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 Au
Nom d'Allah Le Tout-Miséricordieux Le Très-Miséricordieux


Importance de l'étude
de cette
science
Cette science est
absolument la plus
importante pour tout
Musulman, car c'est la
science des croyances
islamiques (
al`aqâ'id al-islâmiyya
).
Or, les croyances
islamiques sont les
fondements et les bases (
al-ousoûl ) sur lesquelles
reposent l'Islam : ses
pratiques et ses
législations. Les éléments
du dogme sont les remparts
indispensables pour
protéger la foi du croyant
des dangers du doute et
des tourmentes de
l'égarement et des
tromperies.
Il nous est souvent arrivé
de constater différentes
sortes de déviations dans
la pensée et dans les
attitudes des croyants, et
il nous est apparu sans
ambiguïté, que la mauvaise
compréhension des
principes de base de
l'Islam et l'ignorance des
éléments de la foi en sont
les causes
essentielles.
Seule
une connaissance
juste des principes fondamentaux,
auxquels on
doit obligatoirement
croire et adhérer, permet
de comprendre ce qui en
découle comme
prescriptions religieuses.
C'est à partir de ce
moment que l'on acquiert
la capacité et l'aptitude
à répondre à toutes les
interrogations.
Ce sont justement ces
questions de la foi, qui
sont à l'origine des
missions prophétiques. Les
Messagers d'Allah
les ont prêchés tout le
long de l'histoire humaine
en tant que principes et
fondements essentiels et
indispensables à toutes
les questions de la
religion qui suivront.
Allah -
Exalté soit-Il -
dit en effet :
« Nous n'avons envoyé
avant toi aucun Messager
sans lui inspirer qu'il
n'y a d'autre dieu que
Moi, adorez-Moi donc !
»
Sourate 21, « Les
prophètes », verset 25
Nous savons que pour toute
bonne oeuvre accomplie par
pur amour d'Allah -
Exalté soit-Il -
, son agrément, par
Allah, dépend de la
justesse de la foi de
l'individu et de sa
conformité aux éléments du
dogme tels qu'ils sont
explicités par cette
science. Car toute
déviation dans le dogme
implique forcément la
déviation de la foi,
et la déviation de la
foi est la mécréance même.
Or, Allah
- Exalté soit-Il -
n'agrée aucune
oeuvre de la part d'un
mécréant.
Allah
- Exalté soit-Il -
dit :
« Celui d'entre vous qui
apostasie sa religion et
meurt en mécréance,
ceux-là voient leurs
oeuvres annihilées dans ce
bàs-monde et dans l'autre.
Ceux-là sont les gens du
Feu où ils sont immortels.
»
Sourate 2, « La vache »,
verset 217
Pour comprendre
l'importance énorme de
cette science, il suffit
de savoir que toutes les
questions qu'elle traite
sont les questions
décisives permettant
de juger un homme croyant
ou mécréant, pour le
destiner au salut ou à la
perte, à la félicité ou à
la perdition.
Allah
- Exalté soit-Il -
dit :
« Allah ne pardonne pas
qu'on Lui attribue des
associés et Il pardonne
tout le reste à qui Il
veut. Celui qui donne à
Allah des associés a
effectivement commis un
péché énorme ! »
Sourate 4, « Les femmes »,
verset 48
Allah
-
Exalté soit-Il -
dit aussi :
« Ceux des gens du Livre
qui ont mécru ainsi que
les associateurs sont dans
le feu de l'Enfer où ils
s'éterniseront. Ceux-là
sont les plus mauvais de
toute la Création. Ceux
qui ont cru et accompli de
bonnes ceuvres, ceux-là
sont les meilleurs de
toute la Création. Leur
récompense auprès de leur
Seigneur sont les jardins
de l'Eden sous lesquels
coulent les rivières et où
ils s'éterniseront à
jamais. Allah leur a
accordé Sa satisfaction et
ils Lui ont accordé la
leur. Cela est pour celui
qui aura craint son
Seigneur ! »
Sourate 98, « La
Preuve », versets
6-8
Les sujets de cette
science
Les sujets traités par
cette science sont les
suivants :
1. L'Entité d'Allah
- Exalté soit-Il -
afin de connaître tout ce
que l'on doit
obligatoirement Lui
attribuer, ce dont on doit
L'exempter et ce qui est
permis de Lui
attribuer.
2. Les Messagers -
Que la Bénédiction et le
Salut d'Allah soient
sur eux tous - afin
de connaître ce qu'on doit
obligatoirement leur
attribuer, ce qu'on ne
peut leur imputer et ce
qui est possible
d'affirmer à leur
égard.
3. Le Monde invisible
:
ce sont ces vérités et
connaissances auxquelles
on ne peut parvenir,
connaître et croire si ce
n'est par la voie du Livre
d'Allah -
Exalté soit-Il -
:
le Coran ou de la
Sounna
de Son Messager. Il s'agit par
exemple des Livres
d'Allah, de Ses Anges et de Ses
Messagers, du Jour
dernier, du Paradis, de
l'Enfer, etc.
La définition des sujets
de la croyance provient du
Livre d'Allah
et de la Sounna de Son
Messager.
Allah
-
Exalté soit-Il -
dit :
« Le Messager
d'Allah a cru à ce
qui lui a été descendu de
la part de son Seigneur,
ainsi que les croyants.
Tous ont cru en Allah, en
Ses Messagers : « Nous ne
faisons aucune différence
entre aucun de Ses
Messagers. » Ils dirent :
« Nous avons entendu et
nous avons obéi. Ton
absolution, notre Seigneur
! C'est vers Toi la
destinée. »
Sourate 2, « La vache »,
verset 285
Allah
- Exalté soit-Il - dit :
« Nous avons créé toute
chose selon une proportion
prédéterminée. »
Sourate 54, « La lune »,
verset 49
Allah
- Exalté soit-Il -
dit aussi :
« Ceux qui croient à
l'inconnu, pratiquent
scrupuleusement la prière
et dépensent de ce que
Nous leur avons donné.
Ceux qui croient à ce qui
t'a été descendu (révélé)
et à ce qui a été descendu
avant toi et qui croient
avec conviction à l'autre
monde. Ceux-là sont sur
une bonne voie de leur
Seigneur et Maître, et ce
sont ceux-là qui ont
récolté le succès.
»
Sourate 2, « La vache »,
versets 3-5
Dans un long hadîth,
rapporté par al-Boukhârî
et Mouslim, l'archange
Gabriel
- que la Paix soit sur lui
-
posa au Prophète
- que la Paix et le Salut
d'Allah soient sur lui
-
plusieurs questions
d'enseignement dont la
suivante :
« ...Ô Mohammad !
informemoi sur la foi. »
Le Prophète
lui répondit : « Que
tu crois en Allah, en Ses
Anges, en Ses Livres, en
Ses Messagers, au Jour
dernier et que tu croies
au Destin pré-établi bon
et mauvais. »
Ainsi tu comprends que les
éléments de base de la foi
sont : La croyance en
Allah, en Ses Anges, en
Ses Livres, en Ses
Messagers, au Jour Ultime
et au Destin avec ce qu'il
contient de bien et de
mal.
Définition des termes
:
l'Obligatoire (Al wajib
) ; L'impossible ( Al
moustahil )
et le possible
( Al Ja iz ).
Ces trois termes ont été
cité plus haut, et, en
vérité, visaient le
nécessaire ou
l'obligatoire (Al
wajib ) - L'impossible (
Al moustahil ) et le
possible ou le
permis ( Al Ja iz )
rationnels ( al-`aqlî
).
La définition exacte de
chacun d'entre eux est
primordiale dans l'étude
de cette science, et dans
la démonstration et la
confirmation de ses
diverses questions. Nous
invitons nos chers
lecteurs et lectrices à
prendre plus
amplement connaissance
de ces termes en se
rendant à la rubrique
sur
Les Fondements de la
Jurisprudence Islamique (
Oussoul el Fiqh
).
Le nécessaire ou
l'obligatoire rationnel
(al-wâjib al-`aqlî )
:
On désigne par ce terme
toute vérité et certitude
qui s'impose à la raison,
et ne peut concevoir
l'inexistence. Il est de
deux sortes :
-
Le nécessaire évident
(daroûrî badîhî
)
-
Le nécessaire
théorique (daroûrî
nadharî )
-
Le nécessaire évident
(daroûrî badîhî
)
C'est ce que tout individu
est censé saisir
spontanément sans
aucun effort intellectuel
par son évidence à
l'esprit. C'est, par
exemple, que l'enfant est
moins âgé que son père,
que le chiffre un est
moindre que le deux, que
le deux est moindre que le
trois, et ainsi de suite
avec le reste des
nombres.
Il s'agit de vérités que
l'homme confirme suite à
la réflexion et s'impose à
la raison comme vérité
théorique indiscutable ;
comme la démonstration de
la Pré-éternité (al-qidam
) d'Allah, Sa Pérennité (al-baqâ
), Son Unicité
(al-wahdâniyya)
ainsi que toutes Ses
Attributs de perfection
(sifât al-kamâl
) que
l'on doit Lui
affirmer.
L'impossible rationnel
(al-moustahîl al-`aqlï)
:
Ce terme indique toute
chose dont la raison ne
peut concevoir
l'existence, et il est de
deux sortes à l'exemple du
nécessaire :
1. L'impossible
évident (al-moustahîl al-badîhî
)
: c'est cet impossible
à concevoir que la
raison saisie sans
effort intellectuel ou
recherche, comme le
fait que le père
est moins âgé que son
fils ou que le chiffre
un est plus grand que
deux !
2. L'impossible
théorique
(al-moustahîl
an-nadharî )
: Il s'agit de vérités
et de notions dont la
raison confirme
l'impossibilité
(al-istihâla) qu'après
une réflexion soutenue
et une argumentation :
par exemple, le fait
qu'il est impossible
qu'Allah soit plus qu'un,
qu'Il soit créé ou
qu'Il meurt,
etc.
Le possible rationnel
(al jâ'iz ou
al-moumkin) :
C'est tout ce dont la
raison conçoit
l'existence, l'inexistence
ou le non-être (al-`adam),
la confirmation ou la
négation en soi. C'est par
exemple : la vie et la
mort, la bonne santé et la
maladie, la richesse et la
pauvreté, etc.
On remarquera que nous
avons attribué ces notions
à la raison. Parce qu'en
vérité, c'est la raison
qui mène cette recherche
et qui juge. Ses sentences
sont la base sur laquelle
se fondent les jugements
et les résultats de toute
réflexion. Dès lors, il
n'y a pas de place, dans
le dogme (musulman), ni au
conformisme, ni à
l'héritage des ancêtres,
ni aux coutumes et
traditions, ni aux
passions ou aux désirs
personnels. Il n'y a de
place que pour l'esprit
sain, libéré de toutes les
formes de servitude et de
frustration.
Certaines personnes
peuvent mettre en cause
ces affirmations parce que
nous nous appuyons sur des
versets du Livre
d'Allah -
Exalté soit-Il -
: « Comment, se
demandent-ils, vous vous
référez au Coran dans des
questions dont vous aviez
confiée à la raison la
vérification et
l'arbitrage ?! »
Nous disons : Nous nous
appuyons sur le Livre
d'Allah -
Exalté soit-Il - , dans ce qu'Il nous
propose de signes et de
preuves, qui font
réfléchir nos esprits et
leur ouvrent les espaces
de la recherche, de
l'analyse et de l'échange
de vues. Mais, le Coran,
laisse à notre intellect
la charge de tirer les
conclusions et d'établir
les sentences. Pour nous,
le Livre d'Allah est cette
lumière rayonnante qui
nous permet d'atteindre la
voie et d'en connaître les
abords, les jalons et les
points de repère.
Il suffit comme preuve,
que ce Livre suit cette
méthodologie quand il
interpelle ceux qui lui
tournent le dos.
Allah
-
Exalté soit-Il - dit à Son Messager
:
« Dis : « La vérité est
là, émanant de votre
Seigneur.
Y croira qui voudra et la
reniera qui voudra. » (Sourate 18, « La caverne
», verset 29)

 « Rappelle car tu n'es là
que pour rappeler.
Tu n'as nul pouvoir de les
contraindre à la foi.
» (Sourate 88, « Celle qui
enveloppe », versets
21-22)
A qui s'impose la
connaissance
d'Allah,
de Sa Loi et de la
croyance authentique
?
Cette connaissance est un
devoir qui incombe à tout
individu responsable
(al-moukallaf). Le
responsable est celui qui
a atteint la puberté, qui
est sensé, qui jouit de
l'intégrité de ses sens et
auquel est parvenu le
Message d'Allah -
Exalté soit-Il -.
Cette connaissance n'est
pas un devoir pour
l'enfant. Cependant son
tuteur est tenu de
l'initier aux principes de
la religion, en tenant
compte des capacités de
perception de l'enfant et
de ses aptitudes, afin
qu'il grandisse dans la
foi, conscient et
vigilant, armé d'une
croyance saine capable de
le protéger, plus tard, de
toute déviation.
La connaissance du dogme
n'est pas non plus un
devoir pour le fou, ni
pour celui qui ne jouit
pas à la fois de l'ouïe et
de la vue, car il n'a
ainsi aucun accès vers la
connaissance. Mais si l'on
trouve un moyen de
transmission adéquat, il
lui incombe d'acquérir
cette connaissance.
De même cette connaissance
n'incombe pas à ceux qui
sont morts avant le début
de la mission du
Prophète
- que la Paix et le Salut
d'Allah soient sur lui
-.
Il s'agit de
personnes qui sont mortes
à une époque où aucun
Messager n'a été suscité,
ou à une époque où un
Messager a été
spécialement envoyé pour
un autre peuple. Seuls
ceux qui ont été
interpellés directement en
sont responsables. A
partir du moment où un
Messager leur a été
envoyé, il y a eu
réception.
Les autres sont considérés
comme excusables. Il en
est de même de ceux à qui
l'on a envoyé un Messager
dont l'appel ne leur est
pas pour autant parvenu.
Le verset suivant appuie
cette version.
Allah
- Exalté soit-Il -
dit :
« Nous ne soumettons
jamais au supplice (un
peuple)
avant d'envoyer auparavant
un Messager. » (Sourate 17, « La voyage
nocturne », verset
15)
Les limites de la
connaissance
saine
La connaissance saine,
grâce à laquelle on
acquiert une foi ferme et
authentique, c'est la
perception rationnelle,
sûre et certaine, des
choses (des éléments de la
foi) conformément à leur
vérité et réalité.
Toute connaissance
hésitante, engendrant une
foi fondée sur le doute,
l'illusion et les
conjectures, est rejetée.
La foi se fonde sur la
certitude et les
résolutions fermes. Celui
qui n'a pas cette qualité
ne peut prétendre à la foi
!
De même, n'a pas la foi
celui qui embrasse un
dogme non conforme à la
Vérité et Réalité
(rationnelles), telle que
la croyance en la
prééternité de l'univers,
ou la pluralité
d'Allah -
Exalté soit-Il -
ou la négation de la
Résurrection et du Jour
ultime.
Cependant, on considère
croyant rebelle celui qui
reconnaît Allah
-
Exalté soit-Il -
et est convaincu de
Son existence et de Ses
Attributs, mais qui ne
détient aucune preuve
quant à l'Existence
d'Allah, alors qu'il est
capable de réflexion et de
saisir les preuves
prouvant Son Existence, ne
serait-ce que d'une façon
globale ! Il suffit qu'il
y réponde, en disant tout
simplement :
« L'existence de cet
univers complexe prouve
l'existence d'Allah !
»
La recherche d'une preuve
globale est un devoir
individuel (fard
`ayn) pour tous les
responsables (moukallaf).
Quant à l'acquisition de
preuves détaillées, ce
n'est un devoir que pour
certains d'entre eux. Il
s'agit de spécialisation
qui nécessite la
délégation de cette tâche
à des personnes
compétentes capables de
défendre la religion et la
croyance. C'est donc un
devoir appelé devoir
collectif (fard kifâya)
dont est déchargé la
communauté, si un groupe
suffisant parmi ses
membres l'assume.
Certains savants pensent
que la foi du conformiste
(celui qui croit sans
preuve globale ou
détaillée) est acceptable
et valable s'il en résulte
une conviction ferme, de
façon qu'il ne connaisse
plus ni l'hésitation, ni
t'apostasie, et que même
l'ébranlement de la foi de
celui qui lui servait de
modèle, ne pourra la
remettre en cause. Ces
théologiens confirment cet
avis en se référant au
Prophète
- que la Paix et le Salut
d'Allah soient sur lui
-
qui acceptait la
déclaration de foi des
gens sans leur demander
les preuves sur lesquelles
ils fondaient leur
foi.
Plusieurs hadîth
authentiques
l'affirment.
Signification des
termes :
Al Imân et al
Islâm
Il est important de
comprendre le sens du
terme
« al-îmân » (la
foi)
et du terme
« al-Islâm » (la
soumission)
, et de cerner la relation
entre eux.
Al-îmân (la foi)
consiste à croire
fermement en tout ce que
le Prophète Mohammad a
apporté de la part de Son
Seigneur, dont
l'authenticité a été
confirmée sûre et
certaine, et que l'on
sait, sans nul doute, que
cela fait obligatoirement
partie de la religion :
telle que la foi en
Allah - Exalté soit-Il -
, en Ses Anges, Ses
Livres, Ses Messagers, au
Jour Ultime et au Destin
bon ou mauvais.
C'est aussi croire au
caractère obligatoire de
la prière, de la
zakât, du jeûne et du
pèlerinage. C'est
l'interdiction de porter
atteinte injustement à la
vie humaine (ordre formel
d'Allah-
Exalté soit-Il -
), de commettre
l'adultère, de pratiquer
l'usure, etc.
La foi, dans ce sens,
réside dans le
coeur.
Quant à
al-islâm
, telle que nous allons
l'exposer dans ce qui
suit, il lui est
strictement lié.
Al-islâm
c'est la résignation et la
soumission de l'âme. C'est
la quiétude et
l'apaisement du coeur,
face à tout ce que le
Prophète
- que la Paix et le Salut
d'Allah soient sur lui
-
a apporté comme
religion et dont on a la
preuve irréfutable qu'il
en a été le
transmetteur.
C'est-à-dire qu'on a
nullement besoin d'un
supplément de preuves pour
authentifier l'origine à
cause de sa large
notoriété parmi les
Musulmans.
Il est à remarquer
qu'
al-islâm
selon ce sens, est
un état de l'âme et du
coeur aussi bien
que
la foi
(al-îmân)
. La différence entre eux,
c'est que
la foi
est l'assentiment ferme en
tout ce qui a été cité,
tandis que
la soumission
(al-islâm)
est l'acceptation du coeur
et l'absence totale de
toute forme de rejet à
l'encontre de tout ce qu'Allah - Exalté soit-Il -
a légiféré, et
confirmé comme tel d'une
façon certaine.
Il arrive, que l'on croie
en l'existence d'une chose
sans toutefois l'accepter
! C'est ce que nous avons
constaté dans les
attitudes de certaines
personnes ! Combien de
fois avons-nous entendu
quelqu'un dire :
« Je crois bien que
l'Islam a prescrit la
prière et la zakât mais je
ne suis pas convaincu de
leur caractère obligatoire
et des sages raisons qui
s'y attachent !
»
C'est justement cette
opposition qui fait de lui
un non-Musulman,
c'est-à-dire l'absence de
la soumission de son
coeur. Cela nous fait même
douter de sa foi car, s'il
avait cru en Allah, en Sa
Sagesse, en Sa Science et
en Sa Miséricorde, il se
serait soumis de lui-même
et aurait accepté tout ce
qu'Allah -
Exalté soit-Il -
a agréé.
Aussi disons nous que la
foi sincère se traduit
nécessairement par
al-islâm
dans le sens que nous
venons d'indiquer.
Reste l'application des
législations islamiques
tels que la pratique de la
prière, l'acquittement de
la zakât et
l'accomplissement de
toutes les autres
obligations et
l'abstention de tous les
interdits
d'Allah -
Exalté soit-Il -
. Doit-on absolument s'y
conformer et les accomplir
pour être Musulman, ou
est-ce que la simple
adhésion suffit pour que
l'on donne à quelqu'un le
nom de musulman ?
Les théologiens musulmans
se sont divisés en deux
tendances face à cette
question.
l. L'avis de la majorité
des savants (al joumhoûr)
cette tendance estime que
l'exécution et la mise en
pratique des prescriptions
ne sont ni une condition
ni un élément de base pour
que l'on accorde à
quelqu'un le titre de
musulman.
Cette personne est
musulmane, mais perverse
et rebelle : elle est en
état de péché. Elle
encoure la sanction
pénale, que l'Islam a
légiféré pour réprimander
et éduquer ceux qui
délaissent les
prescriptions divines, ou
s'adonnent à des actes
condamnables. Le devenir,
dans l'Au-delà, de ce
pervers dévoyé, revient à
Allah seul, s'Il veut
lui pardonner ou le
châtier pour son crime.
Cependant son devenir
éternel sera le Paradis, à
condition qu'il meurt
dans
la foi (al-îmân)
et dans
la soumission
(al-islâm)
.
Cette doctrine est celle
confessée par les
Sunnites.
Allah -
Exalté soit-Il -
dit :
« Allah
ne pardonne pas
qu'on Lui associe quoi que
ce soit
et pardonne tout le reste
à qui Il veut.
» (Sourate 4, « Les femmes
», verset 116)
2. L'avis de certains
érudits qui pensent que
l'exécution des
prescriptions de l'Islam
et la mise en pratique de
ses instructions de base
est une condition
nécessaire pour confirmer
ou infirmer l'appartenance
à l'Islam.
Selon ce concept l'Islam
est un tout englobant à la
fois l'aspect externe et
apparent de l'homme et son
aspect intérieur.
Car le fait de se résigner
et d'accepter les choses
au nom de la religion est
un fait concernant la
partie interne de l'homme.
Quant à la soumission aux
arrêts de la religion,
c'est une action
apparente.
On déduit, dès lors,
qu'
al-islâm (soumission
entière à Allah)
a un sens plus général
qu'
al-îmân (la
foi)
. La foi a un domaine plus
particulier. La foi est
uniquement interne tandis
que la soumission est à la
fois interne et
externe.
Nous jugeons, quant à
nous, les gens comme
musulmans dès qu'ils se
soumettent dans leurs
comportements et attitudes
externes aux arrêts
d'Allah -
Exalté soit-Il -
sans leur opposer aucun
refus. Cela veut dire que
leurs actes, leurs paroles
et leurs comportements ne
dénotent aucun refus des
arrêts divins. Pour ce qui
est de leur conviction
interne, seul
Allah en est informé,
Lui l'Omniscient, à qui
aucune chose cachée
n'échappe.
C'est pour cette raison
qu'Allah -
Exalté soit-Il -
a voué au scandale des
gens qui avaient affiché
leur
soumission
(al-islâm)
tout en restant mécréants
au fond de leur âme.
Allah -
Exalté soit-Il -
a dit à leur sujet
:
« Les Bédouins ont dit : «
Nous avons cru. » Dis :«
Vous n'avez jamais cru,
mais dites : « Nous nous
sommes (apparemment)
soumis à Allah », car
la foi n'a pas encore
habité vos coeurs...
»
(Sourate 49, « Les
appartements », verset
14)
Conclusion
:
Maintenant que sont saisis
le sens de
la foi (al-îmân)
et de
la soumission à
Allah (al-islâm)
on comprend qu'il y a
selon l'esprit de la loi
islamique une concomitance
entre la foi et la
soumission qui fait que
tout Musulman est croyant
et que tout croyant est
musulman.
En effet, celui qui croit
au Messager
- que la Paix et le Salut
d'Allah soient sur lui
-
de la sorte, ne peut
absolument qu'être soumis
aux directives qu'il a
apportées. Une telle
soumission n'émane que
d'un croyant convaincu
avec certitude, comme nous
l'avons exposé !
C'est pourquoi le Coran
cite la foi et la
soumission avec la même
signification dans le
verset suivant :
Allah
- Exalté soit-Il -
dit :
« Nous en fîmes sortir ce
qu.'il y avait comme
croyants.
Nous n'y trouvâmes qu'un
seul foyer de Musulmans.
» (Sourate 51 , « Qui
dispersent », versets
35-36)
Statut de la
proclamation des deux
attestations
La profession de foi
consiste à proclamer
oralement :
« Il n'y a de dieu
qu'Allah et
Mohammad est le Messager
d'Allah ».
lâ ilâha illâ Allah
Muhammadun rasûlu
Llâhi
Prononcer cette formule
est une condition
indispensable pour
appliquer au Musulman
toutes les qualifications
légales se rapportant à la
gestion de sa vie
terrestre. Ainsi, il peut
contracter mariage
avec une Musulmane,
présider l'office de la
prière. Il a droit à la
prière des morts et d'être
enterré dans les
cimetières
musulmans.
Si pour une excuse
valable, il ne peut pas
prononcer cette profession
de foi (s'il est par
exemple muet), ou s'il n'a
pas pu la prononcer parce
qu'il est mort juste après
avoir cru avec son coeur,
il a mérité le salut
auprès d'Allah -
Exalté soit-Il -
. Mais, s'il avait la
possibilité de la
prononcer et qu'il
disposait de temps
suffisant pour le faire et
que, malgré cela, il ne
l'a pas fait par pur
entêtement, cela est de la
mécréance et on ne tient
pas compte de son credo
intérieur. Mais, s'il a
agi ainsi par crainte pour
sa vie, sa foi est valable
puisque Allah
- Exalté soit-Il -
a dit à ce sujet
:
« ...sauf celui qui a été
contraint tandis que son
coeur
est plein de la sérénité
de la foi. » (Sourate 16, « Les
abeilles », verset
106)
Quant à celui qui, parmi
les convertis, n'a pas
prononcé la profession de
foi sans qu'il y ait de
raison, mais qui croit
fermement, en son for
intérieur et est confiant
dans la religion d'Allah
et dans ses directives,
l'avis des théologiens le
plus accrédité est qu'il
trouvera son salut auprès
d'Allah -
Exalté soit-Il -
; même si on ne lui
accorde pas le statut de
Musulman dans ce monde
d'ici-bas, parce qu'on ne
dispose d'aucun élément
prouvant sa conversion
!
Quant aux enfants nés de
parents croyants, ils sont
eux-mêmes croyants même
s'ils n'ont jamais
prononcé la profession de
foi, sauf s'il apparaît
dans leurs actes et
attitude une
incompatibilité avec la
foi.
Exposé de certains
comportements et
attitudes
incompatible avec la
Foi, et l'invalidant
:
La Loi islamique a mis en
garde contre les choses
qui ne concordent pas avec
la foi, et qu'elle a jugé
suffisantes pour
excommunier celui qui s'y
adonne.
Exemples : le fait de se
prosterner volontairement
devant une idole ; de
dénigrer la religion, ses
sources, ses dogmes et ses
législations tels que le
Saint Coran, la Sounna du
Messager, la foi en Allah et
en Ses Messagers ; de
mettre. en cause des
prescriptions légales et
des interdits d'Allah ou
des obligations cultuelles
(comme la prière et le
pèlerinage) ; le fait
d'injurier l'une de ces
choses, de prononcer des
propos mécréants et autres
choses pareilles ; tout
cela, et tout ce qui lui
ressemble, est de la
mécréance.
C'est ainsi qu'on qualifie
de mécréant celui qui
traite de mensonge l'une
des références
parfaitement authentifiées
de la législation
islamique, comme les
versets du Coran et les
hadîth de réputation
indiscutable ou celui qui
s'est permis une chose
dont l'interdiction est
confirmée et repose sur
une preuve irréfutable
comme le crime, l'adultère
et le vol. Tout cela met
en cause la foi et la
soumission exigée pour que
l'on soit qualifié de
croyant et de
musulman.
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