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 Bismillah
Er Rahmane Er Rahime Au Nom d'Allah Le Tout-Miséricordieux
Le Très-Miséricordieux


Aucune
révélation n'est parvenue aux parents du Prophète
-
que la paix et le salut d'Allah soient
sur lui -.
Ils sont des gens de la "Fatra"
: communauté avant vécu durant la période comprise
entre la venue de deux prophètes. Ils n'ont
pas adhéré aux convictions religieuses païennes
des Arabes, à l'époque du paganisme (al-
jahiliya). Aucune preuve attestant qu'ils
vouaient un culte aux idoles n'existe. Plusieurs
aguments démontrent qu'ils furent des Hanifs,
des héritiers spirituels d'Abraham
-
que la paix et le salut d'Allah soient
sur lui -.

Il
n'est point de sanction avant la venue d'un
messager
Les
Parents du Prophète
-
que la paix et le salut d'Allah soient
sur lui - sont
décédés avant la prophétie [de leurs fils],
et il n'est point de sanction avant cela, selon
le verset :
 «
et Nous n'avons jamais châtié [personne] avant
l'envoi d'un messager. » Sourate 17 : Le voyage nocturne (Al-Isra)
verset 15.
Nos
maîtres parmi les imams ash'ârites, qu'ils soient,
partisans de la réflexion scolastique (kalâm),
des sciences fondamentales (usûl) ou
juristes (fuqahâ) shâfi'îtes, s'accordent
à dire que tout individu décédé avant que
le message prophétique ne lui soit parvenu n'ira
pas en enfer, que l'on ne peut exécuter
une personne sans l'avoir préalablement invité
à adopter l'Islam et que, si elle est mise à
mort sans que cette condition ait été remplie,
une expiation et le prix du sang seront dues
(1).
(1) Kaffâra
: Expiation par un jeûne ou en nourrissant
un nombre déterminé de pauvres. Diya : Prix
du sang. Compensation pécuniaire d'un montant
variable selon le rang de la victime et les
conditions du décès.
Ainsi
se sont prononcés l'imam ash-Shâfi'î et la totalité
de ses partisans. Certains d'entre eux disent
même que la loi du talion doit être appliquée,
mais ceci n'est pas exact, car la victime n'est
pas musulmane au sens juridique du terme et
la loi du talion implique la réciprocité.
Cependant,
d'autres juristes considèrent que si l'intéressé
meurt, il ne sera pas châtié. Pour eux, il est
décédé avec les convictions propres à la nature
originelle (Fitra). Qui plus est, sans avoir
manifesté d'aversion [pour Allah], et sans qu'aucun
prophète ne soit venu à lui dont il aurait dénigré
la Révélation.
Cette
argumentation, de notre maître le Sheikh al-Islam
Sharaf ad-Dîn al-Munâwî, est la première qui
me soit parvenue concernant ce sujet.
On
demanda au Sheikh [al-Munâwî] si le Père du
Prophète était en enfer. Quelqu'un lui dit :
« Est-il attesté qu'il était Musulman ? » Stupéfait,
le Sheikh rétorqua : « II est décédé pendant
la "Fatra" et il n'est point de sanction
avant qu'un prophète ne soit suscité. (2) »
Le petit-fils d'Ibn al-Jawzî l'a rapporté ainsi
d'après plusieurs personnalités dans son livre
intitulé Marât az-Zamân. Il rapporte également
le commentaire de son grand-père concernant
le hadith relatif à la résurrection de la Mère
du Prophète et il écrit : « Certains font valoir
le verset : « et Nous n'avons jamais châtié
avant l'envoi d'un messager » et puisque la
Révélation n'est parvenue ni à son Père ni à
sa Mère, par conséquent quel est leur péché
? » Al-Ubay se détermina ainsi dans le commentaire
du Sahîh Muslim. Je ferai état de son opinion
ultérieurement.
Concernant
les gens ayant vécu pendant la Fatra, il existe
des hadiths selon lesquels ces gens subiront
une épreuve au Jour du Jugement. Certains versets
du Coran indiquent qu'ils ne seront pas châtiés.
Telle est l'opinion du Hâfiz (3) de son temps,
le Sheikh al-Islâm Abû-l-Fadl ibn Hajar al-`Asqalânî.
Dans certains de ses livres il écrit : « Concernant
les aïeux du Prophète décédés avant sa prophétie,
on peut penser qu'il leur sera donné d'obéir
comme il convient lors de l'épreuve, eu égard
à sa Personne ( FPRIVATE "TYPE=PICT;ALT="
), afin qu'il s'en réjouisse. »
J'ai
lu dans son livre al-Isâba : « Selon un nombre
considérable de rapporteurs, il est dit en faveur
du vieillard n'ayant plus ses facultés, des
gens décédés pendant la Fatra, de ceux nés sourds,
muets et aveugles, de ceux mentalement déficients
à leur naissance ou qui le seraient devenus
avant la puberté et de tous ceux que l'on peut
leur assimiler, que tous ces gens argumenteront
de leur handicap au Jour du Jugement. Chacun
dira : "Si j'avais eu ma raison ou pu méditer,
j'aurai cru." L'enfer leur sera alors présenté,
il leur sera ordonné : "Entrez !"
À celui qui aura obéi, ses flammes seront fraîches
et salutaires. Quant à celui qui n'aura pas
obtempéré, il y sera précipité de force. Tel
est le sens [des hadiths] rapportés à ce sujet.
Nous avons réuni dans le même chapitre tous
ses rapporteurs. Nous espérons que [le grand-père
du Prophète] `Abd al-Muttalib et les membres
de sa maison seront du nombre des gens de la
Fatra, qu'ils obéiront à l'injonction et seront
sauvés. Concernant [son oncle paternel] Abû
Tâlîb, il est attesté [dans le Sahîh al-Bukhârî]
qu'il est ballotté par les flammes, car il a
vécu la Révélation et a refusé d'y croire (4).
Bien
que les récits de l'épreuve soient apparemment
un sujet indépendant de celui qui nous préocupe,
Je les ai inclu dans mon argumentation, certain
que les subtilités qui y sont énoncées n'auront
pas échappées à la perspicacité des partisans
de la vérité. »
(1)
Kaffâra : Expiation par un jeûne ou en nourrissant
un nombre déterminé de pauvres. Diya : Prix
du sang. Compensation pécuniaire d'un montant
variable selon le rang de la victime et les
conditions du décès.
(2).Fatra
: C'est-à-dire la période comprise entre la
mission de deux prophètes. Ce terme, que nous
utiliserons désormais ne doit pas être confondu
avec le mot « Fitra » lequel désigne la nature
originelle de l'homme.
(3).Hâfiz
pluriel Huffâz, est le plus haut degré dans
la hiérarchie des spécialistes du Hadith.
(4)
C'est-à-dire qu'il fuit les flammes, lesquelles
ne cessent de ke poursuivre, ou bien encore
qu'il a les pieds pris dans une mare de feu.
Le mot " dahdah " utilisé dans le
Hadîth, est aussi synonyme du mirage, donner
l'illusion de quelque chose.

- Introduction
- Il n'est point de sanction avant la venue d'un
messager.
- L'acte de reconnaissance.
- Arguments démontrant qu'aucun message
n'est parvenu aux Parents du Prophète.
- Propos convergents selon lesquels les Parents
du Prophète. répondront favorablement lors de l'épreuve
que subiront les gens de la Fatra.
- L'Islam des ascendants du Prophète.
- Mon argumentation et celle de l'imam Fakhr
ad-Dîn ar-Râzî.
- Hadiths et traditions attestant qu'il
y a toujours eu des gens proclamant l'Unicité d'Allah.
- Tradition relative à la foi de la Mère
du Prophète.
- Le hadith de Muslim.
- Les polémistes.
- La résurrection des Parents du Prophète.
- L'abstention.
- Les
Juifs
- Les
Chrétiens
- Les
Arabes
- Conclusion

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