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Ce cours a été enseigné par notre Frère AbdelKader lors de nos rencontres hebdomadaires que nous organisons sur Paltalk, un logiciel de chat audio. Cliquez ici pour en savoir plus...

qu'Allah - Exalté soit-Il - récompense notre frère pour tous ces efforts, amine.


 

La Sunna purifiée ou tradition prophétique

 

 

Autorité juridique de la Sunna :

 

Les savants font consensus sur le fait que l'extraction des lois réglementaires se fait de la Sunna comme du Coran. Elle est le second fondement de la législation musulmane. Les preuves appuyant cette affirmation sont nombreuses tirées du Coran, du consensus, et de la logique.
 

 

Le Coran :

 

Allah - Exalté soit-Il - rend obligatoire l'obéissance au Prophète - que la Paix et le Salut soient sur lui -, Il la décréta équivalente à la sienne, Il ordonna aux croyants de renvoyer leurs désaccords à Allah et à Son messager. Il ne laissa aucun choix aux croyants et aux croyantes concernant ses jugements, Il contesta la foi de ceux qui n'acceptaient pas les jugements de l'envoyé d'Allah, nous décelons toutes ces allégations dans les versets coraniques suivants :

 

"Ô les croyants ! Obéissez à Allah, et obéissez au Messager et à ceux d'entre vous qui détiennent le commandement." (Sourate 4. Les Femmes "An-nissa" verset 59)

 

"Non !...Par ton Seigneur ! Ils ne seront pas croyants aussi longtemps qu'ils ne t'auront demandé de juger de leur disputes et qu'ils n'auront éprouvé nulle angoisse pour ce que tu auras décidé, et qu'ils se soumettent complètement à ta sentence." (Sourate 4. Les Femmes "An-nissa" verset 65).

 

"Quiconque obéit au Messager obéit certainement à Allah. Et quiconque tourne le dos… Nous ne t'avons pas envoyé à eux comme gardien." (Sourate "An-nissa" verset 80).

 

"Dis : "Si vous aimez vraiment Allah, suivez-moi, Allah vous aimera alors et vous pardonnera vos péchés. Allah est Pardonneur et Miséricordieux." (Sourate "Al-'imran" verset 31).

 

"Que ceux, donc, qui s'opposent à son commandement prennent garde qu'une épreuve ne les atteigne, ou que ne les atteigne un châtiment douloureux." (Sourate 24. la Lumière "An-Nûr" verset 63).

 

"Il n'appartient pas à un croyant ou à une croyante, une fois qu'Allah et Son messager ont décidé d'une chose d'avoir encore le choix dans leur façon d'agir." (Sourate 33. Les coalisés "Al-Ahzâb" verset 36).

 

"Prenez ce que le messager vous donne ; et ce qu'il vous interdit, abstenez-vous en ; et craignez Allah car Allah est dur en punition." (Sourate 59. L'Exode "Al-Hachr" verset 7).


 

Tous les versets coraniques démontrent le caractère obligatoire de l'application de la tradition du Prophète - que la Paix et le Salut soient sur lui -, et seule la tradition authentique est concernée par cela.

 


Le consensus des Compagnons :

 

Les compagnons se rejoignent sur l'obligation de pratiquer les traditions prophétiques après le Saint Coran, et ceci en concordance avec les ordres coraniques. Mais aussi en se basant sur l'approbation de Mou'ad ibn Jabal - qu'Allah soit satisfait de lui - par le Prophète - que la Paix et le Salut soient sur lui - sur sa façon de juger : "Si tu ne trouves pas dans le livre d'Allah ? Il dit : Je jugerai avec la Sunna de l'envoyé d'Allah." Ceci persévéra comme une tradition chez les compagnons pour leurs décrets juridiques, en jugeant par la Sunna s'ils ne trouvaient pas une réglementation dans le Coran. Les générations suivantes procédèrent de la même façon et ceci jusqu'à nos jours.


 

La logique :

 

Il n'est pas pensable de mettre en application les réglementations générales révélées dans le Coran, sans quelles ne soient interprétées par la Sunna.

 

Le message du Prophète - que la Paix et le Salut soient sur lui - était en réalité une double révélation divine : la révélation du Coran, ainsi que son explication par le Prophète - que la Paix et le Salut soient sur lui -.

 

La chari'a était alors constitué de deux éléments fondamentaux et indissociables, qui sont le Coran et la Sunna. La preuve en est tirée du Coran quand Allah - Exalté soit-Il - dit :

 

"Et accomplissez la Salât, et acquittez la Zakat, et inclinez-vous avec ceux qui s'inclinent." (Sourate 2. La Vache "Al-Baqarah" verset 43).

 

"Ô les croyants ! On vous a prescrit le jeûne comme on l'a prescrit à ceux d'avant vous, ainsi atteindrez-vous la piété." (Sourate 2. La Vache "Al-Baqarah" verset 183).

 

"Allah a rendu licite le commerce, et illicite l'intérêt."
(Sourate 2. La Vache "Al-Baqarah" verset 275).

 

"Et c'est un devoir envers Allah pour les gens qui ont les moyens, d'aller faire le pèlerinage de la Maison." (Sourate 3. La Famille d'Imran "Al-'imran" verset 97).

 

"A part cela il vous est permis de les rechercher..."
(Sourate 4. Les Femmes "An-Nissa" verset 24)

 

"Le voleur et la voleuse, à tous deux coupez la main."

( Sourate 5. La table servie "Al-Ma-idah" verset 38).

 

Tous ces versets ainsi que de nombreux autres nécessitent des explications en vue de leur application. Le Prophète - que la Paix et le Salut soient sur lui - a certes démontré la façon d'accomplir la prière, de verser la zakat, de jeûner le mois de ramadan, d'accomplir le pèlerinage, il nous a aussi cité les conditions de vente, l'usure interdit, etc.

 

Toutes ces explications sont nécessaires conformément aux paroles d'Allah - Exalté soit-Il - :

 

"Et vers toi nous avons fait descendre le Coran, pour que tu exposes clairement aux gens ce qu'on a fait descendre pour eux et afin qu'ils réfléchissent." (Sourate 16. Les abeilles "An-Nahl" verset 44).

 

Si la Sunna n'expliquait pas les réglementations, leur application aurait été impossible. De ce fait la Sunna, devint immuable et son application est obligatoire dans tout les domaines qu'elle englobe. Aussi bien si elle décrit les généralités du Coran, ou qu'elle détaille ses globalités, ou qu'elle ai apporté une réglementation inexistante dans le Coran. Car en réalité la Sunna n'est qu'une révélation divine, Allah - Exalté soit-Il - confirma cela dans le Coran quand il dit :

 

 

"Et il ne prononce rien sous l'effet de la passion ; ce n'est rien d'autre qu'une révélation inspirée." (Sourate 53. L'étoile "An-Najm" verset 3/4).

 

 

Définition linguistique :

 

Il s'agit de la biographie ou de la voie qui guide.

 

Définition chez les oussouliyounes :

 

Il s'agit de tout ce qui provient du Prophète - que la Paix et le Salut soient sur lui -, comme paroles, actions, ou constatation agréées (ÊÞÑíÑ). De part cette définition la sunna se divise en trois catégories :

 

     1. La sunna orale :

 

Il s'agit de tous les hadiths que le Prophète - que la Paix et le Salut soient sur lui - a prononcé dans différents lieux et durant différentes occasions, tel que : " Les actes ne valent que par leur intention " (ÅäãÇ ÇáÅÚãÇá ÈÇáäíÇÊ), ou " Pas de nuisance et pas de malfaisance " (áÇÖÑÑ æ áÇ ÖÑÇÑ), etc.

 

 

     2. La sunna "fi'liya" (ÝÚáíÉ) : actions du Prophète :

 

Il s'agit de toutes les actions que le Prophète - que la Paix et le Salut soient sur lui - a accomplies, comme l'accomplissement des cinq piliers de l'islam, les rites du pèlerinage, son jugement par le témoignage d'une personne ou par serment de l'accusateur, etc.

 

 

     3. La Sunna de consentement (ÊÞÑíÑíÉ) :

 

Il s'agit de ce que le Prophète - que la Paix et le Salut soient sur lui - acquiesça comme action, de façon dénuée de doute, ou bien par son silence après l'avoir vu, ou alors ce qui se déroula à son époque et qu'il en prit connaissance sans le réfuter. Ou bien encore en voyant la satisfaction qui se lisait sur son visage, comme son acquiescement des deux compagnons qui avaient utilisé l'ablution sèche pour leur purification, puis après avoir trouvé de l'eau l'un d'eux renouvela sa prière et l'autre non. Il dit à celui qui ne renouvela pas sa prière  "tu as accompli la sunna, et ta prière est valide", il dit au second "tu as reçu deux fois la même récompense". Ou encore, son acquiescement concernant le jugement de Mou'ad ibn Jabal sur son jugement par le serment, après avoir commencé avec le Coran, puis la Sunna, puis par son effort d'interprétation (ÇÌÊåÇÏ).

 

 

Décomposition de la Sunna d'après le degré de transmission :

 

La Sunna se décompose en deux groupes chez la majorité des savants, d'après son degré de transmission, qui sont :

 

     a. La Sunna "Mutawaatira" (ãÊæÇÊÑÉ) transmission de haute fiabilité, ou avérée.

     b. La Sunna du rapport unique "ahad" (ÂÍÇÏ).

 

Chez les hanafites elle se divise en trois groupes :

 

       - La Sunna "mutawaatira" (ãÊæÇÊÑÉ) transmission de haute fiabilité.

       - La Sunna "machhoura" (ãÔåæÑÉ), reconnue, ou notoire.

       - La Sunna du rapport unique "ahad" (ÂÍÇÏ).

 

 

       - La Sunna "mutawâtira" (ãÊæÇÊÑÉ) transmission de haute fiabilité ou avérée.

 

Il s'agit de ce qui fut rapporté du Prophète- que la Paix et le Salut soient sur lui - par un groupe de personne des trois premières générations, dont la coutume veut que leur rassemblement pour un mensonge est impossible. Tel que la sunna concernant ses actions comme les ablutions, la prière, le jeûne, le pèlerinage, la zakat, el adan, el iqama, et tout ce qui concerne les règles cultuelles de façon générale.

 


Exemple de hadith moutawâtir :

 

"Celui qui ment volontairement à mon égard, qu'il se réserve une place en enfer."

(ãä ßÐÈ Úáí ãÊÚãÏÇ ÝáíÊÈæÃ ãÞÚÏå ãä ÇáäÇÑ)

 

Ou

 

"malheur du feu au talon."

(æíá ááÃÚÞÇÈ ãä ÇáäÇÑ)

 

 

Le nombre de cette catégorie de hadith et de 309, comme il le fut rapporté par le cheikh Mohammed ibn Ja'far el Kitâni dans son livre "el nidham el moutanathar fi el hadith" (ÇáäÙÇã ÇáãÊäÇËÑ Ýí ÇáÍÏíË).

 

La réglementation du hadith "mutawâtir" :

 

Il est une preuve formelle du Prophète - que la Paix et le Salut soient sur lui -, celui qui le dénigre est apostat.

 

 

       - La Sunna "machhoura" (ãÔåæÑÉ), reconnue, ou notoire :

 

Il s'agit de ce qui fut rapporté du Prophète - que la Paix et le Salut soient sur lui -, par un nombre de personne n'ayant pas atteint celui du "tawâtour" (ÊæÇÊÑ). Puis il se répandit lors du second siècle après la génération des compagnons par des groupes qui atteignirent le niveau du "tawâtour" (ÊæÇÊÑ), qui ne peuvent se réunir sur un mensonge et qui le transmirent à leur tour. Comme le hadith "les actions ne valent que par leur intention" (ÅäãÇ ÇáÅÚãÇá ÈÇáäíÇÊ), ou  " Pas de nuisance et pas de malfaisance" (áÇÖÑÑ æ áÇ ÖÑÇÑ), etc.

 

     La différence entre les deux groupes :

 

Concernant la Sunna moutawâtira, le nombre de rapporteur nécessaire dans les différentes chaînes de transmission fut atteint, lors de la première, seconde, et troisième génération. Cette caractéristique n'est pas dans la première chaîne de transmission ce la sunna machhoura (ãÔåæÑÉ), notoire.

 

 

    La réglementation de la Sunna "machhoura" (ãÔåæÑÉ), notoire :

 

Il s'agit d'une preuve formelle rattachée aux compagnons l'ayant rapportée, mais il ne s'agit pas d'une preuve formelle rattachée au Prophète - que la Paix et le Salut soient sur lui -. Il en découle un réconfort (ØãÃäíäÉ), et un doute très proche de la certitude. Celui le dénigrant est dédaigneux (ÝÇÓÞ).

 

 

       - La sunna du rapport unique "ahad" (ÂÍÇÏ) :

 

Il s'agit de ce qui fut rapportés du Prophète - que la Paix et le Salut soient sur lui -, par un nombre restreint de personne (une ou deux), ou bien d'un groupe n'ayant pas atteint le niveau du tawâtur. Ce genre de hadiths sont les plus nombreux, il s'appelle le rapport unique.

 

 

   Sa réglementation :

 

Il résulte de cette catégorie le doute non la certitude ou le réconfort. Son rattachement au Prophète - que la Paix et le Salut soient sur lui - est suspicieux, mais il est tout de même utilisable, pas dans le domaine de la foi du fait de ses suspicions. Ceci est l'avis de la majorité des savants, du fait que les qualités d'honnêteté, de précision, et de sérieux des rapporteurs sont reconnues de tous.

 

 

Les réglementations des injonctions de la Sunna :

 

Ses réglementations peuvent être formelle (ÞØÚíÉ), si aucune autre interprétation n'en découle, elle est dans se domaine comme le Coran à l'exception que le Coran est de source fiable (ÞØÚí) dans son intégralité. Seule la Sunna mutawâtira (ãÊæÇÊÑÉ) est de source formelle (ÞØÚíÉ). De ce fait la Sunna se divise en deux groupes :

 

          a. Celle qui est de source formelle (ÞØÚíÉ ÇáËÈæÊ).

          b. Celle qui est de source suspicieuse (ÙäíÉ ÇáËÈæÊ).

 

Concernant son utilisation réglementaire elle est comme le Coran, englobant aussi bien les preuves formelles que suspicieuses.

 

 

Place de la Sunna vis-à-vis du Coran :

 

La Sunna est le second fondement de la législation après le Coran, car le Coran dans son intégralité est de source formelle, alors que la Sunna est de source suspicieuse dans sa majorité. De ce fait la source formelle devance toujours la source suspicieuse. Mais aussi car la Sunna explique le Coran, le hadith de Mou'ad ibn Jabal précédemment cité décrit cela : "Avec quoi jugera tu Ô Mu'ad ? ".

 

 

Place de la Sunna selon les réglementations qu'elle légifère :

 

1.      La Sunna peut confirmer le Coran (ßÏÉ ááÞÑÇä ãÄ) :

 

Tel que l'ordre d'accomplir la prière, de verser la zakat, de jeûner le mois de ramadan, d'effectuer le pèlerinage, l'interdiction de l'association, du faux témoignage, de la désobéissance aux parents, de tuer sans raison légale, de consommer injustement les biens d'autrui.

 

   Exemple :

 

Le Prophète - que la Paix et le Salut soient sur lui - dit :

 

"Les biens d'un musulman sont interdit

si ce n'est qu'avec son consentement formel."

 

Ce hadith confirme les paroles d'Allah - Exalté soit-Il - :

 

"Ô les croyants ! Que les uns d'entre vous ne mangent pas les biens des autres illégalement." (Sourate 4. Les Femmes "Annissa" verset 29).

 

 

La Sunna peut expliquer le Coran, cette partie se divise en trois groupes :

 

  a.      Elle décrit les généralités du Coran, telle que la Sunna orale, ou gestuelle, qui décrivent les actes cultuels et les relations sociales (ãÚÇãáÇÊ).

 

  b.      Elle détaille les généralités du Coran, tel que le hadith suivant : "Les tantes paternelles, maternelles, les nièces, d'une femme ne doivent pas être épousées." Ce hadith détaille le verset : " A part cela il vous est permis de les rechercher..." (Sourate "An-nissa" verset 24)

 

  c.      Elle précise les globalités du Coran : tel que le hadith déterminant la partie de la main du voleur, qui précise la globalité du verset : "Le voleur et la voleuse, à tous deux coupez la main." (Sourate "Al-Ma'idah" verset 38).

 

  d.      La Sunna peut abroger un verset : tel que "pas de testament pour l'héritier" (áÇ æÕíÉ áæÇÑË) qui abroge le verset concernant le testament : "On vous a prescrit, quand la mort est proche de l'un de vous et s'il laisse des biens, de faire un testament en règle en faveur de ses père et mère et de ses plus proches. C'est un devoir pour les pieux." (Sourate "Al-Baqarah" verset 180). Ceci est l'avis de la majorité des savants à l'exception de Chafi'i.

 

  e.      La Sunna peut légiférer sur un point que le Coran n'a pas mentionné, tel que la lapidation de l'adultérin marié, l'interdiction de l'or et de la soie pour les hommes, sadaqa el fitr, le jugement par le serment ou par un témoin, ou l'interdiction de la viande d'âne.

 

 

L’avis des savants sur le rapport unique (ÎÈÑ ÇáÇÍÇÏ)

 

Les compagnons ainsi que les générations suivantes font consensus sur l’obligation d’utiliser le rapport unique. Il s’agit de ce qui fut rapporté par une deux personnes, ou un groupe n’ayant pas atteint le niveau du tawâtur avéré, ou du hadith notoire.

 

Les imams des différentes écoles juridiques ont déterminé des conditions pour l’utilisation du rapport unique. Ceci afin de s’assurer de l’authenticité du texte, et d’écarter ce qui est douteux.

 

Les hanafites ont déterminé trois conditions, qui sont les suivantes :

 

Le rapporteur ne doit pas faire le contraire de ce qu’il rapporte. Si cela est le cas nous retiendrons de lui ses actions et non pas ce qu’il rapporte. Car son agissement contraire à ce qu’il rapporte, est considérée comme abrogeant le texte qu’il rapporte. De cette façon ils n’utilisent pas le hadith de Abou Hourayra préconisant sept fois le lavage d’un récipient souillé par un chien, car il s’est en réalité contenté de trois fois, comme cela fut rapporté par El Darâqoutni.

 

Si le rapporteur du hadith n’est pas un spécialiste de la jurisprudence, le hadith ne doit pas contrarier l’analogie, ou le fondements juridiques.

 

De cette façon ils n’utilisent pas le hadith d’Abou Hourayra concernant la brebis pleine de lait et rendue sans son lait avec un ÕÇÛ sa’ (unité de mesure) de datte en échange du lait. Car ceci contredit les règles du cautionnement ÖãÇä, qui sont de rendre l’équivalent en matière et en quantité.

 

En réalité si les hanafites n’utilisent pas ces hadith se n’est pas par suspicion envers le compagnon,  mais pour d’autre raison comme l’agitation du hadith (ÅÖØÑÇÈ), ou son abrogation ou sa faiblesse.

 

L’imam Malik conditionne pour l’utilisation du rapport unique, qu’il ne soit pas en contradiction avec les actions des gens de Médine. Car les actions des gens de Médine sont au niveau de ce qui fut rapporté directement du Prophète - que la Paix et le Salut soient sur lui - , mais aussi car les versions rapportées par un groupe sont prioritaires sur celles rapportées par un individu.

 

L’imam Achafi’i, a posé quatre conditions pour son acceptation :

 

1.      Le rapporteur doit être de confiance et sincère dans sa pratique religieuse.

2.      Il doit être connaisseur de ce qu’il rapporte.

3.      Il doit le comprendre.

4.      Il doit être sur de ce qu’il rapporte, sans être en contradiction avec les gens de science de fait le hadith mursal (ãÑÓá) n’est pas utilisé.

 

L’imam Ahmed ne pose aucune condition si se n’est l’exactitude de la chaîne de transmission, comme Achafi’i, à l’exception qu’il utilise le hadith mursal.

 

 

   Le hadith mursal (ãÑÓá) :

 

Chez les oussouliyounes le hadith mursal est un texte juste, qui n’atteint pas le Prophète - que la Paix et le Salut soient sur lui -, que la chaîne soit discontinue (mounqati3an), problèmatique (mou3adalan), ou suspendu (mou3alaqan). En résumé tout les hadiths ayant une chaîne de transmission discontinue.

 

Il n’existe aucune divergence sur l’utilisation des hadiths mursal terminant à un compagnon, cars ils sont tous de confiance (3oudoul). Les autres hadiths mursal dont la chaîne de transmission s’arrête à la génération avant les compagnons sont utilisés par la majorité des savants à l’exception de Achafi’i.

 

Chez les chafi’ites le hadith mursal peut-être accepté s’il détient une de ces cinq caractéristiques :