :

 

1. Ainsi la taille de l'homme est égale à huit fois la longueur d'un empan de sa propre main. Entre sa rotule et son talon il y a deux empans, de ses genoux à ses hanches il y a deux empans, entre ses hanches et la face supérieure de son coeur, il y a deux empans. Entre la face supérieure du coeur et la raie de ses cheveux, il y a deux empans. Tout cela selon des mesures et des proportions égales, de même que sont égales les mesures des doigts de la main et des orteils !

2. Si l'homme étend ses deux bras à droite et à gauche, à l'exemple d'un oiseau qui déploie ses ailes, la distance entre l'extrémité de ses doigts de la main droite jusqu'à celle des doigts de sa main gauche, est égale à huit empans, la moitié de cette longueur se situe au niveau de ses clavicules, le quart se situe au niveau de son coude !

3. S'il lève les bras au-dessus de sa tête, la distance entre l'extrémité de ses doigts et ses talons, est de dix empans, à savoir l'équivalent de sa taille plus un quart !

4. La longueur de son visage, de la limite de son cuir chevelu à la pointe de son menton, équivaut à son propre empan et 1/8 d'empan !

5. la distance entre ses deux oreilles, est d'un empan un quart !

6. L'orbite de chacun de ses yeux mesure le huitième de son propre empan !

7. Son auriculaire et son pouce ont la même longueur ! »

Ce ne sont là que quelques-unes des nombreuses mensurations étonnantes du corps humain, quand il est bien formé.

Et Allah - Exalté soit-Il - dit avec raison :



 

« Ô Homme ! Qu'est-ce qui t'a donc induit en erreur au sujet de ton Seigneur Qui t'a créé, puis t'a modelé selon les proportions les plus harmonieuses ? En quelle belle image Il a bien voulu te monter ! » Sourate 82, « Le ciel qui s'entrouve », versets 6-8.


 Allah - Exalté soit-Il - dit aussi :

« Celui qui a créé sept cieux superposés sans que tu voies de disproportion en la création du Tout Miséricordieux. Ramène [sur elle] le regard. Y vois-tu une brèche quelconque ? » Sourate 67, « La royauté », verset 3.


Le docteur Moustafâ Mahmoûd dit, en parlant du cerveau humain :

« Le cerveau est une gigantesque centrale. Il contient cent mille millions de fibres nerveuses venant des différents endroits de l'organisme. Le seul nerf optique contient un million de fibres nerveuses provenant de l'oeil ; dès lors, on peut imaginer quel sera le nombre de fibres comprises dans les autres nerfs... Toutes ces fibres se rencontrent dans le cerveau qui se charge d'analyser leurs messages et d'y répondre d'une façon étonnante et par des actes instantanés !

 

En plus de ces fibres, on trouve des millions d'autres fibres qui assurent la connexion dans le cerveau lui-même entre les diverses zones de décision, et où le cerveau joue un autre rôle, à savoir celui de la réflexion en plus des réactions en réponse aux différents signaux.

 

Quant aux organes sensitifs, à chacun d'eux correspond une zone bien déterminée dans le cerveau, et des centres plus petits qui leur sont apparentés :

-       Le centre de la vue se trouve à l'arrière du cerveau (lobe occipital).

-       Les centres du toucher et de l'ouïe se trouvent au niveau du lobe temporal.

-       Les centres moteurs se situent au niveau du lobe frontal.

-       Les centres de l'équilibre se trouvent en arrière du cerveau dans des petits glomérules spéciaux formant le cervelet. - Les centres respiratoires et cardiaques se trouvent au niveau du bulbe au-dessus de la moelle épinière (au-des­sous du 4eme ventricule).

-       Quant à la pensée, l'imagination, la mémoire, la perception de l'avenir, la sensation de l'existence, la conception des choses, la volonté et la planification, elles forment un grand rassemblement nerveux spécial (lobe frontal), dont nulle créature n'a son pareil.

C'est ainsi que toute activité a son centre particulier y compris l'affection, l'instinct, la sexualité, la douleur, la jouissance et le sommeil. Dans chaque centre, des millions de cellules veillent comme des fonctionnaires de la sécurité et sont en état d'alerte continue pour répondre à la moindre impulsion nerveuse.

A chaque moment affluent des millions de signaux et de messages nerveux provenant de l'épiderme, de l'oeil, de l'oreille, du nez, des organes internes, du coeur, des vaisseaux sanguins, du foie, des poumons, de tout endroit quelconque du corps et portant au cerveau des renseignements et des avertissements. Et ce, en plus des fibres de connexion internes dans le cerveau unissant les différents centres. Ce sont ces voies d'association qui établissent les connexions indispensables entre ces divers centres.

Instantanément, les fibres nerveuses partant du cerveau portent les influx nerveux déclenchés par ces avertissements qui se traduisent par l'ordre aux muscles de bouger ou, aux diverses glandes de sécréter leurs substances, et par des indications données à chaque organe pour qu'il adopte une ligne de conduite déterminée. Toutes ces activités complexes représentent le rôle déterminant du cerveau. »


Cela n'est-il pas contenu dans les paroles d'Allah
- Exalté soit-Il - .

Il dit :

« Notre Seigneur, dit Moïse, est Celui qui donna à toute créature sa propre nature puis a montré la bonne voie. » Sourate 20, « Tâhâ », verset 50.


Est-il possible que tout cela soit autre chose que I'oeuvre Du Très Sage (al-Hakîm ) et du Très Instruit (al-Khabir ) ? 

Allah - Exalté soit-Il - dit : 

« Telle est l'oeuvre d'Allah qui a tout fâçonné à la perfection. Il est parfaitement au courant de ce que vous faites. » Sourate 27, « Les fourmis », verset 88.


Si nous poursuivions ce discours concernant les merveilles de l'organisme humain depuis sa conception jusqu'à ce qu'il ateigne son terme, puis qu'il naisse, puis qu'il passe par les différents stades de développement progressifs ; et si nous énumérions tout ce qu'Allah a mis à sa disposition pour sa survie comme nourritures, boissons, air et climats, ainsi que la prééminence qu'Il lui accordé entre toutes les créatures, cela exigerait de nombreux volumes.

Si l'on faisait l'inventaire des sujets traités par les sciences humaines, on les trouverait extrêmement nombreux. Chacune de ces sciences essaie avec acharnement de comprendre l'homme, ses besoins, sa moralité, sa psychologie, ses prédispositions sociales et politiques, ses guerres, ses paix, ses maladies, sa médication, etc.

Cependant, l'homme ne suffit-il pas à lui seul pour confirmer l'existence d'un Créateur infiniment Sage, Savant et Ordonnateur de toute chose ?

Très certainement ! Et c'est pour cette raison, que les Musulmans se sont libérés du fardeau du doute et de l'hésitation une fois que la Vérité leur est apparue clairement, et que les jalons de leur chemin leur ont été indiqués. Ils proclamèrent : « Notre Seigneur est Allah ! » puis ils adoptèrent la voie de la rectitude et furent, grâce à cela, les gens les plus heureux. Ils eurent le meilleur caractère, accomplirent les meilleures actions, eurent la conscience la plus pure et furent sur le chemin le plus droit.

Allah - Exalté soit-Il - dit à leur sujet :

« Il en est ainsi parce que ceux qui ont mécru ont suivi le Faux et que ceux qui ont cru ont suivi la Vérité émanant de leur Seigneur. C'est ainsi qu'Allah propose leurs exemples aux gens. » Sourate 47, « Mohammad », verset 3.


Allah - Exalté soit-Il - dit aussi :

« Nulle bête marchent sur terre, nul oiseau volant de ses ailes, qui ne soit comme vous en communauté. Nous n'avons rien omis d'écrire dans le Livre. Puis, c'est vers leur Seigneur qu'ils seront ramenés. » Sourate 6, « Les bestiaux », verset 38.


Allah - Exalté soit-Il - dit encore :

« Il n'y a point de bête sur terre dont la subsistance n'incombe à Allah qui connaît son gîte et son dépòt; tout est dans un Livre explicite. . » Sourate 11, « Houd », verset 6.


Le Seigneur dit aussi :

« Allah créa d'eau tout ce qui bouge sur terre. Il y en a qui marchent sur le ventre, il y en a qui marchent sur deux pattes et il y en a qui marchent sur quatre. Allah crée ce qu'Il veut. Allah est, certes, capable de toute chose. » Sourate 24, « La lumière », verset 45.


 

Si nous examinions soigneusement le monde des animaux, des oiseaux et des insectes, nous y trouverions des merveilles que l'homme est incapable d'expliquer. Il ne peut que dire en les voyant : « Gloire et pureté à Celui qui a tout créé à la perfection, qui a prédestiné et montré la bonne voie et qui a pourvu chaque être de tout ce qu'il lui faut pour vivre, pour se défendre, pour attaquer son ennemi, pour se procurer sa subsistance et pour s'organiser selon le milieu et les conditions où il se meut ! »


Nous allons illustrer ce discours par quelques-unes des affirmations du Cheikh Tantâwî Jawharî dans son Commentaire du Coran, Les vérités essentielles. Nous nous contenterons de rapporter en partie ce qui en est subtil.
 

Première subtilité :

Les chercheurs modernes ont découvert que certaines mouches creusent un trou dans le sol pour y déposer leurs oeufs. Ensuite, elles attrapent une araignée ou un ver qu'elles aspergent de leur poison pour les paralyser, puis les transportent, et les déposent à côté de leurs oeufs et bouchent ensuite le trou. Quand les larves éclosent, elles trouvent ces proies comme fraîches, à leur disposition comme nourriture. En effet, ces insectes ne mangent pas les cadavres. Ainsi, leur mère, qui ne les verront pourtant pas naître, leur préparent ces proies endormies par leur venin et qu'elles mangeront à leur éclosion !

Cela n'est-il pas inclus dans le verset suivant. Allah - Exalté soit-Il - dit :

« Et Tu assures à qui Tu veux sa subsistance sans compter ! » Sourate 2, « La vache », verset 27.


Où donc cette larve, future mouche, a-t-elle appris à répéter ce geste pour ces oeufs futurs, sans ayant eu de mère à ses côtés, sans ayant eu personne pour le lui enseigner ?!


Deuxième subtilité :

Une autre espèce de mouches, dont les larves ne vivent qu'à l'intérieur du corps de certains animaux, perce de sa trompe la peau d'un ver pour y déposer ses nombreux oeufs, sans porter atteinte au système nerveux de l'insecte. Ainsi, à leur éclosion, les larves commencent à se nourrir de la chair et de la graisse de ce ver sans toucher aux nerfs vitaux. Une fois bien développées, elles s'attaquent alors aux nerfs et provoquent la mort du ver ! C'est alors qu'elles sortent du ver. Une fois sorties, chacune d'elles produit pour elle-même un fil solide dont elle s'enveloppe. Toutes les larves s'accrochent au cadavre du ver pour le consumer, au point de le couvrir entièrement et de le cacher à la vue !


Allah est Le Bienveillant ! C'est Lui Le Savant et Le Sage par excellence !
 

Troisième subtilité :

C'est le cas de la lapine qui arrache les poils de son ventre pour en faire un lit à ses petits ! Certains insectes ont encore plus de compassion et de tendresse. Ils arrachent, en effet, tous leurs poils sans se contenter d'une seule partie. Quand ils déposent leurs oeufs, ils les enveloppent de ces poils pour les protéger du chaud, du froid et autres intempéries, et meurent aussitôt après !

C'est le cas de la lapine qui arrache les poils de son ventre pour en faire un lit à ses petits ! Certains insectes ont encore plus de compassion et de tendresse. Ils arrachent, en effet, tous leurs poils sans se contenter d'une seule partie. Quand ils

déposent leurs oeufs, ils les enveloppent de ces poils pour les protéger du chaud, du froid et autres intempéries, et meurent aussitôt après ! 


Quatrième subtilité :

Quand la reine d'une ruche meurt, les autres abeilles élisent l'une d'entre elles et lui apprêtent un espace cinq fois plus vaste. Elles se mettent à la servir et à la nourrir avec de la gelée royale, si bien qu'elle se développe rapidement, et remplit ses fonctions de reine. Elle prend alors leur commandement pour faire régner les lois de la ruche. Ses compagnes ne la choisissent que pour ses qualités requises qu'elles reconnaissent instinctivement.


Cinquième  subtilité :

Dès qu'un ennemi entre dans la ruche, les abeilles le mettent en pièces. Si cet ennemi est petit, elles le jettent à l'extérieur. S'il est trop grand, elles se mettent toutes ensemble pour le piquer à mort. Mais, comme elles ne peuvent pas le sortir de la ruche, elles l'embaument dans une cire spéciale tirée de certains végétaux et en enveloppent son cadavre ; elles se mettent ainsi à l'abri des nuisances de ce cadavre en le momifiant !


Sixième subtilité :

1 Le hérisson grimpe au-dessus de la vigne et jette la grappe de raisin par terre. Il descend ensuite et en mange à satiété. S'il a des petits, il se vautre sur le reliquat qui s'accroche alors à ses épines et leur apporte !

 

2 Il existe une certaine complicité entre le corbeau et le loup. Lorsque le corbeau voit qu'un loup a éventré un mouton, il se présente pour participer au festin, sans que le loup ne lui fasse aucun mal !

 

3 La souris vient boire au récipient de l'huile. Quand son niveau s'abaisse, elle retire l'huile avec sa queue. Quand sa queue ne peut plus l'atteindre, elle remplit sa bouche d'eau qu'elle verse dans l'huile pour faire remonter le niveau !

 

Quant à lui, le docteur Moustafâ Mahmoûd dit :

« Qui a donc appris au poussin à briser sa coquille à l'endroit le plus mince pour pouvoir en sortir ? Qui a appris aux oiseaux leur migration à travers les mers et les déserts vers des lieux lointains où se trouvent une alimentation plus abondante et un meilleur climat pour leur reproduction ?! Qui donc les oriente durant tout leur voyage et leurs périples sans pourtant qu'ils s'égarent ?


Qui a appris au ver à soie à faire ses mues successives, puis à s'isoler pour s'entourer d'un cocon de soie où il s'endort de nombreuses nuits, tels les gens de la caverne, pour en sortir métamorphosé en un beau papillon blanc ?

Qui a appris à l'orvet (serpent) à se fabriquer une nouvelle queue, quand il perd la sienne ? Personne ! Cette science se trouve dans ses cellules mêmes.

Chacune d'elles connaît spontanément son propre rôle et l'exécute !

Il en est de même pour nous : quand on se blesse, nos plaies se referment d'elles-mêmes.

Les arbres également : quand ils sont blessés, ils remplissent leurs plaies d'une sorte de fibrine qui referme l'entaille.

Il en est de même pour notre organisme qui, en l'absence de maladie ou de blessure, nous assure une température constante malgré le chaud et le froid, et un poids constant dans des conditions diverses de faim et de satiété. Il veille à ce que l'on reste en bonne santé, et tout son système de défense fait face aux agressions d'armées innombrables de microbes qui l'assaillent jour et nuit pour le détruire et le dévorer.

C'est cet équilibre minutieux qui est assuré par une activité permanente de notre corps et par des activités incessantes pour corriger toute erreur ; c'est cette harmonie qui nous pousse à la méditation. »

Moustafâ Mahmoûd continue en disant:

« Quant à l'explication scientifique de la vie, qui la réduit à une activité chimique, selon l'affirmation des partisans de la nature qui renient Le Créateur, elle est insuffisante. Car le corps, une fois mort, contient toujours les mêmes substances chimiques qui se trouvent dans le corps vivant. Et la terre renferme les mêmes taux de fer, de cuivre, de carbone, etc. »

Il conclut en disant :

« Le problème appelle à plus de réflexion ! » Il écrit dans un autre chapitre :

« II y a parmi nous des insectes étonnants, qui se nourrissent de curieux aliments : la mouche du pétrole qui vit dans les bassins du pétrole, la mouche qui se nourrit des produits de conservation des cadavres, le cafard des circuits électriques qui vit des fils de plomb !

Il existe des insectes qui ressemblent à des voitures blindées. Leur corps est entouré de plaques d'une matière pareille à l'acier appelée « chitine » capable de résister à toutes les substances chimiques agressives. Ces mêmes insectes sont armés de lances, de poignards et d'épines.

D'autres insectes ont pour armement une petite poche de venin reliée à une fine aiguille (le dard), avec laquelle ils piquent tout ennemi pour le paralyser et le dévorer ensuite.

Certains autres prennent la couleur du milieu ambiant, comme la mante religieuse qui prend la couleur verte des végétaux ou la sauterelle qui prend celle du sable.

Certains autres dégagent un gaz pour chasser leurs ennemis. D'autres se construisent des bastions d'argile bien fortifiés, ou prennent l'apparence de guêpes venimeuses sans pourtant avoir de dard et se rient ainsi de ceux qui les poursuivent. »

L'auteur écrit encore :

« Ce qu'il y a de plus étonnant chez l'insecte, c'est ce qu'on appelle « la connaissance instinctive ». Certains papillons choisissent les feuilles de chou pour y déposer leurs aeufs, bien qu'ils ne s'en nourrissent pas ! C'est cependant une connaissance instinctive interne qui les pousse à le faire, car les chenilles qui sortent de ces oeufs ne mangent que de ces feuilles ! Pourtant ces papillons ne connaissent pas cela d'une façon intellectuelle et consciente. Ils sont incapables de reconnaître même leurs larves ! Cependant ce processus se réalise inconsciemment et sous l'impulsion d'une force inconnue appelée « instinct » !

La guêpe de la boue chasse un ver sur lequel elle dépose son oeuf, puis le place dans son nid, ensuite elle obstrue l'entrée avec un caillou. Quand l'oeuf éclôt, la petite larve trouve près d'elle de quoi se nourrir. Comment donc cette guêpe a-t-elle connu les besoins de ses petits et a su prendre les dispositions qui s'imposent ?

Un autre exemple est celui du moustique qui dépose ses oeufs à la surface de l'eau. Chaque oeuf est muni d'un sac d'air lui permettant de flotter sur l'eau. Etait-il au courant de la poussée d' Archimède ?

Quand à cet insecte appelé l'obusier, il se promène à l'aise devant ses ennemis sans nullement les craindre ; dès que l'un de ces prédateurs ouvre la bouche pour le happer, il presse une poche qui se trouve dans son ventre et, en une seconde, se mélangent les excrétions de trois glandes contenant de l'hydrochitone, du peroxyde d'hydrogène et un enzyme particulier. Le mélange de ces trois produits déclenche une réaction chimique très vive et la production d'un gaz toxique à l'odeur répugnante, qui fait fuir le prédateur saisi de frayeur ! Cet insecte a-t-il donc obtenu un diplôme de chimie de l'Université de Cambridge ? »

Moustafâ Mahmoûd nous fait remarquer : Nul doute, qu'il y a derrière cela un Esprit universel, Qui a donné l'existence à toutes ces créatures et a planifié pour elles tous leurs besoins. Il sait de l'inconnu ce qu'on ne connait point !


Devant la ruche des abeilles :

Le docteur Moustafâ Mahmoûd discute des abeilles, de leur monde merveilleux et des signes qu'elles exécutent. Bien qu'il nous fasse ressentir par son style qu'il est lui-même perplexe, ne sachant pas la nature de cette force mystérieuse qui se tient derrière ces miracles. Est-ce la force de la nature ou la force d'Allah - Exalté soit-Il - !?

Il semble qu'il ait écrit ces lignes alors qu'il était encore dans la période de doute qui l'a finalement conduit à la foi, jusqu'à ce qu'il écrive son livre Mon voyage du doute à la foi.

Dans un style captivant le docteur Moustafâ Mahmoûd écrit : « La simple observation d'une petite fourmi est certainement source de stupéfaction. Comment cette fourmi a-t-elle appris à construire sa fourmilière avec son architecture complexe, ses couloirs, ses labyrinthes, ses chambres et ses magasins ? Comment s'est-elle organisée en une société où les spécialités et les fonctions sont si minutieusement réparties ?!

Comment certaines espèces d'abeilles ont-elles appris à semer une plante appelée « pain du corbeau » ?

Comment ont-elles appris à traire un autre insecte comme celui de la manne qu'elle conduit en troupeaux devant elle ? Des quantités impressionnantes d'abeilles vivent en société bien structurée et ordonnée, ce qui veut dire qu'elles ont leur propre langage et mode de communication !

Les dernières recherches à ce sujet affirment que les abeilles communiquent entre elles grâce à un langage chimique. Ainsi, en observant une ruche d'abeilles, on voit de temps à autre deux abeilles se rencontrer et échanger entre elles une sorte de baiser et de chuchotement. Ce n'est en réalité ni un baiser, ni un chuchotement. Chacune des deux abeilles sécrète dans la bouche de l'autre une salive spéciale contenant un symbole chimique au sens bien déterminé lui indiquant : « faisons telle ou telle chose ». Il en est de même quand l'ouvrière reçoit l'oeuf pondu par la reine pour l'entourer de ses soins. L'abeille ouvrière reçoit l'oeuf enrobé d'une substance chimique particulière sécrétée par les glandes de la reine. Quand elle lèche cette substance, elle reçoit un message codé contenant toutes les instructions se rapportant aux soins à prodiguer à l'oeuf !

II y a chez la fourmi une chose qu'on ne peut nommer cerveau, mais qui agit comme une intuition qui la pousse à emmagasiner les grains, les miettes de nourriture et les restes, qu'elle garde avec vigilance contre les agressions des pillards afin de se préparer pour l'hiver. Elle n'a pourtant aucune capacité mentale, ni aucune imagïnation pour se représenter l'avenir et ses besoins.

C'est cette même intuition, qui permet à la fourmi de s'attaquer à un ver plusieurs fois plus gros qu'elle. Elle saute avec légèreté sur son dos, le saisit par le cou avec deux mandibules pareils à des tenailles, injecte dans ses centres nerveux une substance anesthésiante qui le paralyse totalement. Elle. fait tout cela en quelques secondes, puis traîne cette. proie docile et soumise: jusqu'à sa fourmilière !

Comment donc est-elle au courant des centres nerveux du ver et de leur emplacement ? Elle fait toujours ce qu'il faut et au moment qu'il faut !
 

Le langage des abeilles :

C'est sous ce titre que Moustafâ Mahmoûd a écrit ce qui suit dans son style saisissant, simple et aisé :

« Avez-vous jamais observé une ruche d'abeilles ? C'est une observation qui vaut le risque !

Sont postés à la porte de la ruche, des gardes brandissant leurs armes (celui qui a expérimenté la piqûre du dard de l'abeille sait très bien de quoi l'on parte et connaît l'efficacité de cette arme).

Ailleurs, se trouve un certain nombre d'abeilles n'ayant d'autre travail que celui de battre continuellement des ailes pour propulser de l'air pur à l'intérieur de la ruche afin de l'aérer.

En avançant un peu à l'intérieur de la ruche, il se peut que l'on rencontre un rat mort ayant connu ce triste sort à cause de sa gourmandise excessive pour le miel. Un tel combat ne demande, en général, pas plus de quelques minutes au bout desquelles le rat est totalement paralysé suite aux piqûres d'abeilles qui finissent par le tuer.

Mais le spectacle vraiment saisissant est celui du combat de deux reines jusqu'à la défaite de l'une d'elle par sa mort ou son départ de la ruche pour fonder sa propre ruche ailleurs. Le reste des sujets se tient autour d'elles, plein de crainte et de respect sans oser s'interposer.

Quant à l'abeille ouvrière, elle est, très certainement, un grand architecte. La preuve en est les belles cloisons qui délimitent des milliers de petites chambres ou cellules hexagonales, à la géométrie parfaite où la reine dépose ses oeufs, un oeuf dans chaque ! Toute une armée d'ouvrières entoure ces oeufs de soins jusqu'à l'éclosion des larves, qu'elles nourrissent de miel jusqu'à leur mutation en nymphes. Ensuite, elles les entourent d'un cocon de soie sur lequel elle bouche la cellule. Quand la nymphe atteint son plein développement, elle se transforme en abeille adulte. Elle quitte alors ce lieu d'isolement pour prendre part aux diverses activités de la ruche.

Dans la ruche, des cellules sont réservées à l'emmagasinage du miel et de la cire. D'autres plus vastes sont réservées aux filles de la reine : les princesses !

Mais, il y a aussi une armée de mâles inactifs. Leur seul travail est de féconder la reine quand elle s'envole au printemps en quittant la ruche.

Des troupes entières la suivent, alors qu'elle ne cesse de s'élever dans son vol grâce à ses longues et puissantes ailes. Une course poursuite inégale s'engage, seuls les plus résistants continuent. Mais ils meurent de fatigue l'un après l'autre. et tombent successivement jusqu'à ce qu'il n'en reste qu'un seul, le plus fort. C'est alors que la reine descend vers lui et se livre à lui en toute soumission pour qu'il la féconde et il meure à son tour. La reine rentre pleine pour déposer ses œufs dans la ruche, et l'histoire recommence de nouveau.

N'est-ce pas là une organisation unique, une répartition stricte des fonctions et une entraide jusqu'au sacrifice ! Il y a là assurément un langage approprié pour permettre une telle efficacité !

Il est, certainement, étonnant d'apprendre que parmi les modes de communication des abeilles, il y a la danse ! Ainsi les abeilles parlent avec les signes, le langage, les mouvements et la danse. Quand une abeille retournant des prés a découvert des fleurs proches et pleines de nectar, elle le signale par une danse, qu'elle effectue en tournant en rond et en battant des ailes. Ensuite, elle dépose une goutte de nectar que les ouvrières sentent afin de bien garder en mémoire son odeur et puissent se diriger vers sa source. Si les fleurs découvertes sont à une distance de plus de cent mètres, l'abeille doit nécessairement leur désigner le lieu exact !

Ainsi, quand elle effectue une danse selon un cercle traversé diamétralement par une ligne (en forme de huit), c'est cette ligne qui indique la direction du champ où se trouvent les fleurs. Elle va s'avancer en suivant cette ligne et en soulevant son abdomen à un rythme rapide si la distance est moyenne, à un rythme lent si elle est grande. Ses yeux ne cessent, entre temps, de fixer la direction du pré.

Les ouvrières comprennent ce signe et s'envolent dans la direction de la ligne inclinée vers la gauche ou la droite du soleil, et selon l'angle tracé par l'abeille au cours de sa danse. Elles arrivent ainsi exactement à l'endroit désigné ! »

Après cet exposé sur le monde des abeilles, il semble que nous sommes à même de concevoir l'existence de cette Force sage, savante et créatrice de toute chose dans une harmonie merveilleuse et un ordre parfait !

Tout cela n'est-il pas extrait des Paroles d'Allah - Exalté soit-Il - dans la sourate « Les abeilles » :


 

« Ton Seigneur a inspiré aux abeilles : « Etablissez vos demeures dans les rochers, les arbres et de ce que les hommes font de treillages ! Puis mangez de tous les fruits. Suivez les voies de votre Seigneur telles qu'Il les a frayées pour vous ! Une liqueur aux saveurs variées, aux effets salutaires pour les humains est sécrétée par leur abdomen. Il y a là, sûrement, un signe pour des gens qui réfléchissent. » Sourate 16. « Les abeilles », versets 68-69.


En méditant attentivement ces verset, on trouvera certainement qu'ils résument d'une manière éloquente et concise certains des aspects merveilleux des abeilles, bien plus que ne l'a fait Moustafâ Mahmoûd et tout autre chercheur !

Ces deux versets ont insisté sur des sujets essentiels dont le développement de chacun d'eux exigerait tout un livre à lui seul. En voici les points importants :

1. le choix des ruches selon les conditions ambiantes et l'environnement,

2. le choix de l'alimentation adéquate par les abeilles,

3. comment trouver le chemin menant aux aliments,

4. le miel que les abeilles produisent aux couleurs et saveurs diverses selon l'origine,

5. les vertus du miel.

C'est la raison pour laquelle ces versets se terminent en signalant avec force, que seuls les gens sensés et doués d'une force de méditation mûre et fertile se préoccupent de ces signes miraculeux, et savent en tirer bon nombre de leçons et d'enseignements utiles (« Il y a là, sûrement, un signe pour des gens qui réfléchissent. »).

Pour finir, voici quelques passages coraniques où sont regroupés plusieurs versets se rapportant à l'univers et embrassant à la fois les plantes, les planètes, l'homme, les arbres, les fruits...

Notre sujet ne nous permet pas de nous étendre sur l'exposé de ces merveilles et d'en examiner tous les détails concernant les miracles divins. Il appartient au lecteur, s'il désire de plus amples détails, d'approfondir ces notions en se référant aux livres spécialisés.

Cependant, dans les versets que nous allons citer se distingue une image de la vie à son commencement, puis pendant son développement et son épanouissement. Ainsi apparaît une image de la beauté qui englobe tout l'univers, aussi bien sa terre que son ciel.

On y lit une image de l'homme, le maître de cette planète, et comment on lui a éclairé la terre grâce à des « lampes » (lune, soleil) se trouvant dans le ciel. Comment les fruits poussent pour lui sur toutes sortes d'arbres. Comment on a coordonné, pour lui, les mouvements du soleil et de la terre afin qu'il trouve la nuit pour se reposer et le jour pour partir en quête de ses besoins vitaux ; afin que l'année soit divisée en saisons pour pratiquer l'agriculture, et sentir que la Miséricorde de son Créateur s'est étendue à toute chose et lui a donné tout ce qui lui assure sa subsistance et son développement.

Allah - Exalté soit-Il - dit :

« Allah est Celui qui fend le grain et fait éclater le nuvau .' Il,fait sortir le vivant du mort et surgir le mort du vivant. Tei est bien Allah ! Comment pourrait-on Le méconnaître ?! » Sourate 6, « Les bestiaux », verset 95.


C'est-à-dire : comment vous laissez-vous détourner de ces miracles étonnants ?

« C'est Lui (Allah) qui fait éclater l'aube nouvelle. Il fit de la nuit une phase de repos et du soleil et de la lune des repères précis de calcul. Tel est l'ordre décrété par Allah. Il est par Le Tout-Puissant, L'Omniscient. » Sourate 6, « Les bestiaux », verset 96.


 


 

« C'est Lui qui fit pour vous les étoiles afin que vous vous orientiez grâce à elles dans les ténèbres de la terre et de la nier. Autant de signes certains pour des esprits en quête de vérité ! C'est Lui qui vous créa à partir d'un être unique à l'origine, se dédoublant ensuite en mâle porteur de germes et de fenïelle offrant un réceptacle. Tels se trouvent clairement exposés Nos Signes pour quiconque entend y réfléchir. » Sourate 6, « Les bestiaux », versets 97-98.


« Et c'est Lui qui, du ciel, a fait descendre l'eau. Puis par elle, Nous fîmes germer toute plante, de quoi Nous fîmes sortir une verdure, d'où Nous produisîmes des grains, superposés les uns sur les autres; et du palmier, de sa spathe, des régimes de dattes qui se tendent. Et aussi les jardins de raisins, l'olive et la grenade, semblables ou différent les uns des autres. Regardez leurs fruits au moment de leur production et de leur mûrissement. Voilà bien là des signes pour ceux qui ont la foi. » Sourate 6, « Les bestiaux », verset 99.


Jusqu'à ce qu'Allah - Exalté soit-Il - dit :


« Voilâ Allah, votre Seigneur ! Nul dieu autre que Lui, Le Créateur universel. Adorez-Le ! II veille attentivement sur tout ! Les regards ne sauraient L'atteindre quand Lui-même pénètre les regards. Il est Le Subtil, L'Informé. » Sourate 6, « Les bestiaux », versets 102-103.
 

 

   

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