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Ce cours a été enseigné
par notre Frère AbdelKader lors de nos rencontres hebdomadaires que
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qu'Allah
-
Exalté soit-Il -
récompense notre frère
pour tous ces efforts, amine.

Le
Saint - Coran
1.
Définition :
Littéralement
le terme Coran
signifie la
lecture.
Chez
les oussouliyounes : il s’agit des paroles
d’Allah
- Exalté soit-Il - révélées
au Messager d’Allah - que
la Paix et le Salut soient sur lui -
, en langue arabe, il est inimitable et
ceci jusqu’à la plus petite sourate.
Il est transmis par génération
successive (tawaatour).
Sa lecture est une adoration, il commence
par la sourate El Fatiha et se termine par
la sourate Annas.
2.
Les particularités du Coran :
Il
apparaît de par la définition,
que le Coran se distingue par les caractéristiques
suivantes :
- Il
est la parole d’Allah
- Exalté soit-Il - dans
sa forme et dans son sens : cela
est prouvé par son inimitabilité
car il a atteint un niveau d’éloquence
en dehors des capacités humaines.
Il est une obligation de le suivre
et de se conformer à toutes
ses injonctions. De ce fait, toute
autre parole ne peut être
qualifiée de Coran, même
s’il s’agit de hadith divin ou prophétique.
Car le sens du hadith provient d’Allah
- Exalté soit-Il -,
mais sa forme est du Prophète
- que
la Paix et le Salut soient sur lui -
, si le hadith est rattaché
à Allah
- Exalté soit-Il - il
s’agit alors d’un hadith divin.
Le hadith n’est pas au niveau du
Coran dans la législation,
il ne peut être utilisé
dans la prière, et sa psalmodie
n’est pas une adoration comme l’est
la psalmodie du Coran.
- L’intégralité
du Coran est en arabe :
il n’y a pas un mot de langue étrangère.
L’éxegese du Coran
ou sa traduction dans une autre
langue ne sont pas du Coran.
Et ceci quel que soit son niveau
d’interprétation ou d’explication,
car le Coran fut révélé
par Allah
- Exalté soit-Il - en
langue arabe dans sa forme comme
dans son sens.
- Le
Coran fut transmit de génération
en génération, par
l’intermédiaire de groupe
important et ceci en remontant jusqu’au
Prophète - que
la Paix et le Salut soient sur lui -.
Il fut mémorisé dés
sa première révélation
et inscrit à la seconde même
ou il fut révélé,
et ceci à travers chaque
génération. De
part cette caractéristique
propre au Coran, nous comprenons
que ce qui ne fut pas transmit par
une chaîne de transmission
de haute fiabilité (tawaatour),
comme les lectures singulières
(chadha),
ou bien les hadiths divins ne sont
pas considérés comme
étant du Coran.
- Les
lectures singulières ou suspicieuses :
Il s’agit d’une forme de lecture
qui fut rapportée de façon
singulière, telle que celle
de Oubayd ibn Ka’b
-
qu'Allah soit satisfait de lui -
concernant le rattrapage du jeûne :
« Fa
‘idatoun min ayam oukhar moutatabi’at ».
Ou bien celle rapporté par
ibn Mas’oud
-
qu'Allah soit satisfait de lui -
concernant
le rachat du serment : « Fa
man la yajib fasiyaamoun thalatahtou
ayma moutatabi’at »,
le rajout « moutatabi’at »
dans les deux versets n’est pas
d’une transmission de haute fiabilité
(tawaatour),
de ce fait ces lectures ne sont
pas du Coran.
Les
lectures suspicieuses n’ont pas d’autorité
réglementaire, car elles ne font
partie ni du Coran ni de la Sunna. Car rien
ne fut rapporté les considérants
de l’une de ces deux sources. D’autres voyaient
quelles sont des preuves du fait quelles
sont suspicieuses comme peut l’être
la Sunna. Pour cela elles doivent être
entendues du Prophète - que
la Paix et le Salut soient sur lui -
, car tout ce qui provient de lui est une
preuve réglementaire.
- La
« basmala » :

Concernant
la « basmala » il y a consensus
sur le fait quelle est un verset de la sourate
« les fourmis » (Annamal). Pour
celle apparaissant au début de chaque
sourate elle est un verset coranique pour
certains savants hanafites et chafi’ites,
car elle fut révélée
au Prophète - que
la Paix et le Salut soient sur lui - au début
de chaque sourate, elle fut écrite
au début de chaque sourate par ordre
du Prophète - que
la Paix et le Salut soient sur lui -. Ce qui fut transmit
de façon authentique (tawaatour).
Les compagnons avaient une attention toute
particulière à tout ce qui
touchait au Coran et aucun d’entre eux ne
réfuta son inscription.
D’autre
comme les malikites ne la considèrent
pas comme étant un verset du Coran,
que se soit dans la fatiha ou tout autre
sourate du Coran. Ils s’appuient sur ce
qui fut rapporté d’après ‘Aïcha -
qu'Allah soit satisfait d'elle -
qui dit :
« Le Prophète - que
la Paix et le Salut soient sur lui - commençait
la prière par le « takbir »
et par la lecture de « elhamoulillah
rabi el ‘alamin » (louange à
Allah Seigneur des mondes). » Et ceci
sans réciter la basmala.
3.
L’autorité
du Coran :
Le
Coran fait preuve d’autorité légale,
il est une obligation pour tout le monde
de s’y rattacher ; car il s’agit des paroles
d’Allah
- Exalté soit-Il - dont la transmission est authentique,
aucun doute ne pèse sur sa légitimité.
Il ne contient aucune suspicion, la preuve
de cela est son caractère inimitable.
4.
L’inimitabilité
du Coran (el i’jaz) :
Cette
particularité signifie que nul est
dans la capacité d’écrire
un livre équivalent au Coran, ou
ne serait ce que de la plus petite des
sourates.
La
preuve de son inimitabilité ne peut
être atteinte qu’à travers les trois conditions suivantes :
a.
Invitation
au défi. b. Présence
d’une volonté adverse pour relever
le défi. c. Absence
d’obstacle permettant de le relever.
Ces
trois conditions sont présentes dans
le Coran, car le Prophète - que
la Paix et le Salut soient sur lui - par
ordre d’Allah défia les polythéistes
mecquois d’écrire l’équivalent
du Coran. Le défi fut lancé
en leur demandant de prouver leur suspicion
sur la véracité du Coran.
Rien ne les empêchait de le relever
car ils excellaient dans l’éloquence
de la langue arabe.
a.
Invitation
au défi :
Le
défi fut clairement lancé
dans le Coran à travers différents
versets, tel que :

« Dis-leur :
« Apportez donc un livre venant d’Allah
qui soit meilleur guide que ces deux-là,
et je le suivrai si vous êtes véridiques. »
Sourate 28.
Le Récit« El qasas » verset
49.

« Dis :
« Même si les hommes et les
djinns s’unissaient pour produire
quelque chose de semblable à ce Coran,
ils ne sauraient produire rien de semblable,
même s’ils se soutenaient les uns
des autres. » Sourate 17.
Le Voyage Nocturne « El
isra » verset 88.
Lorsqu’ils
ne purent imiter le Coran dans son intégralité
le défi alors porta sur dix sourates :
Allah
- Exalté soit-Il - dit :

« Ou bien ils disent :
« Il l’a forgé (le Coran) ».
Dis : « Apportez donc dix sourates
semblables à ceci, forgées
par vous. Et appelez qui vous pourrez (pour
vous aider), hormis Allah si vous êtes
véridiques. » Sourate 11.
« Hud »
verset 13.
Face
à leur incapacité encore une
fois, le Coran les défia avec une
sourate équivalente, Allah
- Exalté soit-Il -dit :

« Si
vous avez un doute sur ce que Nous avons
révélé à Notre
serviteur, tachez donc de produire une sourate
semblable et appelez vos témoins,
que vous adorez en dehors d’Allah, si vous
êtes véridiques. » Sourate
2. La Vache « el baqara » verset 23.
b.
La
volonté adverse de relever le défi :
Cette
volonté est clairement énoncée
dans l’histoire de la vie du Prophète - que
la Paix et le Salut soient sur lui -
après la révélation.
Il informa les polythéistes qu’il
était le Messager d’Allah, venu avec
une nouvelle religion rendant caduc leurs
croyances païennes, basées sur
l’imitation de leurs pères et ancêtres.
Leur raison et leurs idoles furent tournées
en dérision, il critiquait ouvertement
leur adoration et tout cela en s’appuyant
sur le livre d’Allah
- Exalté soit-Il -. Ils étaient
en besoin de répondre à ce
défit afin d’essayer de réfuter
les paroles d’Allah qu’il prêchait
pour afin l’emporter sur lui.
c.
L’absence
d’obstacle empêchent le défi :
Cette
condition était présente de
part les caractéristiques propres
aux arabes et à leur situation. Le
Coran fut révélé dans
leur langue, leur style, le sens des mots
employés leur sont coutumiers. Ils
sont ceux qui se vantaient de leur rhétorique,
de leur éloquence, de leur talent
oratoire, et qui avaient une noble réputation
dans la prose et la poésie. Leurs
sermons ainsi que leurs poèmes démontraient
la maturité de leur discernement,
la rapidité de leur raisonnement,
leur vision juste, ainsi que leur longue
expérience de la vie. Ce défi
lancé ne concerne pas une période
déterminée, car le Coran ne
fut pas révélé d’un
seul trait mais par étapes
successives sur 23 années. De cette
façon ils pouvaient relever le défi
plus aisément. Par cela il fut démontré
leur incapacité à imiter le
Coran, et ceci pour l’éternité,
même s’ils demandaient l’aide de qui
ils souhaitaient parmi les hommes et les
djinns. L’objectif ultime du Coran fut atteint
à savoir prouver qu’il n’est pas
humain mais qu’il provient d’Allah
- Exalté soit-Il -.
5.
Les
différentes facettes de l’inimitabilité
du Coran :
Les
arabes ne purent relever les différentes
facettes du défi coranique, qu’il
soit littéraire, moral, ou bien spirituel.
Ils arrêtèrent alors leurs
contestations. Ils reconnurent de facto
que la raison humaine n’a jamais atteint
et n’atteindra jamais le niveau d’éloquence
du Coran. A travers les générations
l’homme pris conscience que les facettes
de l’inimitabilité du Coran sont
nombreuses et indénombrable, car
elles se perpétuent. Les découvertes
scientifiques à travers le Coran
se succèdent ce qui accrédite
sa nature divine. Il est le miracle du Prophète - que
la Paix et le Salut soient sur lui -
démontrant la véracité
de son message, et ceci à travers
le temps et pour l’éternité.
6.
Quelques
exemples démontrant le caractère
inimitable du Coran :
a.
La
concordance de ses expressions, de ses sens,
ainsi que le caractère global de
ses lois et de ses objectifs :
Le
Coran est constitué de plus de 6000
versets (6226), concernant différents
sujets : sur la foi, la législation,
la moral, ou bien les histoires. Il y a
aussi des allusions scientifiques faites
au sujet de l’univers, de la société,
ou de la morale. Nous y décelons
aucune contradiction, aucune règle
n’en contredit une autre, malgré
qu’il fut révélé durant
23 années.
Nous
ne distinguons aucune différence
que ce soit dans le niveau d’éloquence,
des expressions, ainsi que dans la rhétorique,
Allah
- Exalté soit-Il - dit :
 « S’il provenait
d’un autre qu’Allah, ils y trouveraient
certes des contradictions. » Sourate 4.
Les Femmes
« Annissa » verset 82.
Le style
coranique est en parfaite adéquation
avec les réalités du contexte.
Concernant la législation les mots
sont extrêmement précis, dans
le domaine de la foi, ou de l’adoration,
le style est touchant et fait vibrer les
âmes.
b.
Les
concordances avec les découvertes
scientifiques :
Le
Coran est un livre de pieuse guidée,
il est un guide dans l’adoration et la bonne
morale. Il n’est pas parmi ses objectifs
l'approbation de certaines vérités
scientifiques, mais il aborde se sujet de
façon succincte lorsqu’il parle,
de la création des cieux et de la
terre, de l’ornement des cieux par la beauté
des étoiles, de la création
de l’homme, des plantes, des animaux, et
ceci afin de prouver l’existence d’Allah
- Exalté soit-Il -
et son unicité. Nous y décelons
quelques signes confirmant des règles
universelles et des lois divines qui sont
en concordances avec les réalités
scientifiques anciennes et contemporaines,
comme :

« Et Nous envoyons les vents
fécondants ; et Nous faisons alors
descendre du ciel une eau dont Nous vous
abreuvons, et que vous n’êtes pas
en mesure de conserver. » Sourate
15. « El Hijr » verset 23.
Ou
bien :

«
Ceux qui ont mécru,
n’ont ils pas vu que les cieux et la terre
formaient une masse compacte ? Ensuite Nous
les avons séparés et fait
de l’eau toute chose vivante. Ne croiront-ils
donc pas ? » Sourate 21.
Les Prophètes « El anbiya »
verset 30.
Ou bien :

« Et tu verras
les montagnes, tu les crois figées
alors qu’elles passent comme les nuages.
Telle est l’œuvre d’Allah qui a tout façonné
à la perfection. Il est Parfaitement
Connaisseur de ce que vous faites ! »
Sourate 27.
Les Fourmis « Anamal » verset 88.
Ce verset prouve que la terre tourne sur
son orbite. Ou bien :

« Ne croient-ils
pas que Nous frappons la terre, et que Nous
la réduisons de tous côtés ? »
Sourate 13.
Le Tonnerre « Ar-Ra’d » verset
41.
Ce verset exprime l’aplanissement de
la terre en forme d’œuf dont l’arrondissement
n'est pas complet. Ou bien :
 « Il
enroule la nuit sur le jour, et enroule
le jour sur la nuit. » Sourate 39.
Les Groupes « Az-Zoumar »
verset 5.
Ce verset exprime la nature arrondit
de la terre, car « el takwir »
(l’arrondissement) signifie l’empaquetage
d’un corps de nature arrondit. Ou bien :

« Il a donné libre cours aux
deux mers pour se rencontrer, il n’y a entre
elles une barrière qu’elles ne dépassent
pas. » Sourate 55.
Le Très-Miséricordieux « Ar-Rahman »
verset 19 - 20.
Ce verset prouve la co-existence
de deux mers l’une d’eau salée et
l’autre d’eau douce qui ne se mélange
pas. Ou bien :


« Nous avons certes
créé l’homme d’un extrait
d’argile. Puis Nous en fîmes une goutte
de sperme dans un reposoir solide. Ensuite,
nous avons créé un embryon,
Nous avons créé des os, et
nous avons revêtu les os de chair.
Ensuite, Nous l’avons transformé
en une autre création. Gloire à
Allah le Meilleur des créateurs. »
Sourate
23. Les Croyants « El mou’minoune »
verset 12 - 13 - 14.
Ce
verset détermine les étapes
de la création de l’homme qui concorde
parfaitement avec les recherches scientifiques
à ce sujet.
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