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 Au
Nom d'Allah Le Tout-Miséricordieux Le Très-Miséricordieux

Chapitre concernant celui qui ne dispose pas d'eau.
Description de la lustration par le sol (tayammoum)
Le
tayammoum est obligatoire lorsque l'eau n'est pas disponible, au cours d'un
voyage, et si on n'espère pas en trouver dans le temps de la prière. Il peut
aussi être obligatoire, malgré la disponibilité de l'eau, si on ne peut toucher
celle-ci, en raison de la maladie, en voyage ou dans le lieu de la
résidence.
C'est aussi le cas du malade qui peut la toucher, mais ne
trouve pas qui la lui porte ou bien du voyageur qui a de l'eau à sa proximité,
mais qui ne peut en faire usage, du fait de la crainte des voleurs (pour ses
biens) ou de bêtes sauvages (pour sa personne).
Lorsque le voyageur est
sûr de la disponibilité de l'eau dans le temps de la prière, il le reportera (le
tayammoum) pour la fin de ce temps. S'il n'espère pas en trouver, il fera le
tayammoum dès le début du temps. S'il ne sait pas (si l'eau sera disponible), il
accomplira le tayammoum au milieu du temps de la prière.
Il l'accomplira
de même (au milieu de ce temps) s'il appréhende de ne pas avoir d'eau à sa
disposition dans le temps de la prière et espère aussi, dans le même temps, en
trouver.
Celui qui a pratiqué le tayammoum parmi ceux qui ont été cités
et qui dispose ensuite d'eau, dans le temps de la prière, après avoir déjà
accompli celle-ci, la recommencera [1] (avec les ablutions), s'il fait partie des
catégories suivantes : le malade qui n'a pas trouvé qui lui porte de l'eau,
celui qui craint les bêtes sauvages ou ce qui est comparable, le voyageur qui
appréhende de ne pas avoir d'eau à sa disposition, dans le temps de la prière,
et espère aussi, dans le même temps, en trouver.
En dehors de ceux-ci,
les autres ne recommenceront pas leur prière (faite avec le
tayammoum).
On ne fait pas deux prières (obligatoires) avec un seul
tayammoum, sauf pour ce qui est du malade qui ne peut toucher l'eau en raison
d'une affection chronique. On a aussi émis l'avis qu'il devait pratiquer le
tayammoum pour chaque prière.
Il est rapporté de Mâlik, concernant celui
qui se rappelle [2] des prières non faites, que ce dernier pouvait les accomplir
avec un seul tayammoum.
Le tayammoum se fait avec du sol pur, c'est-à-dire ce
qui apparaît à la surface de la terre comme terre, sable, pierres ou terre
saline.
On frappera la terre avec les deux mains qu'on battra légèrement,
si la terre s'y accroche. Après quoi, on essuiera avec celles-ci tout le
visage.
On frappera une autre fois la terre des deux mains, puis on
essuiera la main et l'avant-bras droits avec la main gauche, de la façon
suivante : on placera les doigts de la main gauche (sauf le pouce) sur le bout
des doigts (sauf le pouce) de la main droite, puis on fera glisser les doigts de
la main gauche sur le dos de la main et la partie externe de l'avant-bras que
les doigts enlaceront jusqu'à parvenir au coude. On mettra ensuite le creux de
la main (gauche) sur la partie interne de l'avant-bras, depuis la saignée du
bras, en saisissant celle-ci, puis on remontera jusqu'au poignet droit. On
passera ensuite la face interne du pouce gauche sur la partie externe du pouce
droit.
Après cela, on essuiera de la même manière la main et l'avant-bras
gauches avec la main droite. Lorsqu'on atteindra le poignet gauche (et après
avoir essuyé la partie externe du pouce gauche) comme précédemment, on essuiera
l'intérieur [3] de la main droite jusqu'aux bouts (des doigts) avec celui de la
gauche.
Si on essuie comme on le veut et comme cela se présente la droite
avec la gauche et la gauche avec la droite et que tout est bien essuyé, cela
sera suffisant.
Lorsque celui qui est en état de janâba
[4] et la femme
dont les menstrues cessent ne disposent pas d'eau, ils pratiqueront le
tayammoum, puis feront la prière. S'ils peuvent disposer d'eau après cela, ils
feront l'ablution majeure, mais ne recommenceront pas la prière.
L'homme
ne pourra avoir de rapports sexuels avec sa femme dont le sang des menstrues ou
des lochies a cessé, après le simple tayammoum pratiqué par celle-ci, que
lorsqu'il disposera d'assez d'eau pour qu'elle puisse se laver tout d'abord par
l'ablution majeure (suite aux règles) et qu'ils puissent ensuite tous deux se
laver de même (suite au rapport charnel).
D'autres questions concernant
le tayammoum seront traitées au chapitre des questions d'ensemble sur la
prière.
1 Cela est recommandé, non obligatoire. Cf. Al-Thamr al-Dâni, commentaire de la
Risâla, p.52.
2 Suite à l'oubli, au sommeil ou à la négligence préméditée
suivie du repentir.
3 Celui-ci ayant été ainsi reporté à la fin.
4 Voir
note au chap. 5 de l'ablution majeure
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