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 Au
Nom d'Allah Le Tout-Miséricordieux Le Très-Miséricordieux


Importance de l'étude
de cette
science
Cette science est
absolument la plus
importante pour tout
Musulman, car c'est la
science des croyances
islamiques (
al`aqâ'id al-islâmiyya
).
Or, les croyances
islamiques sont les
fondements et les bases (
al-ousoûl ) sur lesquelles
reposent l'Islam : ses
pratiques et ses
législations. Les éléments
du dogme sont les remparts
indispensables pour
protéger la foi du croyant
des dangers du doute et
des tourmentes de
l'égarement et des
tromperies.
Il nous est souvent arrivé
de constater différentes
sortes de déviations dans
la pensée et dans les
attitudes des croyants, et
il nous est apparu sans
ambiguïté, que la mauvaise
compréhension des
principes de base de
l'Islam et l'ignorance des
éléments de la foi en sont
les causes
essentielles.
Seule
une connaissance
juste des principes fondamentaux,
auxquels on
doit obligatoirement
croire et adhérer, permet
de comprendre ce qui en
découle comme
prescriptions religieuses.
C'est à partir de ce
moment que l'on acquiert
la capacité et l'aptitude
à répondre à toutes les
interrogations.
Ce sont justement ces
questions de la foi, qui
sont à l'origine des
missions prophétiques. Les
Messagers d'Allah
les ont prêchés tout le
long de l'histoire humaine
en tant que principes et
fondements essentiels et
indispensables à toutes
les questions de la
religion qui suivront.
Allah -
Exalté soit-Il -
dit en effet :
« Nous n'avons envoyé
avant toi aucun Messager
sans lui inspirer qu'il
n'y a d'autre dieu que
Moi, adorez-Moi donc !
»
Sourate 21, « Les
prophètes », verset 25
Nous savons que pour toute
bonne oeuvre accomplie par
pur amour d'Allah -
Exalté soit-Il -
, son agrément, par
Allah, dépend de la
justesse de la foi de
l'individu et de sa
conformité aux éléments du
dogme tels qu'ils sont
explicités par cette
science. Car toute
déviation dans le dogme
implique forcément la
déviation de la foi,
et la déviation de la
foi est la mécréance même.
Or, Allah
- Exalté soit-Il -
n'agrée aucune
oeuvre de la part d'un
mécréant.
Allah
- Exalté soit-Il -
dit :
« Celui d'entre vous qui
apostasie sa religion et
meurt en mécréance,
ceux-là voient leurs
oeuvres annihilées dans ce
bàs-monde et dans l'autre.
Ceux-là sont les gens du
Feu où ils sont immortels.
»
Sourate 2, « La vache »,
verset 217
Pour comprendre
l'importance énorme de
cette science, il suffit
de savoir que toutes les
questions qu'elle traite
sont les questions
décisives permettant
de juger un homme croyant
ou mécréant, pour le
destiner au salut ou à la
perte, à la félicité ou à
la perdition.
Allah
- Exalté soit-Il -
dit :
« Allah ne pardonne pas
qu'on Lui attribue des
associés et Il pardonne
tout le reste à qui Il
veut. Celui qui donne à
Allah des associés a
effectivement commis un
péché énorme ! »
Sourate 4, « Les femmes »,
verset 48
Allah
-
Exalté soit-Il -
dit aussi :
« Ceux des gens du Livre
qui ont mécru ainsi que
les associateurs sont dans
le feu de l'Enfer où ils
s'éterniseront. Ceux-là
sont les plus mauvais de
toute la Création. Ceux
qui ont cru et accompli de
bonnes ceuvres, ceux-là
sont les meilleurs de
toute la Création. Leur
récompense auprès de leur
Seigneur sont les jardins
de l'Eden sous lesquels
coulent les rivières et où
ils s'éterniseront à
jamais. Allah leur a
accordé Sa satisfaction et
ils Lui ont accordé la
leur. Cela est pour celui
qui aura craint son
Seigneur ! »
Sourate 98, « La
Preuve », versets
6-8
Les sujets de cette
science
Les sujets traités par
cette science sont les
suivants :
1. L'Entité d'Allah
- Exalté soit-Il -
afin de connaître tout ce
que l'on doit
obligatoirement Lui
attribuer, ce dont on doit
L'exempter et ce qui est
permis de Lui
attribuer.
2. Les Messagers -
Que la Bénédiction et le
Salut d'Allah soient
sur eux tous - afin
de connaître ce qu'on doit
obligatoirement leur
attribuer, ce qu'on ne
peut leur imputer et ce
qui est possible
d'affirmer à leur
égard.
3. Le Monde invisible
:
ce sont ces vérités et
connaissances auxquelles
on ne peut parvenir,
connaître et croire si ce
n'est par la voie du Livre
d'Allah -
Exalté soit-Il -
:
le Coran ou de la
Sounna
de Son Messager. Il s'agit par
exemple des Livres
d'Allah, de Ses Anges et de Ses
Messagers, du Jour
dernier, du Paradis, de
l'Enfer, etc.
La définition des sujets
de la croyance provient du
Livre d'Allah
et de la Sounna de Son
Messager.
Allah
-
Exalté soit-Il -
dit :
« Le Messager
d'Allah a cru à ce
qui lui a été descendu de
la part de son Seigneur,
ainsi que les croyants.
Tous ont cru en Allah, en
Ses Messagers : « Nous ne
faisons aucune différence
entre aucun de Ses
Messagers. » Ils dirent :
« Nous avons entendu et
nous avons obéi. Ton
absolution, notre Seigneur
! C'est vers Toi la
destinée. »
Sourate 2, « La vache »,
verset 285
Allah
- Exalté soit-Il - dit :
« Nous avons créé toute
chose selon une proportion
prédéterminée. »
Sourate 54, « La lune »,
verset 49
Allah
- Exalté soit-Il -
dit aussi :
« Ceux qui croient à
l'inconnu, pratiquent
scrupuleusement la prière
et dépensent de ce que
Nous leur avons donné.
Ceux qui croient à ce qui
t'a été descendu (révélé)
et à ce qui a été descendu
avant toi et qui croient
avec conviction à l'autre
monde. Ceux-là sont sur
une bonne voie de leur
Seigneur et Maître, et ce
sont ceux-là qui ont
récolté le succès.
»
Sourate 2, « La vache »,
versets 3-5
Dans un long hadîth,
rapporté par al-Boukhârî
et Mouslim, l'archange
Gabriel
- que la Paix soit sur lui
-
posa au Prophète
- que la Paix et le Salut
d'Allah soient sur lui
-
plusieurs questions
d'enseignement dont la
suivante :
« ...Ô Mohammad !
informemoi sur la foi. »
Le Prophète
lui répondit : « Que
tu crois en Allah, en Ses
Anges, en Ses Livres, en
Ses Messagers, au Jour
dernier et que tu croies
au Destin pré-établi bon
et mauvais. »
Ainsi tu comprends que les
éléments de base de la foi
sont : La croyance en
Allah, en Ses Anges, en
Ses Livres, en Ses
Messagers, au Jour Ultime
et au Destin avec ce qu'il
contient de bien et de
mal.
Définition des termes
:
l'Obligatoire (Al wajib
) ; L'impossible ( Al
moustahil )
et le possible
( Al Ja iz ).
Ces trois termes ont été
cité plus haut, et, en
vérité, visaient le
nécessaire ou
l'obligatoire (Al
wajib ) - L'impossible (
Al moustahil ) et le
possible ou le
permis ( Al Ja iz )
rationnels ( al-`aqlî
).
La définition exacte de
chacun d'entre eux est
primordiale dans l'étude
de cette science, et dans
la démonstration et la
confirmation de ses
diverses questions. Nous
invitons nos chers
lecteurs et lectrices à
prendre plus
amplement connaissance
de ces termes en se
rendant à la rubrique
sur
Les Fondements de la
Jurisprudence Islamique (
Oussoul el Fiqh
).
Le nécessaire ou
l'obligatoire rationnel
(al-wâjib al-`aqlî )
:
On désigne par ce terme
toute vérité et certitude
qui s'impose à la raison,
et ne peut concevoir
l'inexistence. Il est de
deux sortes :
-
Le nécessaire évident
(daroûrî badîhî
)
-
Le nécessaire
théorique (daroûrî
nadharî )
-
Le nécessaire évident
(daroûrî badîhî
)
C'est ce que tout individu
est censé saisir
spontanément sans
aucun effort intellectuel
par son évidence à
l'esprit. C'est, par
exemple, que l'enfant est
moins âgé que son père,
que le chiffre un est
moindre que le deux, que
le deux est moindre que le
trois, et ainsi de suite
avec le reste des
nombres.
Il s'agit de vérités que
l'homme confirme suite à
la réflexion et s'impose à
la raison comme vérité
théorique indiscutable ;
comme la démonstration de
la Pré-éternité (al-qidam
) d'Allah, Sa Pérennité (al-baqâ
), Son Unicité
(al-wahdâniyya)
ainsi que toutes Ses
Attributs de perfection
(sifât al-kamâl
) que
l'on doit Lui
affirmer.
L'impossible rationnel
(al-moustahîl al-`aqlï)
:
Ce terme indique toute
chose dont la raison ne
peut concevoir
l'existence, et il est de
deux sortes à l'exemple du
nécessaire :
1. L'impossible
évident (al-moustahîl al-badîhî
)
: c'est cet impossible
à concevoir que la
raison saisie sans
effort intellectuel ou
recherche, comme le
fait que le père
est moins âgé que son
fils ou que le chiffre
un est plus grand que
deux !
2. L'impossible
théorique
(al-moustahîl
an-nadharî )
: Il s'agit de vérités
et de notions dont la
raison confirme
l'impossibilité
(al-istihâla) qu'après
une réflexion soutenue
et une argumentation :
par exemple, le fait
qu'il est impossible
qu'Allah soit plus qu'un,
qu'Il soit créé ou
qu'Il meurt,
etc.
Le possible rationnel
(al jâ'iz ou
al-moumkin) :
C'est tout ce dont la
raison conçoit
l'existence, l'inexistence
ou le non-être (al-`adam),
la confirmation ou la
négation en soi. C'est par
exemple : la vie et la
mort, la bonne santé et la
maladie, la richesse et la
pauvreté, etc.
On remarquera que nous
avons attribué ces notions
à la raison. Parce qu'en
vérité, c'est la raison
qui mène cette recherche
et qui juge. Ses sentences
sont la base sur laquelle
se fondent les jugements
et les résultats de toute
réflexion. Dès lors, il
n'y a pas de place, dans
le dogme (musulman), ni au
conformisme, ni à
l'héritage des ancêtres,
ni aux coutumes et
traditions, ni aux
passions ou aux désirs
personnels. Il n'y a de
place que pour l'esprit
sain, libéré de toutes les
formes de servitude et de
frustration.
Certaines personnes
peuvent mettre en cause
ces affirmations parce que
nous nous appuyons sur des
versets du Livre
d'Allah -
Exalté soit-Il -
: « Comment, se
demandent-ils, vous vous
référez au Coran dans des
questions dont vous aviez
confiée à la raison la
vérification et
l'arbitrage ?! »
Nous disons : Nous nous
appuyons sur le Livre
d'Allah -
Exalté soit-Il - , dans ce qu'Il nous
propose de signes et de
preuves, qui font
réfléchir nos esprits et
leur ouvrent les espaces
de la recherche, de
l'analyse et de l'échange
de vues. Mais, le Coran,
laisse à notre intellect
la charge de tirer les
conclusions et d'établir
les sentences. Pour nous,
le Livre d'Allah est cette
lumière rayonnante qui
nous permet d'atteindre la
voie et d'en connaître les
abords, les jalons et les
points de repère.
Il suffit comme preuve,
que ce Livre suit cette
méthodologie quand il
interpelle ceux qui lui
tournent le dos.
Allah
-
Exalté soit-Il - dit à Son Messager
:
« Dis : « La vérité est
là, émanant de votre
Seigneur.
Y croira qui voudra et la
reniera qui voudra. » (Sourate 18, « La caverne
», verset 29)

 « Rappelle car tu n'es là
que pour rappeler.
Tu n'as nul pouvoir de les
contraindre à la foi.
» (Sourate 88, « Celle qui
enveloppe », versets
21-22)
A qui s'impose la
connaissance
d'Allah,
de Sa Loi et de la
croyance authentique
?
Cette connaissance est un
devoir qui incombe à tout
individu responsable
(al-moukallaf). Le
responsable est celui qui
a atteint la puberté, qui
est sensé, qui jouit de
l'intégrité de ses sens et
auquel est parvenu le
Message d'Allah -
Exalté soit-Il -.
Cette connaissance n'est
pas un devoir pour
l'enfant. Cependant son
tuteur est tenu de
l'initier aux principes de
la religion, en tenant
compte des capacités de
perception de l'enfant et
de ses aptitudes, afin
qu'il grandisse dans la
foi, conscient et
vigilant, armé d'une
croyance saine capable de
le protéger, plus tard, de
toute déviation.
La connaissance du dogme
n'est pas non plus un
devoir pour le fou, ni
pour celui qui ne jouit
pas à la fois de l'ouïe et
de la vue, car il n'a
ainsi aucun accès vers la
connaissance. Mais si l'on
trouve un moyen de
transmission adéquat, il
lui incombe d'acquérir
cette connaissance.
De même cette connaissance
n'incombe pas à ceux qui
sont morts avant le début
de la mission du
Prophète
- que la Paix et le Salut
d'Allah soient sur lui
-.
Il s'agit de
personnes qui sont mortes
à une époque où aucun
Messager n'a été suscité,
ou à une époque où un
Messager a été
spécialement envoyé pour
un autre peuple. Seuls
ceux qui ont été
interpellés directement en
sont responsables. A
partir du moment où un
Messager leur a été
envoyé, il y a eu
réception.
Les autres sont considérés
comme excusables. Il en
est de même de ceux à qui
l'on a envoyé un Messager
dont l'appel ne leur est
pas pour autant parvenu.
Le verset suivant appuie
cette version.
Allah
- Exalté soit-Il -
dit :
« Nous ne soumettons
jamais au supplice (un
peuple)
avant d'envoyer auparavant
un Messager. » (Sourate 17, « La voyage
nocturne », verset
15)
Les limites de la
connaissance
saine
La connaissance saine,
grâce à laquelle on
acquiert une foi ferme et
authentique, c'est la
perception rationnelle,
sûre et certaine, des
choses (des éléments de la
foi) conformément à leur
vérité et réalité.
Toute connaissance
hésitante, engendrant une
foi fondée sur le doute,
l'illusion et les
conjectures, est rejetée.
La foi se fonde sur la
certitude et les
résolutions fermes. Celui
qui n'a pas cette qualité
ne peut prétendre à la foi
!
De même, n'a pas la foi
celui qui embrasse un
dogme non conforme à la
Vérité et Réalité
(rationnelles), telle que
la croyance en la
prééternité de l'univers,
ou la pluralité
d'Allah -
Exalté soit-Il -
ou la négation de la
Résurrection et du Jour
ultime.
Cependant, on considère
croyant rebelle celui qui
reconnaît Allah
-
Exalté soit-Il -
et est convaincu de
Son existence et de Ses
Attributs, mais qui ne
détient aucune preuve
quant à l'Existence
d'Allah, alors qu'il est
capable de réflexion et de
saisir les preuves
prouvant Son Existence, ne
serait-ce que d'une façon
globale ! Il suffit qu'il
y réponde, en disant tout
simplement :
« L'existence de cet
univers complexe prouve
l'existence d'Allah !
»
La recherche d'une preuve
globale est un devoir
individuel (fard
`ayn) pour tous les
responsables (moukallaf).
Quant à l'acquisition de
preuves détaillées, ce
n'est un devoir que pour
certains d'entre eux. Il
s'agit de spécialisation
qui nécessite la
délégation de cette tâche
à des personnes
compétentes capables de
défendre la religion et la
croyance. C'est donc un
devoir appelé devoir
collectif (fard kifâya)
dont est déchargé la
communauté, si un groupe
suffisant parmi ses
membres l'assume.
Certains savants pensent
que la foi du conformiste
(celui qui croit sans
preuve globale ou
détaillée) est acceptable
et valable s'il en résulte
une conviction ferme, de
façon qu'il ne connaisse
plus ni l'hésitation, ni
t'apostasie, et que même
l'ébranlement de la foi de
celui qui lui servait de
modèle, ne pourra la
remettre en cause. Ces
théologiens confirment cet
avis en se référant au
Prophète
- que la Paix et le Salut
d'Allah soient sur lui
-
qui acceptait la
déclaration de foi des
gens sans leur demander
les preuves sur lesquelles
ils fondaient leur
foi.
Plusieurs hadîth
authentiques
l'affirment.
Signification des
termes :
Al Imân et al
Islâm
Il est important de
comprendre le sens du
terme
« al-îmân » (la
foi)
et du terme
« al-Islâm » (la
soumission)
, et de cerner la relation
entre eux.
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